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 Christian VANNESTE

Député UMP du Nord
Vice-Président du CNI
Professeur de Philosophie

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Jeudi 22 juin 2006

Tout ce qui est excessif est insignifiant. Les socialistes ont tenu une fois encore à vérifier cette formule en se livrant à une sortie théâtrale de la CMP réunie pour mettre la dernière main sur le projet de Loi sur les droits d’auteur. Manifestement, il s’agissait pour eux d’éviter d’offrir le spectacle de leur division sur cette question, avec des sénateurs défenseurs des droits d’auteur et des députés acharnés de la licence globale. Ce départ avait aussi pour but de masquer la réalité : les sénateurs et les députés ont trouvé un accord sur l’ensemble du texte, en deux heures. Il est vrai que les propositions d’ajustements, qui ne sont pas des amendements, étaient pour la plupart rédactionnelles. Trois points un peu plus importants subsistaient qui ne reposaient que sur des différences formelles et non de fond. L’Assemblée a accepté l’exception pédagogique dans la Loi alors qu’elle avait souhaité d’abord la laisser au domaine de la convention.

    Elle a maintenu et accentué l’exigence d’interopérabilité que le Sénat avait intégré à son texte. Elle est parvenue à un accord avec celui-ci pour la composition de l’Autorité Administrative Indépendante.

    Le texte définitif atteint donc un véritable équilibre entre le respect du droit d’auteur à la française, la reconnaissance de la liberté d’usage des internautes à travers le droit à la copie privée et à l’interopérabilité, et le souhait légitime de voir les entreprises liées à la culture et à Internet, et les emplois qu’elles génèrent, se développer.

    Le rapporteur du texte, après une mission de trois ans, exceptionnelle par sa durée, se réjouit d’être parvenu au terme d’un travail dont les enjeux économiques et culturels sont considérables.

Par Christian Vanneste
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Commentaires

Et voilà. jusqu' au bout ce débat aura été une vaste fumisterie. Je suis heureux de la conclusion que vous lui avez donné. Nous savons maintenant que nous avons la droite la plus conne de la Terre, et la plus dangeureuse aussi.

Téléchargé aujourd'hui :

- The magic Numbers : album eponyme
- Supergrass : Road to rouen
- The Bees : Free the bees.
- Paul Mac Cartney : Chaos and creation

4 cd avec protection anti-copie (je rigole). 4 cds que j'étais succeptible d'acheter. Mais maintenant, je me fais un devoir de les pirater (en FLAC, pour avoir une bonne qualité, et garanti sans DRM).
Commentaire n° 51 posté par korama le 23/06/2006 à 12h49
il faudrai changer le nom de votre blog.
"deputé de la nation" meme pas en reve
Commentaire n° 52 posté par drmiser le 23/06/2006 à 13h01
@Roger
\\\'tutoiement depuis toujours\\\'--> certainement pour les américains qui ont créé internet et dont le \\\'you\\\' ne connaît pas de différence entre tu et vous. Quant au net francophone, il existe quantité de blogs ou le vouvoiement est l\\\'usage. L\\\'usage n\\\'est finalement que ce sur quoi on bveut bien s\\\'accorder.

Nous pourrions débattre des heures sur ce que le futur des réseaux P2P apportera ou ne nous apportera pas. Le fait est que \\\'depuis toujours\\\' sur internet ou ailleurs, dès que des barrières ont fait mine de se montrer, des gens ont cherché à les contourner. Je pense que croire en l\\\'efficacité d\\\'une DADVSI est de l\\\'aveuglement. D\\\'ailleurs, la directive EUCD qui en est à l\\\'origine ne doit elle pas être révisée cet été pour tenir compte des progrès de la technique ? Illusoire de penser que cette loi va fonctionner, elle est déjà nulle. Alors, pour un enjeu aussi crucial que les biens culturels dont il est question, n\\\'y aurait-il pas moyen de concilier les intérêts de tous en accordant un minimum d\\\'écoute et d"attention aux différents protagonistes ? C\\\'est cette absence qui fait cruellemt défaut à la conduite du \\\'projet DADVSI\\\', et notamment sur le plan technique ou le projet est au mieux vague, sinon planant bien au-dessus des réalités.
Commentaire n° 53 posté par ALHB le 23/06/2006 à 14h00

"Tout ce qui est excessif est insignifiant."
Votre loi va être sacrement insignifiante, alors...

Mais assez parlé de la Dadvsi, si le débat public avait servi à quelque chose, le texte ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Je passerais également sur toutes les basses manoeuvres qui on entourées la "négociation" de ce texte ces derniers mois, pour poser une simple question de lexicologie..

Combien de fois avez vous prononcé, vous et monsieur Donnedieu de Vabres, le mot "équilibre" ou "équilibré" ces derniers mois?
J’ai perdu le compte. On l'as entendu pour qualifier le texte tel qu'il était à sont arrivée à l'assemblée en décembre, on l'as entendu après le retrait de l'article 1; on l'as entendu après son retour; on l'as entendu à la fin du vote; on l'as entendu après son passage au sénat; on l'entends maintenant après la CMP...
Pourquoi avoir autant travaillé dessus et l’avoir autant modifié à chacune de ces étapes, si a chaque fois il était bon, juste, réfléchi?
Mais peut être n'avez vous simplement jamais pris le temps d'ouvrir un dictionnaire pour savoir ce qu'équilibré veux dire; ou pensez vous que répéter une contre-vérité un très grand nombre de fois la rends vraie, avec le temps...

Commentaire n° 54 posté par Bastien M. le 23/06/2006 à 14h10
@ Roger qui a écrit :

Je répondrai :

"Marchander sa liberté contre de la sécurité, c'est un pacte diabolique.
Une fois la transaction signée, on n'a plus ni liberté ni sécurité."
Gerry Spence (*)


(*) http://www.gerryspence.com/



et

@ M. LE Rapporteur ancien Prof de Philo qui nous annonce en tête de son communiqué :

"Tout ce qui est excessif est insignifiant".


Je répondrai :


Force est de constater, Monsieur le Rapporteur n'avez même pas la courtoisie et l'honnêteté de citer le nom de l'auteur d'origine.
Il s'agit d'une citation de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, communément appelé Talleyrand,  homme politique et diplomate français, né le 2 février 1754 à Paris, mort à Paris 17 mai 1838. [*].

Ceci doit valoir à Beaumarchais de se retourner dans sa tombe, car lorsque l'on prétend, comme M. Vanneste le fait, défendre les Auteurs, on ne s'approprie pas une citation de la sorte.

[*] Napoléon disait de M. de Taylleyrand qu'il était  : « De la merde dans un bas de soie »



M. le Député et Rapporteur Vanneste, peut-être eut-il mieux valu que vous utilisiez une autre citation de Talleyrand en tête de votre communiqué, par exemple l'une ou l'autre de celles-ci  :

"Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'État les fait mal".
Elle eut été, à mon avis mieux à propos.

"Les mécontents, ce sont des pauvres qui réfléchissent."

"Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe."

"La parole a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée."

" Le meilleur moyen de renverser un gouvernement, c'est d'en faire partie."

"Appuyez-vous toujours sur les principes, ils finiront bien par céder."



Vous aviez beaucoup d'autres choix, mais à condition de citer le nom de son auteur.




Commentaire n° 55 posté par Alex le 23/06/2006 à 14h26
Je le dis et je le répète : les réseaux 100% cryptés ont fait leur apparition depuis plus de 2 ans. Données cryptées, IP cryptées.

Ces réseaux (je ne vais pas en faire la publicité ici, je serais alors hors la loi, merci Mr Vanneste) étaient à l'origine réservés aux échanges sécurisés pour les entreprises. (extranet notamment).

Bien évidemment, comme tout ce qui doit être confidentiel, Windows n'est en rien concerné par ce type de réseau, l'anonymat et la confidentialité étant parfaitement incompatibles avec la philosophie de Microsoft. Mac et linux ont donc de beaux jours devant eux, grace à la nouvelle génération d'ados qui connaissent ce genre de réseaux. : tout comme pour le cannabis, une nouvelle économie souterraine va faire son apparition, dédiée à l'échange de musique gratuite, où à l'inscription payante sur ces réseaux anonymes.
Roger va sans doute me dire "marginale", comme économie : ce serait sous-estimer la vitesse de propagation des informations sous l'ère internet.

Pour ceux qui pensent que cette loi annonce la fin des réseaux P2P, je dis au contraire qu'il n'en est rien : ce type de réseau est ce qui se fait de mieux pour l'échange de fichiers volumineux (en tous cas pour le grand public). Mais l'offre va se scinder en 2 :
- D'ici quelques mois, les réseaux Emule et compagnie seront grandement épurés du "gratuit", les serveurs (français d'abord, puis européens) vont se gorger d'offres DRMisées (donc payantes), trouvant ainsi une source de revenus confortables : le gratuit "cracké" va peu à peu devenir l'exception. Exception qui sera surveillée par le systeme VISTA de Microsoft (qui sortira grosso modo au moment de l'adption des standards DRM dans tous les pays industrialises, comme par hasard...) : le nouveau systeme de Microsoft se veut comme un énorme flic personnel, qui pourra dénoncer à l'insu de l'usager le fait qu'il a sur son disque dur un fichier piraté. Pour le plus grand bien du consommateur, bien sur.

- Les réseaux 100% cryptés vont continuer leur essor. Linux va devenir un véritable concurrent à Microsoft : sur ce systeme d'exploitation, les DRMs DEVRONT etre crackés. Comme on dit en philosophie : "nécessité fait loi". Le but n'est pas de cracker un DRM juste pour le plaisir, mais parce que ces logiciels sont bourrés de failles de sécurité. Linux tente d'être un systeme 100% sur : les DRMs ne peuvent que le fragiliser. C'est donc une question de stabilité et de sécurité. De plus, le législteur ne donne aucun moyen de s'assurer de la fiabilité des DRM (aahhh si, l'AAI.... vous prenez vraiment les gens pour des cons, Mr Vanneste). Donc, nécessité fait loi.

Faire sauter un DRM est finalement un jeu d'enfant pour un informaticien moyen. Donc, le développement de l'offre gratuite "soutterraine" a de beaux jours devant lui, les lecteurs MP3 étant de nos jours très largement répandus. De la même maniere que pour les puces de PS2, des solutions matérielles seront proposées "sous le manteau" pour neutraliser les lecteurs DRM sur les nouveaux modèles.

Bref, Mr Vanneste, avec sa position ultra-conservatrice, sa carte blanche donnée aux majors, a réussi à favoriser l'émergence d'une nouvelle offre parrallèle, qui sera, comme toujours, plus riche que l'offre officielle. Et ce sera autant de revenus qui ne viendront pas soutenir la création culturelle, ou plutot qui ne rentreront pas dans les poches des majors.
Le danger, c'est que cette offre ne sera controlée et contrable par personne. D'où le danger d'abus de toutes sortes. (Un clip de Lorie avec Rocco Sifredi, je suis sur que ca le fasse...)
Ignorer cette conséquence de la loi relève de la pure stupidité ou de l'ignorance complète. Je ne peux croire que Mr Vanneste soit l'un ou l'autre ; donc, ces conséquences ont du être évoquées : quelles ont été les conclusions de nos élites?

Commentaire n° 56 posté par Louis Cypher le 23/06/2006 à 14h30
"Données cryptées, IP cryptées."

Non ! Données cryptées uniquement !
De l'IP cryptée ca n'existe pas sur Internet.

"Windows n'est en rien concerné par ce type de réseau"

Bien sur que si, c'est indépendant de la plateforme. Tu peux développer ton client pour Windows, cela ne change rien au cryptage ou à l'anonymat.

"ce type de réseau est ce qui se fait de mieux pour l'échange de fichiers volumineux"

C'est ce qu'il se fait de pire. Tu n 'as pas plus lent et de plus incontrolable.

"Les réseaux 100% cryptés vont continuer leur essor"

Cela n'existe pas, et on voit bien avec les réseaux genre Freenet que leur utilisation restera confidentielle : très lent, difficile à mettre en place,  faux anonymat : en bref, inutile.

C'est avec ce genre de raisonnement basé sur l'ignorance du monde de l'Internet qu'on arrive à penser que le projet de loi DADVSI est mauvais pour le consommateur.
Commentaire n° 57 posté par Roger le 23/06/2006 à 15h17
Roger a écrit :
<
C'est avec ce genre de raisonnement basé sur l'ignorance du monde de l'Internet qu'on arrive à penser que le projet de loi DADVSI est mauvais pour le consommateur.
>

Ah ?

Et en quoi le projet de loi DADVSI serait il bon pour le consommateur ?

J'aimerai beaucoup avoir des explications sur ce sujet, avec des exemples concerts.

Cela devrait être facile à démontrer de la part de quelqu'un comme vous qui prétend tout connaître du monde de l'internet...

D'avance merci.
Commentaire n° 58 posté par Alex le 23/06/2006 à 15h26

"C'est avec ce genre de raisonnement basé sur l'ignorance du monde de l'Internet qu'on arrive à penser que le projet de loi DADVSI est mauvais pour le consommateur."

Je dirige, pour info, une entreprise de SSI de 45 personnes.
Quand j'affirme 100% crypté, je sais ce que je dis.
Quand j'affirme que pas possible avec Windows, je sais ce que je dis.

Contrairement aux politiques, mon équipe travaille tous les jours dans ce domaine.

Je retourne donc la phrase a l'expéditeur :
"C'est avec ce genre de raisonnement basé sur l'ignorance du monde de l'Internet qu'on arrive à penser que le projet de loi DADVSI est bon pour le consommateur."

Commentaire n° 59 posté par Louis Cypher le 23/06/2006 à 15h35

Pour en finir avec une autre déclaration de Roger :
"' (les reseaux P2P) C'est ce qu'il se fait de pire. Tu n 'as pas plus lent et de plus incontrolable."

Ainsi, Aol USA et Disney USA auraient utilisés le pire et le plus incontrolable reseau pour diffuser leurs nouvelles oeuvres protégées ? Vite, il faut les prévenir, les pauvres !
Ne jamais également oublier une regle d'or sur internet : si les éditeurs de contenus pornographiques utilisent une technique, c'est qu'elle marche et qu'elle est rentable.  Les contenus X DRMisés sont légions sur les P2P.
De plus, les réseau P2P permet de réduire les couts de diffusion (bande passante) des oeuvres protégées et payantes.
Je maintiens donc ce que je déclare : ce modèle d'échange de fichier va perdurer et se professionnaliser, puisqu'il représente aujourd'hui une alternative économique fiable.

Commentaire n° 60 posté par Louis Cypher le 23/06/2006 à 15h40
'La demande mondiale n excèdera pas 5 machines' --> citation de celui qui qllqit devenir le patron d'IBM, dans les années 50 au sujet de l'ordinateur. Ahem.

'Le gratuit sur internet, modèle économique non viable' --> beaucoup de monde, récemment encore. Aujourd
'Le P2P anonymisé restera confidentiel' --> Roger, internaute, en 2006. On en reparle dans 5 ans ?  ;-)
Commentaire n° 61 posté par ALHB le 23/06/2006 à 15h40
En tout cas, pour revenir au sujet, c'est toujours la même question qu'on se pose: Sont ils incompétents - et ils ne se rendent pas compte, ou sont-ils bandit - et ils nous mentent.

Je crains fort qu'ils soient les deux.
Commentaire n° 62 posté par piero le 23/06/2006 à 15h43
Excusez mon ignorance absolue mais je me demande si la licence globale, c'était pas mieux ? Qu'en pensent les mécontents de DADVSI ?
Commentaire n° 63 posté par Duschmol le 23/06/2006 à 16h00
Tout ce qui est excessif est insignifiant. C'est tout à fait vrai. Surtout en ce qui concerne votre excessive incompétence. En 3 ans de "travail" -dire qu'on le paye... mais les Majors ont surement payé plus que les contribuables ?- le seul résultat est un texte liberticide, contradictoire et incohérent, inapplicable et inconstitutionnel.

Vous parlez de division, pourtant la CMP est composée seulement des UMP aux ordres, pour cacher la division qui justement transcende la partition politique, puisque l'on retrouve les quelques gens informés et non encore corrompus sur tous les bancs, alors que les moutons de l'UMP obéissent aux pressions qu'ils dénoncent pourtant.

Comment peut-on parler d'accord alors qu'ont été écartés du débat ceux qui n'étaient pas d'accord avec les "10 commandements" reçus du tout-puissant Vivendi ? Les tables de granit ne sont-elles pas un peu lourdes ? En tous cas ça n'est pas le poids du remord qui vous accable. Vous vous réjouissez d'une interopérabilité qui n'en a que le nom, mais pourquoi pas, puisqu'après tout vous semblez ne pas en comprendre le sens.

Le seul équilibre auquel vous arrivez est celui d'un funambule ivre marchant sur le fil du ridicule au dessus d'un abyme d'incompétence. Si le sujet s'y prétait je vous offrirai un nez de clown, mais les clowns eux ne jouent pas avec la liberté des gens.

En tant qu'auteur de logiciel, oeuvre de l'esprit humain protégée jusqu'à présent par le droit d'auteur, que vous prétendez défendre, je m'indigne contre ce texte qui voudrait m'imposer, dans mes créations, d'ajouter des "Moyens Techniques de Protection" tant liberticides qu'illusoires, au mépris de ma liberté d'expression pourtant consacrée par l'article XI de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789. Aurait-on forcé Hugo à inclure un chapitre sur le "piratage" (bien mal nommé, je vous souhaite d'avoir à faire à un vrai pirate) répétant comme un enfant puni au tableau noir "Je n'ai pas le droit de lire ce livre plus de 2 fois", ou Cézanne à remplir ses tableaux d'un "Ne me regardez pas plus de 2 fois" ? Ceci porte un nom, c'est la censure. Elle ne passera pas par moi.

P.S. Qu'est-ce que ce site qui fait planter même Internet Explorer 3 fois, perd mon texte, et poste blanc ?? C'est pour filtrer les contestataires ???
Commentaire n° 64 posté par François Revol le 23/06/2006 à 16h01
Heureusement Mozilla est là. Vive le logiciel Libre... Quelqu'un explique au Monsieur pourquoi c'est Mal de menacer le logiciel Libre comme il fait ?
Commentaire n° 65 posté par François Revol le 23/06/2006 à 16h03
"Ainsi, Aol USA et Disney USA auraient utilisés le pire et le plus incontrolable reseau pour diffuser leurs nouvelles oeuvres protégées ? Vite, il faut les prévenir, les pauvres !"

Eh, je parlais des réseaux p2p cryptés, hein...
Commentaire n° 66 posté par Roger le 23/06/2006 à 16h09
@Louis
C'est connu que les dirigeants ne connaissent pas souvent les détails techniques.

Tu vas m'expliquer comment, sur Internet, tu cryptes l'IP de l'emetteur vis a vis du récepteur (et vice versa, c'est symétrique..)
Tu nous inventes un nouveau protocole IPz ?

je le répète : tu ne sais pas de quoi tu parles.
Commentaire n° 67 posté par Roger le 23/06/2006 à 16h14
@Roger
Comme vous semblez parler à tort et à traver s d'une technique que vous ne connaissez pas, le mieux serait que vous alliez lire, ce qui est expliqué sur "wikipedia", sur ce sujet, ici :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Freenet

<

Freenet

Freenet est un réseau informatique anonyme et décentralisé bâti au dessus d'Internet visant à permettre une liberté d'expression et d'information totale profitant de la sécurité de l'anonymat. Sa nature permet donc à chacun de lire et de publier du contenu. Il offre la plupart des services actuels d'Internet (email, téléchargement, web, etc.)

Freenet a été créé suite à une inquiétude croissante à propos des libertés sur internet. Cette citation de Mike Godwin datant de 1996 résume cette inquiétude : « Je suis tout le temps soucieux au sujet de mon enfant et d'Internet, bien qu'elle soit encore trop jeune pour se connecter. Voilà ce qui m'inquiète. Je redoute que dans 10 ou 15 ans elle vienne me voir et me demande « Papa, où étais-tu quand ils ont supprimé la liberté de la presse sur Internet ? » (I worry about my child and the Internet all the time, even though she's too young to have logged on yet. Here's what I worry about. I worry that 10 or 15 years from now, she will come to me and say "Daddy, where were you when they took freedom of the press away from the Internet?")


Principe de fonctionnement

Les informations de Freenet sont stockées dans chacun des ordinateurs du réseau. L'espace alloué par le nœud sert à stocker des fragments de données du réseau encryptées dans un cache local, dont l'utilisateur ne connaît pas le contenu. Pour récupérer une information, identifiée par une clé unique, l'ordinateur client demande à d'autres ordinateurs du réseau la clé en question. Ceux-ci peuvent la renvoyer ou, s'ils ne l'ont pas dans leur cache, peuvent la demander à leur tour à d'autres nœuds, la limite de profondeur de la requête étant géré par un maximum : le HTL (Hops To Live).

Ainsi, un ordinateur qui demande ou envoie un contenu ne se révèle pas, car il peut avoir initié l'envoi ou la demande d'envoi, ou l'avoir simplement relayée. De plus, il n'est pas possible de savoir à quoi correspond le trafic transitant par son noeud si l'on est pas déja en possession du contenu.

Notons également qu'un ordinateur qui fait transiter une information peut en garder une copie dans son cache. Ainsi, les données les plus demandées sont présentes dans plus d'ordinateurs et sont plus faciles à obtenir (on peut même parler de déplacement dynamique des données sur le réseau en fonction de la demande), tandis que les données jamais demandées sont peu à peu remplacées par d'autres et disparaissent du réseau après un délai indéterminé. L'ajout de données au réseau passe par leur inclusion au cache local, et par leur envoi vers d'autres machines pour forcer l'inclusion. Cette conception du stockage et du transfert de l'information garantit sa conservation en fonction de la demande, et permet à quiconque d'héberger quoi que ce soit, à condition qu'il soit téléchargé de temps à autre. Il est également impossible de supprimer ou de censurer une information. C'est pour cela que le réseau est parfois utilisé pour diffuser des données illégales et plus ou moins douteuses.

De plus, la conception décentralisée du réseau interdit à quiconque (et même à ses concepteurs) de stopper son fonctionnement.

>
Commentaire n° 68 posté par Alex le 23/06/2006 à 16h33
@Roger
Nous savons déjà de M. Louis Cypher qu'il parle en qualité de patron d'une SSI dont l'une des activités a manifestement quleque chose à avoir avec le P2P anonyme.
Voudriez-vous nous dire ce qu'il en est de vous ? Non pas qu'il faille avoir un doctorat de crypto pour discuter, mais simplement que, ne vous connaissant pas, c'est un moyen de vous donner du crédit.
De mon côté, élève-ingénieur dans une école généraliste, ie. spécialiste en généralités ;-)
Et de toute façon, je me répète, mais ce point n'est qu'un détail. Je vous donne rendez-vous dans 5 ans pour voir ce qu'il sera devenu de ces fameux P2P anonymes, quel que soit leur cryptage. (à ce sujet, cryptage asymétrique et clés uniques sont des systèmes inviolables si la clé fait la taille du message -cf. le téléphone rouge USA URSS- Dans le cadre d'adresses IP sur quelqes octets, c'est pas la mort. Pour le routage... j'entrevois plein de mécanismes avec ça)
Commentaire n° 69 posté par ALHB le 23/06/2006 à 16h36
Je suis par ailleurs outré par la (non) réception auprès du premier ministre qu'a eu Richard Stallman, et la pétition EUCD.info, dont j'étais signataire et qui a fini dans le caniveau. C'est une insulte inacceptable.
Je suis en fait étonné que vous n'ayez pas invité à la CMP les représentants si impartiaux de la FNAC et Virgin qui arboraient fièrement leur badge du ministère au début de la lecture du texte à l'Assemblée Nationale.
Commentaire n° 70 posté par François Revol le 23/06/2006 à 16h38
@Alex
Par souci de lisibilité, ne mettez pas un texte aussi long dans votre message. Contentez-vous de donner le lien complet. Surtout pour un site comme wikipédia ou le lien restera valide très très longtemps.
De plus, dans le cadre du réseau Freenet, les IP sont en clair mais les données codées, ce qui est précisément le point d'accroche de M. Roger.     
Commentaire n° 71 posté par ALHB le 23/06/2006 à 16h40
@ALMB
Pardon pour la longueur de la citation, mais je voulais éviter à Roger, la peine d'aller chercher les infos sur le site wikipedia...

Freenet n'était donné qu'à titre d'exemple.
(Si l'IP n'est pas cryptée, dans ce type de réseaux il est impossible d'intercepter les requètes pour les tracer avec leur propre ID).


Il existe aussi d'autres réseaux plus récents et mieux sécurisés que Freenet :


- ANts P2P
http://fr.wikipedia.org/wiki/ANts_P2P

- Mute :
(qui est le successeur de Freenet)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mute

-Tor
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tor

-GNUnet
http://fr.wikipedia.org/wiki/GNUnet



Comme le dit si bien Louis, reparlons en dans 5 ans...
Commentaire n° 72 posté par Alex le 23/06/2006 à 17h06
"De mon côté, élève-ingénieur dans une école généraliste, ie. spécialiste en généralités ;-)"

donc spécialiste de rien.
Ce que je suis importe peu, le discours de Louis montre qu'il ne maitrise même le principe des réseaux p2p cryptés sur Internet, ca me suffit.

"je vous donne rendez-vous dans 5 ans pour voir ce qu'il sera devenu de ces fameux P2P anonymes, quel que soit leur cryptage."

Ok.

En ce qui concerne Freenet, Wikipedia est trop vague et imprécis,ce qui l'amène à dire que Freenet est anonyme, ce qui n'est pas vrai.
La FAQ sur le site "officielle de Freenet" explique elle même en quoi Freenet n'est pas anonyme.

Maintenant Alex va m'expliquer en quoi je ne connais pas Freenet.
Commentaire n° 73 posté par Roger le 23/06/2006 à 17h20
Freenet n'est  nullement un réseau anonyme, c'est un réseau crypté, nuance.
En ce qui concerne la loi Vivendi (je prefere appeller la DADVSI par son vrai nom), Freenet a malgré tout de beaux jours devant lui : nos chers policiers vont devoir s'amuser à décrypter les données avant de pouvoir faire une demande de résolution d'adresse IP. 'vont pas être rentables, les amendes,...
Si je donne le nom des réseaux et protocoles 100% cryptés et 100% anonymes (dont beaucoup, effectivement, utilisent cryptage asymétrique et clés uniques, bien vu ALHB), je tombe sous le coup de la loi de Mr Vanneste. Hé oui, la censure est de retour, chers internautes : je ne peux diffuser une information qui pourrait permettre de contourner les DRMs sous peine de prison et de forte amende.
Par contre, Google, au bout d'une recherche assez pointue, vous donnera toutes les informations nécessaires. MSN (moteur de recherche de microsoft) aussi, bien entendu. Mais bien sur, comme personne n'est égal devant la loi en France, ces 2 sociétés ne seront jamais inquiétées.
Si on pousse la logique de la loi jusqu'au bout, MSN, Google et autres moteurs devraient appliquer une censure sur les informations techniques liées aux DRMs et aux réseaux d'échange de fichiers. A ce jour, seule la Chine communiste et les états islamiques censurent les moteurs de recherche. Bravo pour la référence démocratique !

Concernant Roger :
Avant d'etre dirigeant, je suis surtout programmeur. Le but de la création de la SSI était de proposer aux entreprises et aux collectivités des logiciels 99% fiables et sécurisés (100% est, c'est vrai, illusoire en ce qui concerne des logiciels), utilisés pour le travail collaboratif ou l'échange de données à haute confidentialité.
En résumé, nous nous battons contre le piratage informatique et nous travaillons constamment à innover.
Le cryptage, j'en "bouffe" toute la journée.
Les DRMs, nous en avons déjà analysés plusieurs 10aines. Je peux vous certifier qu'ils sont 100% dangereux, 100% espions, et qu'ils font bien d'autres choses que de vérifier la licence d'une morceau de musique. 
je le redis encore : sur des sytemes plus fiables que windows (VISTA promet de belles attaques virales, a ce sujet, on va bien rire..), NECESSITE FAIT LOI : les DRMs DOIVENT etre neutralisés.
Dans les entreprises, les DRMs DOIVENT ETRE NEUTRALISES.

Mr Vanneste et ses sbires ont ils prévus, dans le texte de loi final, un passage sur la nécessaire sécurité informatique (hors cas particulier de l'armée)? Ou devons nous choisir entre ecouter de la musique sur son lieu de travail et avoir des données protégées ? Ou pire, comme dans le monde des bisounours, devons-nous faire confiance aux majors pour qu'ils bloquent les failles de sécurité des DRMs ? Et dans ce cas, qui surveillera que c'est fait ? Avec quel moyens ? Et quelles compétences?

@Roger, je te renvoie le message : tu ne sais pas de quoi tu parles.
Commentaire n° 74 posté par Louis Cypher le 23/06/2006 à 17h39
Tu reviens sur ce que tu disais avant et tu me dis que je ne sais pas de quoi je parle. Hilarant.

"Je peux vous certifier qu'ils sont 100% dangereux, 100% espions, et qu'ils font bien d'autres choses que de vérifier la licence d'une morceau de musique. "
ta certification c'est quoi ?
La compétence d'une "SSI" de 45 personnes qui à la prétention de faire sérieusement de la cryptographie ? Et d'innover par dessus le marché ?
Une "SSI" qui étudie des DRM ?
C'est une plaisanterie...tu es un charlot fabulateur.

"je peux vous certifier qu'ils sont 100% dangereux, 100% espions"

Tu es 100% imposteur, EOT pour toi.
Commentaire n° 75 posté par Roger le 23/06/2006 à 17h50

@roger :"Je peux vous certifier qu'ils sont 100% dangereux, 100% espions, et qu'ils font bien d'autres choses que de vérifier la licence d'une morceau de musique. "
ta certification c'est quoi ?


Tu peut me dire Roger si tu peut etre sur à 100% qu'ils ne feront rien d'autre???


 

Commentaire n° 76 posté par AL1 le 23/06/2006 à 18h34
Non, et alors ?
C'est la même situation pour n'importe quel logiciel, même open-source (dans une moindre mesure).
Commentaire n° 77 posté par Roger le 23/06/2006 à 18h43
@Roger :
 Un point où vous raison est qu'a partir du moment ou vous utilisez le protocole IP, les IP des communications ne sont pas cryptées.

Par contre rien ne garantie que les emetteurs et destinataires des transmissions IP soient ceux d'un protocole d'un niveau supérieur, ils ne peuvent etre que des simples "routeurs" (certes ca consomme plus de bande passante qu'une communication directe entre celui qui met a disposition et le telechargeur, mais on a rien sans rien)

C'est le principe même des P2P dits "anonyme et cryptés" qui se developpent en ce moment. D'après ce que j'ai testé, cela fonctionne assez bien, il manque juste du monde pour que la diffusion soit assez rapide. Mais si la repression sevit sur les reseaux "classique", nul doute que ca va se reporter la dessus, tout comme les P2P decentralisés ont fleuri apres la fermeture de sites commes napster.
De toute facon il est illusoire de croire que quelques sociétés et gouvernements peuvent etre plus creatives sur la securité que le milliards d'internautes qui ont interet a ce que ces mesures soient "crackées", la repression en pratique a toujours une génération de retard.
Commentaire n° 78 posté par Snaky le 23/06/2006 à 19h20
Salut à tous,

je suis impressionné par la capacité manupulatoire de "roger" ou
"gérard" ......

Chapeau!!!!!!

Mais mr Vanneste on ne vous oublie pas!!!!!

Il est évident que vous archiviez, je n'en attends pas moins de vous...

A+

Un citoyen délinquant et maintenant résistant
Commentaire n° 79 posté par plau le 23/06/2006 à 19h59
Pour ceux qui rèvent encore allez donc lire ceci :

http://eucd.info/index.php?2006/06/23/324-que-fait-le-dadvsi

Qui peux prétendre que cette loi protège les internautes et les consommateurs ?

Commentaire n° 80 posté par Alex le 23/06/2006 à 21h36
"C!est une honte c! est un scandale" que ce soit de part la methode employee ou de part le resultat, si la faim justifie les moyens, c!est la fin de notre culture que vous avez signe, mais apparement vous en avez les moyens (qu!en aves\\\\z voous recu??) profitez en, continue, ce n!est pas la premiere fois que vous utilisez ce stratageme de couard, le pire est que cela peut durer... beaucoup trop de gens ne comprennent encore pas... mais aucun empire ne dure 1000 ans... surement pas celui "de putes de la nation"
 si en toute honnetete vous pensez bien faire, bien aue cela me semble trop gros pour etre du domaine du possible, je vous conseille  premierement d\\\'aller dans un magasin d\\\'informatique quelcquonque et de vous acheter un ORDINATEUR (sisisisi, vous savez, le truc dont on parle depuis des dizaines d\\\'annees et qui revolutionne notre petit monde insignifiant). Ensuite contactez un FAI qu\\\'importe et connectez vous un peu au net. Non non n\\\'ayez pas peur, c\\\'est un peu deroutant au debut, tant de liberte, tant de possibilite, tant d\\\'information, mais on s\\\'y fait... si sisis et on y prend plaisir. Et vous communiquez avec plein d emonde et vous decouvrez des choses, et on parle de musique, cine livre et on se donne des conseil... et puis un jour auelau\\\'un se plaint qu\\\'un CD a installe une grosse merde sur son ordi et que les photos des dernieres vacances sont donc foutu (format) et aue de toutes facons le CD peut pas etre lu vu au4il n\\\'a pas la marque recommqndee, ce qui est ecriyt en petit caractere sur le deriere de la pochette... et puis bref, je ne me pose qu\\\'une question, c\\\'est si vous croyez vraiment bien faire pour le genre humain???? vraiment??? j\\\'aimerais connaitre vos arguments
Commentaire n° 81 posté par blabla le 23/06/2006 à 23h00
je n'ai qu'un mot J'UMP
au sens propre comme au figuré
Commentaire n° 82 posté par ducon lajoie le 23/06/2006 à 23h28

IL Y A PIRE, IL Y A BIEN PIRE !!! NOTRE CLASSE POLITIQUE EST LE PREMIER ESCROC DE LA PLANETE A DETOURNER LES DROITS D'AUTEUR ! JE VOUS INVITE A PRENDRE CONNAISSANCE SANS TARDER DE L'AFFAIRE JOSEPH FERRAYE :


Voir ces deux sites en particulier :


http://www.googleswiss.com/fr/geneve/jf/index.html


http://ferraye.ifrance.com/


Grand Conseil de Genève - 56e législature - 1re année - Session 04 (janvier 2006) - Séance 19 du 27.01.2006 à 20h30



M 1621

Proposition de motion de M. Claude Marcet concernant la création d'une commission d'enquête parlementaire visant à obtenir toutes informations utiles sur le fonctionnement de la justice à Genève dans le cadre de l'affaire dite de "l'extinction de puits de pétrole"


Proposition de motion 1621



Débat



M. Claude Marcet (UDC). L'affaire des puits de pétrole est l'histoire d'un monsieur qui a inventé le moyen d'éteindre les puits de pétrole au Koweit. Les droits pour ses inventions s'élèvent à quelques 30 milliards. Ces 30 milliards se sont baladés dans la nature et ont transité par Genève... (Brouhaha.) Si cela ne vous intéresse pas, c'est la même chose ! Il y a des places ailleurs...


Le président. MM. les députés et MM. les conseillers d'Etat qui se trouvent au fond de la salle voudront bien poursuivre leurs conversations particulières à l'écart de cette assemblée.


M. Claude Marcet. Il me paraît initialement utile de préciser que je ne fais nullement partie d'un comité de soutien, direct ou indirect, sous quelque forme que ce soit, à M. Ferrayé. J'ai vu ce monsieur une fois, pendant cinq minutes, lorsque l'un de ses conseillers juridiques m'a remis quelques documents.


Alors, pourquoi est-ce que j'interviens dans le cadre cette affaire ? Eh bien, parce que deux avocats, qui n'ont aucune relation entre eux, m'ont retransmis, chacun de leur côté, des informations. Ils m'ont remis des documents quelque peu curieux, c'est le moins que l'on puisse dire. J'ai également reçu copie d'autres courriers et informations de la part d'autres avocats, documents toujours aussi curieux. Je précise que j'interviens même si je sais que vous allez refuser cette motion, car il me semble que c'est mon devoir politique de le faire.
Les informations et documents que j'ai reçus me laissent réellement penser que cette affaire Ferrayé est hautement malsaine et qu'elle risque un jour de nous retomber sur le coin de la figure. Lorsqu'on lit, dans le cadre de cette seule affaire Ferrayé, que des classeurs disparaissent - ils sont une trentaine chez un juge, ils ne sont plus qu'une dizaine chez un autre juge quand celui-ci reprend le dossier - c'est curieux, non ? Que l'audition d'un avocat disparaît de la procédure - je dis bien «disparaît»; qu'une personne chez qui une perquisition a été effectuée peut venir ensuite au Palais et retirer tous les documents saisis qu'elle juge utile de reprendre; qu'une vingtaine de millions de droits d'enregistrement sont bien dans le circuit, mais qu'ensuite on nie l'existence des bases qui ont permis de les envisager. Un avocat fribourgeois écrit qu'un juge confirme implicitement l'existence de certaines opérations de transferts de fonds, mais le même juge dit ensuite: «Je ne vous ai rien dit». Un proche de M. Ferrayé se voit ensuite attaqué en justice, probablement par mesure de rétorsion, et la juge lui dit qu'elle va l'inculper pour faits graves, écrits sur un courriel. Ce proche demande à voir ce courriel; il n'existe pas, mais la juge l'a bien vu... Le prévenu dit simplement: «Madame le juge, lorsque ce courriel a été envoyé, je n'avais pas cette adresse internet.» Toujours très curieux, non ?
Il y a donc un sérieux problème à résoudre, quand bien même cela pourrait ne pas être considéré comme étant grave par certains au sein de ce parlement. Il faut préciser que j'en passe et des meilleures. Il faut lire l'entier du dossier Ferrayé sur internet et visionner la vidéo que l'on y trouve pour s'en convaincre. Je rappelle qu'une émission de télévision a été interdite en France parce qu'elle dérangeait. Je rappelle également, au passage, que celle que l'on a appelée gentiment ou très vulgairement «la putain de la République», a dit à l'un des avocats genevois: «Ne touchez pas à cette affaire, cela remonte au plus haut de la République française».
M. le député Eric Stauffer ici présent - eh oui, il arrive aussi dans le circuit de ce dossier ! - vient de me remettre un dossier complet sur le sujet, avec un CD; j'ai remis ce dernier au service du Grand Conseil à l'intention de qui veut bien le consulter.
Je pourrais aussi énoncer - dans d'autres domaines, mais dans un même état d'esprit - le cas d'une société financière de Genève tombée en faillite voilà bien des années, et dont l'instruction des responsables s'est fortement prolongée. Peut-être parce que l'un des prévenus dans le cadre de cette affaire avait d'excellentes relations. J'ai connu le cas d'une autre société financière dont l'instruction s'est certes ouverte, mais qui a été retirée des mains d'un juge très compétent et très consciencieux: pourquoi ? Parce que cette affaire s'approchait trop d'un parti politique en place et de politiques connus. Un élu présent dans ce parlement, M. Stauffer - je le cite puisqu'il le dit lui-même - a vu son dossier disparaître. Il s'en expliquera s'il le veut bien. J'ai les preuves de son avocat qui dit devoir reconstituer le dossier, car il a disparu, à l'instruction comme au parquet ! Et finalement, il y a le récent et scandaleux jugement cantonal traitant de la responsabilité des administrateurs dans la faillite de la banque cantonale... Mais je ne m'attarderai pas sur le sujet. Cela ne sera toujours pas considéré comme bien grave aux yeux de certains. Mais ici aussi, j'en passe et des meilleures.
Cet état d'esprit dans la gestion de certains dossiers - je dis: «état d'esprit» pour rester sympa - m'interpelle très sérieusement en tant que député. Au contraire de certains dans ce parlement, j'ai la conviction que nous sommes devant un très gros problème à résoudre, que cela concerne le cas Ferrayé ou d'autres cas du même type. Ce problème, à mes yeux, réside principalement dans le système de nomination de nos juges. Peut-être que le résultat des travaux d'une commission spéciale pourrait faire changer les choses. Je rappelle qu'il faut faire allégeance à un parti politique pour être sûr de devenir juge et qu'ensuite les partis décident de la nomination des juges dans le cadre d'une commission spéciale initiée par lesdits partis. On veut nous parler d'indépendance de la justice vis-à-vis du monde politique, alors que c'est de ce monde que dépend la poursuite ou non de la carrière d'un juge !
Mesdames et Messieurs les députés, il ne faut pas rêver ! Nous allons avoir le même problème avec la nomination des magistrats de la Cour des comptes. Dans d'autres pays, on appellerait cela un système bananier, voire maffieux, mais chez nous tout cela semble être considéré comme relevant du parfaitement normal, même c'est une affaire de famille.
Dans le cadre de l'affaire Ferrayé, les indices sont pourtant suffisamment nombreux et qualitativement importants pour faire prendre conscience à ce parlement qu'il doit intervenir pour faire toute la lumière dans cette affaire et voir principalement si les relations trop étroites entre le monde politique - au sein duquel on retrouve nombre d'avocats qui plaident devant des juges qu'ils ont nommés ou fait nommer - et la justice ne sont pas à l'origine de ce que l'on pourrait appeler, en restant encore sympa, des «dysfonctionnements importants au sein de notre justice». Mais je sais que cela ne sera malheureusement pas ! Il faudra peut-être attendre que les attaques viennent de l'extérieur du canton. Des procédures sont ouvertes aux Etats-Unis et les résultats de ces procédures, toujours dans le cadre de cette affaire Ferrayé, pourraient enfin nous faire prendre conscience que, dans ce canton, nous ne sommes peut-être pas aussi beaux et propres que d'aucuns voudraient nous le faire croire !
Si certains, au sein de notre magistrature, ont réellement fauté - je dis bien «certains», car je suis sûr que les magistrats du pouvoir judiciaire, dans leur immense majorité, sont honnêtes et intègres - et que cela soit ultérieurement prouvé, la facture risque d'être salée pour notre canton.
Il ne faut pas se voiler la face, Mesdames et Messieurs les députés, dans tous les domaines, dans toutes les professions, dans toutes les classes sociales, il y a des dérives. Trente-cinq ans de carrière professionnelle dans la révision comptable et financière me permettent d'affirmer cela.
Dans l'affaire Ferrayé, quand on connaît les sommes colossales en jeu - 30 milliards - il n'est pas interdit que certains se servent... Cet autisme en matière politique nous a déjà conduits à la faillite financière...


Le président. Il va vous falloir conclure, Monsieur le député.


M. Claude Marcet. Je termine. En toutes circonstances, il faut savoir faire face. Fermer les yeux ou regarder ailleurs est plus facile, mais l'expérience de la vie nous apprend que, si les circonstances nous imposent de devoir ouvrir les yeux pour régler des problèmes qu'initialement nous ne voulions pas voir, il est souvent trop tard. Je l'ai déjà dit, le dossier Ferrayé sent mauvais et pourrait nous revenir sur le coin de la figure.


Je vous invite à voter cette motion, car elle ne concerne pas que le dossier Ferrayé mais bien un système mis en place - même si je sais que cela ne sera pas, car trop d'intérêts politiques sont en jeu dans ce dossier.

M. Olivier Jornot (L). J'aimerais tout d'abord donner acte à notre collègue Claude Marcet. Je crois volontiers que c'est par souci de justice qu'il a déposé son projet de motion. J'aimerais lui donner acte, car c'est probablement de bonne foi qu'il a reproduit les propos de sa source, M. Ferrayé.
On nous demande d'instaurer une commission d'enquête parlementaire, c'est-à-dire la mesure la plus sévère que ce parlement puisse prendre lorsqu'il est confronté à une crise d'Etat. A l'appui de cette demande, on nous produit toute une série de documents hétéroclites. Nous avons tous, dans cette enceinte, été abreuvés à un moment ou l'autre de courriels de la part de M. Josef Ferrayé attirant l'attention sur le vaste complot mondial dont Genève n'est qu'une petite partie, et dont il est la victime.
Si l'on s'en tient simplement aux documents produits à l'appui du projet de motion de M. Marcet, vous avez pu voir que des plaintes innombrables ont été déposées, des plaintes pénales. Elles ont été instruites par des juges d'instruction de ce canton, elles ont été classées par des magistrats, et des recours ont pu être exercés. Bref, la justice a fonctionné, elle a parlé et elle a rendu ses décisions. Cela étant, M. Ferrayé n'a pas accepté ces décisions et il a porté de graves, de très graves accusations.
Vous vous souviendrez peut-être de M. Ferrayé dans cette pantalonnade où on l'a vu apparaître aux côtés de M. Marc Roger pour annoncer qu'il finançait la survie du Servette. Mais il y a plus grave. Par exemple, placer un document émanant de Gerhard Ulrich pour appuyer cette motion. Dans ce document, le célèbre animateur de l'Appel au Peuple nous met une photo de l'ancien Procureur général Bernard Bertossa en disant qu'il s'agit d'un magistrat soupçonné de corruption passive. Pour ceux qui l'ont connu un peu, la chose, vous en conviendrez, paraît légèrement étonnante. Mais, il y a plus que cela. Si vous prenez connaissance des e-mails dont nous avons été abreuvés, et si vous allez - comme le suggère M. Marcet - sur le site internet de M. Ferrayé, vous y trouverez quelque chose qui oscille entre le Da Vinci Code et Vol au-dessus d'un nid de coucou. On nous apprend que les banques suisses font toutes partie de ce complot visant à instaurer une domination mondiale et à voler des milliards à M. Ferrayé. On nous apprend qu'en France M. Strauss-Kahn, M. Rocard et Mme Cresson sont partie prenante de cette vaste opération. On nous apprend que la légion d'honneur - distinction franc-maçonne bien connue - a notamment été distribuée à Marc Bonnant, à Genève, pour garantir l'impunité de ce truand, ainsi qu'à Me Dominique Warluzel. Ou encore, que seul Me Pierre Mottu - notaire - ne l'a pas eue. On y apprend que Bernard Bertossa, avant qu'il n'ait été corrompu par le clan Bonnant-Warluzel, a touché x millions. Et on y apprend encore que parmi les personnalités corrompues figurent également Mme Micheline Calmy-Rey, qui était à l'époque responsable du département des finances, et Mme Brunschwig Graf, dont on nous apprend qu'elle était «libérale», avec des guillemets. C'est dire, Mesdames et Messieurs, s'il ne manque plus dans cette affaire que les Templiers, puisque, selon Umberto Eco, les Templiers y sont toujours pour quelque chose.
Il faut maintenant être sérieux. Oui, Monsieur Marcet, les juges peuvent se tromper. Oui, les juges peuvent être corrompus. Oui, il faut que nous nous préoccupions du fonctionnement de la justice et que nous veillions à ce qu'elle puisse travailler sereinement. Mais, non, il ne faut pas tomber dans le n'importe quoi et l'hystérie anti-juges. Il ne faut pas, sur la base de ce mauvais dossier, instruire un procès qui n'a pas lieu d'être. Quelque part, Monsieur Marcet, dans votre motion, vous dites: «Je ne peux pas juger». Eh bien, Mesdames et Messieurs, nous ne pouvons pas juger ! Nous ne pouvons que dire non à ce projet de motion. (Applaudissements.)

M. Eric Stauffer (MCG). Je vais faire une très brève intervention, car j'ai été mis en cause par le député Marcet. Simplement pour dire que ce n'est pas une lettre de l'avocat, c'est l'IUE 176 que le député Marcet avait déposée. C'est une lettre signée de la main de M. le Procureur général Bernard Bertossa qui atteste de la perte de l'intégralité d'un dossier qui me concernait. Comme c'est une affaire qui me concerne, je n'en dirai pas davantage, mais je tenais à rectifier cela.
Pour revenir à ce que disait M. le député Marcet, suivi par le député Jornot, il faut prendre ces affaires au sérieux. Il est vrai que des dysfonctionnements existent. Ils sont arbitraires et dévastateurs pour ceux qui en font les frais et ce n'est pas un sujet qu'il faut prendre à la légère, tant les dommages collatéraux peuvent être conséquents.
Partant de ce principe, il est vrai que l'affaire Ferrayé est une affaire complexe et qu'il m'a été remis toute une série d'annexes que j'ai transmises à M. le député Marcet - puisqu'il était le titulaire de cette motion - et que chaque député pourra consulter au secrétariat du Grand Conseil.
Encore une fois, quand on se plonge dans ce dossier, il y a à boire et à manger. Néanmoins, il y a des choses troublantes qui méritent notre attention. Je ne sais pas si la bonne mesure est une commission d'enquête parlementaire, en tout cas ce que j'ai à dire, c'est que la vérité ne réside pas dans les journaux.

M. Roger Deneys (S). Je n'ai pas spécialement à intervenir sur ce sujet, peut-être seulement pour dire que je suis d'accord avec M. Jornot - une fois n'est pas coutume. Fondamentalement, M. Marcet a raison. La question mérite d'être posée. Par contre, je vous invite à consulter la liste des interpellations urgentes écrites, notamment la IUE 250 que je viens de déposer et qui pose la question de la criminalité économique: «Y a-t-il une politique de classement des plaintes à Genève ?»
Plutôt que d'utiliser un dossier particulier, d'en faire une sorte de généralité et de dire que la justice ne fonctionne pas ou qu'il y a des magouilles - ou toutes sortes de sous-entendus - je pense que c'est important d'avoir des données chiffrées et objectives. J'espère bien que nous les obtiendrons et, le cas échéant, qu'on se posera la question dans son principe général. C'est bien connu dans la République, toute personne qui n'est pas satisfaite par une décision de justice va invoquer le fait qu'il y a des magouilles, des copinages ou toutes sortes de raisons.
C'est dommage d'avoir focalisé votre motion sur ce dossier où - comme l'a relevé aussi M. Stauffer - il y a à boire et à manger. Je n'ai pas lu ce dossier, cela ne m'intéresse pas spécialement. En revanche, ce qui m'intéresse est que la justice genevoise fonctionne bien et qu'elle ait les moyens de bien fonctionner. Je vous propose donc de regarder ce problème dans son ensemble, s'il y a un problème. Mais pour cela, on a besoin d'avoir des chiffres et pas seulement une affaire que tout d'un coup quelqu'un sort parce qu'il y a des relais médiatiques plus ou moins importants.

M. Claude Marcet (UDC). Quand j'entends certains propos, je me dis qu'Héraclès a pu nettoyer les écuries d'Augias en détournant le fleuve Alphée, mais je ne sais pas si le Rhône lui suffirait actuellement pour nettoyer tout ce qu'il y a à nettoyer dans ce canton ! (Exclamations.) Mesdames et Messieurs, je vous rappelle que vous n'êtes pas ici pour défendre vos petits copains politiques, mais pour assurer une gestion saine de l'ensemble de cette communauté !
Alors, je vais vous lire certaines lettres. Lettre d'un avocat genevois: «Dans ce contexte, j'ai écrit au juge d'instruction, puis j'ai effectivement accompagné la personne devant être entendue et qui l'a été. Lorsque, plus tard, j'ai lu que cette affaire connaissait de curieux rebondissements, j'ai cherché à retrouver ce dossier à l'étude. Ne le trouvant pas, j'ai pris contact avec le juge d'instruction, lequel m'a indiqué qu'il n'avait aucune trace de mon intervention.» Est-ce que c'est normal dans une justice qui fonctionne ? Non.
Deuxième lettre. Un avocat - pas le même, ils ne se connaissent pas - peut confirmer que, lors de l'audience qui s'est déroulée à Genève, «Mme le juge d'instruction Etc.», alors en charge de l'enquête pénale, a déclaré avoir reçu des documents bancaires de la part de «M. Etc.», en audience. En 1999, des documents bancaires concernent un montant de 24 milliards, provenant des systèmes développés par M. Ferrayé. Toutefois, concernant ces mêmes documents bancaires, «Mme Etc.g» a précisé, avant la fin de l'audience: «Je ne vous ai rien dit.» Lettre d'un avocat signée ! Le dossier, à l'époque, comporte sept classeurs, pourquoi n'en reçoit-elle que quatre ? Je cite: «Le dossier que j'ai consulté n'est ni classé, ni numéroté, de sorte qu'il m'est impossible de savoir où commence et où finit réellement cette procédure.» Est-ce que c'est normal ? Non.
Je poursuis: «Dans ces documents que vous m'avez soumis, je n'ai trouvé aucune trace d'aucun procès-verbal de la perquisition, ni aucun bordereau détaillé de pièces. Le rapport de police du 8 février 1996 fait pourtant état du fait que des documents ont été inventoriés, mais seule figure au dossier une liste sommaire.» Est-ce normal ? Non. «Je n'ai trouvé aucune trace non plus des documents saisis chez «Tartempion», auxquels ce dernier s'est référé tout au long de sa déclaration à la justice.» Excusez-moi, Mesdames et Messieurs, mais si cela n'est pas un dysfonctionnement grave de notre justice, je suis archevêque de Canterbury !


Le président. Monsieur le député, je vous félicite de cette prestigieuse ascension dans la hiérarchie ecclésiale. La liste est close, il reste à entendre MM. Pascal Pétroz et le président du département des institutions. Monsieur Pétroz, je vous donne la parole et j'en profite pour vous souhaiter un bon anniversaire. (Applaudissements.)



M. Pascal Pétroz (PDC). Merci, Monsieur le président, pour vos aimables paroles. Monsieur Marcet, je vous respecte beaucoup, je sais que vous êtes un homme de parole, vous êtes quelqu'un de bien. Par conséquent, point n'est chez moi la volonté de vous critiquer personnellement. Cela étant, il faut se rappeler dans quel cadre institutionnel nous nous trouvons. Nous avons un principe cardinal à Genève qui est la séparation des pouvoirs et nous avons comme principe de ne pas refaire les procès dans notre parlement et de ne pas évoquer les affaires judiciaires qui ont été jugées ou qui sont en voie de l'être, car ce n'est pas notre rôle. Notre rôle est de voter des lois, d'élaborer un budget et de rester strictement dans les compétences que nous confèrent la constitution et la loi.
M. Ferrayé a peut-être raison, mais je n'en sais rien, je n'y étais pas et vous non plus, et personne dans cette salle ne peut prétendre connaître la vérité sur cette affaire. Peut-être que vingt classeurs fédéraux ont mystérieusement disparu, je n'en sais rien et personne ici ne le sait. Ce que je sais, c'est que nous n'allons pas parler de trente classeurs fédéraux, car, si nous commencions à entrer dans ce genre de débat, nos sessions dureraient trois semaines d'affilée.
Respectons la séparation des pouvoirs. Ce que le Palais et le pouvoir judiciaire font est une chose, ce que nous faisons ici en est une autre. Quand quelqu'un n'est pas content d'une décision de justice, il dispose de voies de droit, il peut aller à la Cour de justice, en matière civile ou en matière pénale et il peut aller au Tribunal fédéral. Et, s'il n'est pas content du comportement de ces magistrats, il peut saisir une instance qui s'appelle le Conseil supérieur de la magistrature et qui a précisément pour but de sanctionner les manquements éventuels d'un magistrat. C'est dans ce cadre-là qu'il convient d'agir et non pas devant notre Conseil. Mais, si M. Ferrayé s'estime avoir été lésé, il lui appartient de saisir le Conseil supérieur de la magistrature d'une plainte dûment motivée, et c'est dans ce cadre que le débat se fera. Parce qu'on doit débattre là où il le faut, et non dans des endroits qui n'ont pas pour compétence de débattre de ce genre de questions.
Merci, Monsieur Marcet, d'avoir posé cette question, c'est un débat intéressant. Cela étant, le groupe PDC rejettera votre motion. Non parce que la question ne mérite pas d'être traitée, mais parce elle ne doit pas être traitée ici.

M. Laurent Moutinot, conseiller d'Etat. Les propos que M. Marcet a tenus à l'égard de votre parlement, à l'égard du Grand Conseil et à l'égard du pouvoir judiciaire ne sont pas acceptables. Nos institutions ne fonctionnent pas sur le copinage, sur le vol de dossiers, sur la combine ou sur des pratiques de république bananière. Cela n'est pas le fonctionnement global des institutions.
S'il arrive, dans un dossier, à l'égard d'un magistrat, à l'égard d'une affaire ou d'une autre, qu'il y ait un dysfonctionnement, alors, il y a en premier lieu les voies de recours, puisque nous sommes dans le domaine judiciaire.
En second lieu, la dénonciation des manquements des magistrats au Conseil supérieur de la magistrature.
En troisième et dernier lieu, il y a effectivement l'enquête parlementaire. Encore que, dans l'intervalle, il y a la haute surveillance du Conseil d'Etat. Il y a ces armes-là.
Mais il n'est possible de mettre en oeuvre ces armes que lorsqu'il y a véritablement une suspicion claire et précise, ou qu'il y a eu dans un cas clair et précis un comportement inacceptable. On ne peut pas venir nous dire qu'il y a un vaste complot auquel nous participerions tous - vous qui élisez les juges, nous qui les surveillons et eux qui jugent - et qui vise en permanence à ce que les dossiers se perdent au Palais de Justice ou que les décisions soient rendues par copinage. Monsieur Marcet, vous jetez un discrédit inqualifiable sur nos institutions et sur celle-là même à laquelle vous appartenez.
Bon nombre des pièces que vous citez ici ont précisément fait l'objet d'examens à un moment ou à un autre, par une institution de recours - pas forcément cantonale, d'ailleurs - puisqu'un certain nombre de ces procédures ont été traitées au niveau fédéral ou se sont déroulées dans d'autres pays. Il y a dans cette affaire un amalgame intolérable entre des éléments certainement exacts... Je dois vous dire que j'ai vu des dossiers qui se perdaient au Palais de justice où personne n'avait le moindre intérêt à ce qu'ils se perdent, mais parce qu'ils étaient restés bêtement coincés dans l'ascenseur ! Cela arrive aussi...
Entre des faits précis et un montage qui tend à dire que les professeurs sont éminents, les Italiens charmeurs et les politiciens pourris - comme c'est logique et cela correspond, dit-on, à la sagesse populaire ! - l'on finit par accréditer cette thèse détestable selon laquelle nous vivrions dans une république bananière. Or, quelles que soient les opinions divergentes que nous avons les uns et les autres dans cette enceinte, j'ai la certitude que ce parlement et ce gouvernement ne sont pas formés de citoyens et de magistrats qui se comportent de manière bananière.
Par conséquent, je vous demande de rejeter avec la plus extrême fermeté la motion qui vous est proposée. (Applaudissements.)

Mise aux voix, cette proposition de motion est rejetée par 62 non contre 9 oui et 7 abstentions.  

Commentaire n° 83 posté par Zapatrick le 23/06/2006 à 23h32
@ Roger, au risque de te déplaire je suis bel et bien élève en école d\\\'ingénieur. Je suis également français même si mon nom de famille est italien. Je ne te ferais pas l\\\'affront de photocopier et ma carte d\\\'identité et ma carte d\\\'étudiant (ainsi que ma carte d\\\'électeur, encore bien candide qui n\\\'a pas pu voter en 2002). Ce n\\\'est pas en me dénigant sur ma nationalité que tu trouveras le moindre poids. Si tu veux voir ma tête de chevelu/linuxien tu peux même la trouver ici :  http://etudiant.enserg.fr/trombi/1a_0506.htm .

Mon école est une école d\\\'électronique comme tu pourras le voir, et je ne pourrais pas, dans deux ans, sortir et monter la moindre entreprise utilisant les produits du libre car ils seront de fait incompatibles avec les produits qui inondent déjà le marché.

En tout cas, je ne vais pas baisser les bras. J\\\'ai rencontré des gens contre ce projet de loi, des gens formidables, ouverts et justes. Des gens humanistes (dont Richard Cazenave fait partie). Ce ne sont pas les verrous numériques qu\\\'on veut nous imposer qui arréterons le progrès. Et qui feront croire qu\\\'il y a un équilibre entre l\\\'industrie et le consommateur. Où est l\\\'auteur dans ce cas là ?

J\\\'invite tout le monde, dans la semaine qui vient, à appeler son député, et à discuter avec lui de DADVSI, soit pour lui proposer des arguments, soit pour lui demander s\\\'il a compris ce qu\\\'il vote. Le cas échéant lui demander des explications, et les garanties sur le fait, dans 5 ans d\\\'avoir des lecteurs pouvant lire les fichiers DRM d\\\'aujourd\\\'hui ainsi que les fichiers qu\\\'on produira sans DRM. S\\\'il vote aveuglément sans rien avoir compris, sans écouter les experts de l\\\'informatique (Sun Microsystem pour être objectif) alors le député devra assumer ses gestes.

La démocratie c\\\'est également ça : les gens pour qui on vote doivent être à l\\\'écoute de tous. Pas seulement des plus nantis.

Enfin, j\\\'invite tous les chambériens et les savoyards désireux de faire de la résistance (et oui,  Roger, je suis un paysan en plus d\\\'être étudiant franco-italien)  s\\\'ils le désirent à prendre contact avec moi (cherchez FrihD dans votre moteur de recherche favori).

Mes sincères et libres salutations

--FrihD (Di Cioccio Lucas)
Commentaire n° 84 posté par FrihD (Di Cioccio Lucas) le 23/06/2006 à 23h34
Bonsoir,

Pour le Sénat un début d'explication là : http://club.senat.fr/accueil.php
Un partenaire que tout le monde connaît :(

Monsieur le Député, malgré la relecture de ce texte, quels arguments avez vous pour nous expliquer le racket de la Sécurité Social par V.U et consors?!?
J'ai mal lu?

Un couillon qui a fait son choix pour 2007!

Cordialement
Commentaire n° 85 posté par Valente le 23/06/2006 à 23h39

M. le Député,


Si vous pensez sérieusement que DADVSI n\\\'est pas une loi absurde et dangereuse, je vous conseille vivement de lire le texte de Michael Goldberg sur le sujet. Ce n\\\'est pas un de ces "pirates" que vous fustigez, mais un SOCIETAIRE DE LA SACEM, et son texte est d\\\'un bon sens évident.


Il se trouve à l\\\'adresse suivante :


 http://michael.goldberg.free.fr/balivernes/index.php?2006/06/15/7-chere-amie-lectrice-cher-ami-lecteur&cos=1


Pour continuer à soutenir DADVSI après avoir lu ce texte intelligent et pertinent, il faut être payé TRES CHER par Universal...

Commentaire n° 86 posté par G.T. le 23/06/2006 à 23h41
\\\'On ne discute pas avec une brouette, on la pousse\\\'
Roger \\\'sait\\\'. Laissons le \\\'savoir\\\' et tomber de haut quand il verra la vanité et l\\\'inanité d\\\'une DADVSI
Puisque vous acceptez le rdv dans 5 ans, je vous fais une prédiction sur ce qui se passe d\\\'ici là. Les internautes se tournent en masse vers le p2p cryptés, les ministéres de l\\\'intérieur et de la culture trouvent des crédits (je ne sais pas ou) pour permettre à la police de les démasquer. La police perd son temps. Pendant ce temps, de fausses entreprises servant de nez à des groupes de consommateurs utilisent tous leurs recours devant la fameuse autorité de régulation devant laquelle ils ne peuvent se présenter individuellement. Le premier procès contre un téléchargeur a lieu, les experts techniques pointent les doutes et les approximations de la traque policière et le prévenu est acquitté. Un autre procès passionne la France au même moment : une histoire d\\\'espionnage industriel par Microsoft via ses DRM, bombe à retardement. Un truc du même genre que Lotus notes vs. Gouvernement suédois (Lotus notes donnait à la CIA 128 bits sur les 256 de la clef de cryptage de ses messages). Le procès s\\\'oppose dans ses conclusions à certaines dispositions consacrées par la DADVSI. Menace de jurisprudence ? Apple prend peur et ferme son iTMS en France. Le parlemet fait mine de vouloir réviser la DADVSI... ah zut, il ne peuvent pas, ils sont pieds et poings liés avec les lobbys auxquels ils ont déjà vendu leur âme une fois.... zut alors...
Roger, je vous le répète : tout cela, nous le verrons dans un futur proche.
Maintenant, je pousse la brouette...

Ah, et puis être spécialiste en généralités, ça sert : sans être cryptologue, on devine que le p2p crypté utilise du codage assymétrique.
Commentaire n° 87 posté par ALHB le 24/06/2006 à 00h27

@Lucas Le "pseudo" était plutot à mettre à l'école d'ingénieur, je sais très bien où tu es, pas la peine de t'afficher (je sais que tu aimes ca mais c'est pénible). Et je ne dénigre en rien ta nationalité, juste ta pseudo école d'ingénieur, tes opinions, tes prises de positions et tes arguments anti-DADVSI.


Cela fait plusieurs mois déjà que tu rabaches les mêmes arguments anti-DADVSI primaires un peu partout du genre "les artistes sont contre la loi", "les entreprises sont contre la loi" "tous les pays sont contre la loi" "avec la loi DADVSI c'est la fin du libre". On t'a souvent expliqué que ça ne tenait pas debout, mais tu continues dans la caricature, c'est dommage.

Commentaire n° 88 posté par Roger le 24/06/2006 à 00h39

"Ah, et puis être spécialiste en généralités, ça sert : sans être cryptologue, on devine que le p2p crypté utilise du codage assymétrique."


Les écoles généralistes te font croire que tu connais un peu tout...mais :


Ce qui est dommage pour toi c'est que le cryptage asymétrique est loin d'être généralisé à tous les p2p cryptés


Tu aurais été dans une école spécialisée en moteur de recherche, tu l'aurais su...

Commentaire n° 89 posté par Roger le 24/06/2006 à 00h50
Je ne vois aucune assurance dans ce texte de loi pour ceux désireux de faire des travaux sans DRM, d\\\'avoir des lecteurs compatible no-DRM dans l\\\'avenir (on sait bien qu\\\'il y a tout un tas de fichiers compatibles qui trainent, et traineront toujours, qui font perdre de l\\\'argent... comment les faire disparaître ? en empéchant la lecture des fichiers non protégés).

Ensuite, vu les pratiques de Microsoft et celles d\\\'Apple dans l\\\'informatique, vu les pratiques de la Sacem et celles des majors de la musique, je suis en droit de m\\\'inquièter et de faire part de mes inquiètudes, au même titre que les 160 000 et quelques signataires de la pétition eucd.info .

Oui j\\\'aimerais qu\\\'on me rassure mais les différents acteurs qui ont participé à ce projet de loi, ainsi que leur manière d\\\'agir m\\\'ont vivement inquiétées. Sans entrer dans les détails techniques du projet de loi, la manière dont celui-ci a été voté jusqu\\\'à présent n\\\'est pas à mon sens un exemple de démocratie qui fonctionne :
- un blog "d\\\'expression libre et de débats" censuré
- des cadeaux à l\\\'Assemblée Nationale
- une procédure d\\\'urgence qui met une mauvaise ambiance, alors que la nation n\\\'était pas en danger, non ?
- s\\\'il y a urgence c\\\'est que c\\\'est important, toutefois on délibère juste avant noël avec moins de 100 députés sur les bancs
- un Ministre qui ne tient pas sa promesse, alors que comme cela à très bien été dit : 55 nouveaux amendements ça fait beaucoup

Déjà à ce niveau là, j\\\'estime qu\\\'il y a un malaise.

Enfin, au niveau des DRMs, le numérique est un moyen de sauvegarder les contenus. Mais 70ans après la mort des enregistrements DRM, ils auront beau être dans le domaine public (si la loi ne change pas à nouveau), il n\\\'y a aucun garde-fou qui m\\\'assure que ces fichiers seront lisibles. On a beau me dire de ne pas m\\\'inquiéter et de faire confiance aux grands industriels, mais je ne sais pas pourquoi il y a quelquechose qui me pince. Il n\\\'y a aucune commission d\\\'éthique & sécurité qui s\\\'est penché là dessus. Pourtant dans mon école d\\\'ingénieur pourrie y\\\'a une charte éthique.

Et tout cela n\\\'est pas une caricature, c\\\'est un scénario tout à fait possible avec ce texte de loi (où est-ce que mon scénario ne marche pas ?). Dès lors, je trouve qu\\\'il y a un malaise.

Pour en revenir à ce que fait mon école (l\\\'enserg), si elle ne te plait pas, contente toi d\\\'appeler notre directeur et de lui faire part de ton avis sur l\\\'enseignement pratiqué et de tes craintes sur les convictions politiques de ceux qui en sortent. Si mon diplôme prend de la valeur je ne vais pas t\\\'en vouloir (tu peux aussi appeler la CTI pour leur proposer de donner des "pseudo-diplomes"). J\\\'espère, ma foi, que tu n\\\'es pas le Roger président de l\\\'imag car on dirait que tu as fait tout un dossier sur moi, et cela, oh non ça ne me rassure pas. Au contraire ça me prouve bien que les gens qui prônent les DRM à tout-va n\\\'accordent aucune importance à la vie privée des gens. (je mets en gras pour que ça attire l\\\'oeil)

Enfin, je hurle depuis novembre, mais trouve-moi les endroits où j\\\'ai généralisé le fait que les artistes, les entreprises, les pays sont contre DADVSI. Au contraire j\\\'ai même dit que ça arrangerait les fabricants de matériel éléctronique (pourtant ça me ferait un bon gagne-pain de développer des puces DRM sans me soucier de l\\\'utilisation des données récoltées). Ce n\\\'est pas mon genre de généraliser, je suis plutôt de ceux qui pointent du doigt (oui, on a tous nos petits défauts).

Tu noteras que je n\\\'ai pas ici parlé de Logiciel Libre.

En attendant, au moins, de savoir qui tu es, puisque tu es très renseigné sur moi il parait (mail, sms, irc etc.. à mon avis tu dois avoir tout ce qu\\\'il faut pour me joindre et m\\\'expliquer, texte à l\\\'appui où sont les gardes-fous).

Mes salutations

--Lucas
Commentaire n° 90 posté par Lucas le 24/06/2006 à 02h24
C'est courageux d'étaler sa mauvaise foi comme ça, sur un blog  : bravo.
Il faut dire que vous vous êtes bien entraîné à l'Assemblée Nationale ces derniers mois.

Bravo aussi pour votre mission de trois ans "exceptionnelle par sa durée"!
Trois ans d'impréparation pour déposer un texte baclé à l'Assemblée, auquel s'ajoutent les méthodes du trio gouvernemental RDDV+de Villepin+Sarkozy  pour limiter les débats et empêcher tout travail de fond sur ce texte.

Quant aux "enjeux économiques et culturels considérables", tout le monde aura remarqué que vous aviez tendance à assimiler les 2nds aux 1ers, au détriment de l'intêret général.
Commentaire n° 91 posté par antistress le 24/06/2006 à 03h49
Que vois-je ??? Député de la Nation ? Vous qui baissez votre calçon devant les multinationales américaines qui sont désormais aux portes de notre pays ?

Laissez moi vous dire cher monsieur, que j'ETAIS un partisan de droite acharné. Pour moi, la droite ETAIT notre seule opportunité en terme d'économie industrielle. Mais désormais, suite au chaos de la crise du CPE, et maintenant cette loi et ses déboirs, qui prouvent au peuple entier que notre démocratie est aujourd'hui bien morte, mon orientation politique change du tout au tout.

RDV 2007... l'amende sera salée.

Tout a été dit, il n'y a rien a ajouter....
Commentaire n° 92 posté par doggod le 24/06/2006 à 10h58
alors là monsieur le député ou plutot l\\\'enputé vous faites fort
 à quand que votre putain de gouvernement vas comprendre de cesser de faire chier toujours la meme classe de société
.àquand une liberté d\\\'expressions pour tout le monde ,
à quand la taxe sur vos salaires ,
à quand la taxe sur vos logements secondaires .
Cessez votre job car tous autant que vous etes politiciens il vous faut un deuxième trou du cul .
J\\\'enmerde la société , j\\\'enmerde votre gouvernement
. Tout ce que vous allez gagner c\\\'est de déclarer une guerre contre le peuple français une révolution souvenez vous les émeutes de l\\\'année dernière  .
Vous etes des petis malins derrière votre fauteuil " tiens on décide la loi pour le 30 juin 2006 " et hop avant les départs de vacances les français ne suivront pas trop l\\\'affaire mais dites vous une chose monsieur le berger les moutons vont  sortir de leur prairie et vont venir vous faire votre deuxieme trou du cul .
l\\\' etre humain est un loup qui ressemble à l\\\'homme bèbèbèbèbèbèbèèèèèèèèèèèèè
Commentaire n° 93 posté par GG le mouton le 24/06/2006 à 12h17

Eh bien moi je dis bravo à Vanneste, il a su garder mes droits d'auteurs, moi qui suis un petit artiste qui essaye de s'en sortir.


Messieurs qui meuglaient vous n'êtes que des égoistes qui comprenaient pas que chaque bien doit avoir un prix !!!

Commentaire n° 94 posté par luigio le 24/06/2006 à 13h12
luigio=> quels droit d'auteurs? Son nom est trompeur, la dadvsi ne concerne que les droits voisins aux droits d'auteurs, en aucun cas les droit d'auteurs..

tiens, d'ailleurs, voila ce qu'on lit dans "le point", aujourd'hui:
TF1 s’assied sur les droits d’auteur
TF1 a obtenu des députés et des sénateurs, réunis en commission mixte paritaire hier, l'introduction d'un amendement inédit autorisant les chaînes de télévision à diffuser gratuitement des extraits de musique sans passer par la case droit d'auteur! Quelques centaines de milliers d'euros par an d'économie pour elles, mais autant de pertes pour les auteurs.

et ce n'est que le debut, parceque dès la loi votée, j'espere bien que toutes les associations que cela concerne vont s'attaquer au probleme de la redevance sur la copie privée; qui n'auras plus lieu d'être...
Il est plus qu'incertain que la dadvsi mette fin aux réseaux de téléchargement alternatifs (après tout, en plusieurs années, le dmca n'y a pas reussis aux US, toutes les autres transposition de l'EUCD en europe n'y sont pas arrivés non plus)
Mais quelque chose me dit que ceux qui sortent vainqueurs de cette affaire, si ce n'est pas les internautes, ce ne seras surement pas les artistes non plus...
Commentaire n° 95 posté par Bastien M. le 24/06/2006 à 13h31
@Lugio

M. Vanneste n'a rien préservé de vos droits !!

Hier j'étais prêt à contribuer à la création via une licence légale.
Aujourd'hui, au vu de la parodie de débat que le vote de DADVSI aura été, je dis : tant pis pour vous, je passe sur les réseaux cryptés.
Vous avez craché sur 56 millions d'euros par mois ... C'est votre droit. Mon droit, c'est de m'adapter en conséquence ...

Bon courage ... l'artiste ...
Commentaire n° 96 posté par harakiri26 le 24/06/2006 à 16h01
Monsieur Vanneste,

En plus d'être de mauvaise foi, vous vous en vantez.. Ne dit-on pas "la meilleure défense c'est l'attaque", me direz-vous... En effet. Taxer less autres d'irresponsabilité, leur faire porter un chapeau bien trop lourd pour leur tête, cela vous permet de mieux camoufler vos propres mesquineries.

Car ce sont bien des mesquineries. Sous couvert de protection des droits d'auteur, sous couvert de protection de l'économie, vous ne faites que protéger les intérêts de quelques groupes industriels francais déja bien aisés... Ce projet de loi va-t-il profiter aux auteurs, aux interprètes, aux techniciens, aux artistes ? non. Ce projet de loi va-t-il profiter aux producteurs, aux managers, aux maisons d'édition? Oui, à condition qu'ils ne soient pas indépendants.

Votre parti s'est fait élire en 2002 sur un rpogramme qui insistait sur la "fracture sociale". Il est vrai que l'élection était nécessaire, face à un Le Pen enorgeuilli par son passage au deuxième tour. Mais est-ce une raison pour ne pas suivre vos engagements? Est-ce une raison pour faire n'importe quoi avec les institutions démocratiques ? (qui n'ont d'ailleurs de démocratique que le nom...le principe même de commission mixte paritaire est totalement antidémocratique ! )

Je ne vais pas m'étendre beaucoup plus sur ce point, car mon temps est précieux, et je sais pertinemment que vous ne prendrez pas le votre pour lire la moindre ligne de cette page.... mais sachez que je vous communique mon plus profon mépris !

Encore une fois, rappelez à vos collègues de l'UMP que les électeurs ne sont pas des moutons sans mémoire ...
Commentaire n° 97 posté par Protégé par DRM le 24/06/2006 à 18h49
@ lugio

Rappele toi que la lame de fond va dans le sens d'une plus grande ouverture des échanges en ligne.Cette tendance est irréversible. On n'arrêtera pas ce  "mini-tsunami".

La répression a échoué partout où elle a été tentée !
 
Aux États-Unis, en Suède et partout ailleurs... Gageons que la prochaine loi française sur ce sujet sera élaborée, comme en Suède, sous de meilleurs auspices... Que de temps perdu... Et que de dommages potentiels entre temps...


En attendant, les consommateurs-internautes seront bel et bien sous surveillance permanente, si la loi DADVSI est votée.

En effet, suite de la réunion de la CMP, le sous-amendement de la Sénatrice Marie-Christine Blandin visant à interdire les logiciels d'espionnage dans les DRMs, qui avait été adopté par le Sénat, contre l'avis du gouvernement, a été supprimé ...

Je constate M. le Rapporteur Vanneste se garde bien de nous en parler ... Et je me demande bien pourquoi ?
Commentaire n° 98 posté par Alex le 24/06/2006 à 18h51

de toute façon je vois pas ou est le problème...


moi j'y comprends strictement rien mais bon à priori on est tenu par nos engagements européens et on sait tous ici que nous avons été condamné plusieurs fois pour non transposition de cette (diabolique) directive mais aussi qu'une nouvelle directive sur ce sujet est en cours de préparation par la commission rendant les projets de la CMP déjà obsolètes...


beaucoup de bruit pour rien??


c'est plus à l'Europe qu'il faudrait se plaindre plutôt qu'au rapporteur... mais bon faut bien trouver un bouc émissaire: l'europe c'est si loin...

Commentaire n° 99 posté par charly le 24/06/2006 à 19h54
@Charly

C'est archi faux ce que vous écrivez.
Il était tout à fait possible de transposer cette fameuse Directive Européenne, sans en durcir le contenu au profit des Sociétés de l'Industrie Musicale, au détriment du Droit d'Auteur, que l'on prétend induement défendre, mais aussi au détriment du droit des Internautes et des consommateurs.

SVP, ne faites plus de telles affirmations avant de vous êtes renseigné sur la question, puisque vous déclarez vous même ne rien y comprendre.

Il ne s'agit aucunement de "beaucoup de bruit pour rien".
Commentaire n° 100 posté par Alex le 24/06/2006 à 20h18

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