Les minorités contre la République!

Publié le par Christian Vanneste

Constitutionnaliste de renom, coauteur, notamment, d’un « Dictionnaire de la Constitution  » (Cujas) et de nombreuses études sur le communautarisme et le principe d’égalité devant la loi, Anne-Marie LE POURHIET est une adversaire farouche de la « discrimination positive » qu’elle assimile à une régression politique et sociale. Elle réagit dans Valeurs Actuelles à la décision du Gouvernement de créer un « droit opposable » au logement qui, selon elle, risque d’aggraver la mentalité de créanciers déjà si répandue dans notre société.

 

Les droits « à » se multiplient avec une restriction symétrique des droits « de » fumer ou de s’exprimer …. Est-ce une période de restriction des libertés qui s’annonce ?

 

Elle ne s’annonce pas, elle est largement entamée. Nous savons, depuis la critique marxiste des libertés abstraites, que les droits-créances de nature sociale, qui exigent de l’Etat une intervention active pour satisfaire, par exemple, le droit à la santé, aux loisirs ou au logement, sont un complément nécessaire des droits-libertés mais qu’ils peuvent aussi se retourner contre eux en transformant le citoyen en assisté dépendant et en détruisant le sens de l’initiative et de la responsabilité individuelles. Il faut avoir vécu dans l’outre-mer français pour comprendre à quel point l’Etat pourvoyeur peut devenir fossoyeur d’autonomie. Dans son livre intitulé La société de confiance  (1995), Alain Peyrefitte décrivait la générosité tous azimuts de l’Eglise espagnole du XVIIIe siècle et concluait : « L’Eglise aimait tellement les pauvres qu’elle les multipliait ». C’est aussi ce qui menace notre démocratie providentielle  qui aime tellement les Rmistes et les SDF qu’elle en fabrique toujours davantage.

 

Mais à la menace traditionnelle des excès de l’Etat social s’ajoute aujourd’hui celle de la dictature de l’Etat « sociétal ». Le maccarthysme des associations de « lutte contre » tout et n’importe quoi a, depuis longtemps déjà, engendré un arsenal répressif impressionnant parfaitement indigne d’une démocratie dite « libérale ». Le recensement serait trop long à faire ici mais retenons comme exemple qu’un député a récemment été condamné en correctionnelle pour avoir répété dans la presse ses propos tenus dans l’hémicycle jugeant l’homosexualité moralement inférieure à l’hétérosexualité, ceci sur le fondement d’une loi initiée et votée par la droite contre l’avis négatif de la Commission nationale consultative  des droits de l’homme. Il s’est même trouvé des magistrats assez ignorants des principes constitutionnels pour considérer que le mandat parlementaire dudit député n’était pas une protection mais une circonstance aggravante ! C’est effrayant. Tous les grands principes libéraux du droit répressif, que ce soient la présomption d’innocence, la règle selon laquelle le doute bénéficie à l’accusé, la charge de la preuve, l’immunité parlementaire, le secret de l’instruction ou la proportionnalité des peines, sont bafoués sous la pression de minorités agissantes devant lesquelles les politiques s’inclinent. Mais on peut cependant constater que, pour les militants de la « gauche associative », si la répression la plus sévère doit être opposée aux « dominants » la loi commune est en revanche toujours trop dure pour les « dominés ». Quand il s’agit des incendiaires de banlieue, des sans-papiers ou des terroristes italiens, la sévérité fait soudain place à l’excuse et à l’indulgence.

 

 

 

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Eric 26/01/2007 11:05

Le communisme, c'est une maladie mentale qui consiste à vouloir empêcher les autres de s'exprimer.

Pro-V. 25/01/2007 12:28

J'avais prévu et annoncé cet arrêt inique de la justice "aux ordres"...Il ne reste plus à CVanneste qu'à se pourvoir en cassation.Nous le soutiendrons.

Zapatrick 25/01/2007 11:34



Act-Up : La condamnation de Christian Vanneste confirmée : les injures homophobes n’ont rien à voir avec la liberté d’expression

publié en ligne : 25 janvier 2007
 
La Cour d’appel de Douai a confirmé ce matin le jugement du Tribunal de Grande Instance de Lille et condamné Christian Vanneste [1] à la même peine. Nous nous félicitons de cette décision qui confirme la jurisprudence créée en première instance. L’injure en raison de l’orientation sexuelle n’a rien à voir avec la liberté d’expression.


Les enjeux de l’arrêt
Le député UMP avait fait appel pour annuler le jugement en première instance au motif que la loi du 30 décembre 2004 serait illégitime, non nécessaire et disproportionnée, et qu’elle serait contraire à l’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme sur la liberté d’expression. La Cour d’appel a donc refusé ce système de défense.
Cet arrêt n’empêchera pas le député UMP de continuer. Depuis le jugement de première instance, Christian Vanneste ne cesse de multiplier les provocations. Il a déposé un projet de loi visant à invalider la loi du 30 décembre 2004, ce qui s’apparente à une véritable tentative d’auto-amnistie. Il répète à outrance les propos pour lesquels il est poursuivi, montant à chaque fois d’un cran dans l’injure, allant jusqu’à la menace [2].
Tant qu’aucune sanction politique n’aura été prise contre lui, le député UMP pourra continuer. Mais Christian Vanneste, reconduit par l’UMP comme candidat aux législatives, est officiellement soutenu par son parti et son président, Nicolas Sarkozy.
Les conséquences que les politiques doivent en tirer
En janvier 2004, le président de l’UMP avait promis l’exclusion de Christian Vanneste de son parti. Il ne l’a pas fait, laissant entendre que son parti tolère les insultes et les transgressions de la loi, dès lors qu’elles concernent les homosexuelLEs : l’UMP nous considère-t-elle comme des sous-citoyenNEs ? Il est temps que Nicolas Sarkozy choisisse son camp : celui de l’ homophobie, ou celui du respect et de l’égalité.
Ségolène Royal, de son côté, vient de se prononcer pour l’exclusion de Georges Frêche du PS, suite à ses propos racistes. Nous attendons d’elle la même fermeté vis-à-vis des propos homophobes tenus par des représentantEs de son parti dans les DFA, qu’elle s’apprête justement à visiter.

Un compte rendu synthétique de l’audience en appel rédigé par les militantEs d’Act Up-Paris est disponible.
 

Notes
[1] Christian Vanneste était poursuivi pour les propos suivants tenus dans La Voix du Nord et Nord Éclair en janvier 2004 : « l’homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité ( ...) » ; « je n’ai pas dit que l’homosexualité était dangereuse. J’ai dit qu’elle était inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel. Ce serait dangereux pour l’humanité (...). » ; « Pour moi leur comportement est un comportement sectaire » ; « Je critique les comportements, je dis qu’ils sont inférieurs moralement (...) ».
[2] « Il y aura bientôt une réaction qui remettra les pendules à l’heure » dit-il dans le magazine Nordik de janvier 2007.

Marie (ex Pseudo) 25/01/2007 10:56

"Mister Denver est-il un soutien de M. Vanneste ? Je pense que je vais suivre ses interventions avec beaucoup d'attention ..Vais me régaler tiens ... "" Harakiri
le troll a parlé... pardon "le poil à gratter".. ça fait plus sympathique.

Pro-V. 25/01/2007 09:32

En effet, le communisme est bel et bien une maladie mentale.----------------Parfaitement. Denver a raison. D'ailleurs, vous, Harakiri, qui ne savez que vous gausser, c'est votre seul degré de réflexion, vous devriez regarder le scketch des Inconnus sur le dernier des communistes. "mon pauvre ami, vous avez ça ? Oh là là. C'est terrible. Comme on vous plaint. Vos collègues de travail ne vous parlent plus ? Et comment réagit votre pauvre femme ? etc. On peut voir votre carte ?..."Et là on croit qu'il va sortir une carte de lépreux ou de sidaïque ou des deux...non : il sort sa carte du PC !!!!hilarant.