Sur la CMP Immigration, Mariani, Amara, Fillon et l'ADN...
A la veille de l’examen en Commission Mixte Paritaire (CMP avec 7 sénateurs et 7 députés) du projet de loi sur l’Immigration et le droit d’asile, vous trouverez ci-dessous la quatrième partie (I, II et III) de ma réflexion au sujet de ces trois lettres qui décidément fâchent…
Le recours au test ADN aura lui-même été un test intéressant et il faut en remercier mon collègue MARIANI. Il a permis d’évaluer l’affligeante nullité dans laquelle était tombé le débat politique en France, sans doute en raison de la domination des médias audiovisuels, de leurs images et de leur rythme si peu propice à la réflexion.
Il se peut que l’amendement ait été lancé comme un signal politique ciblé. La présence des tests ADN dans le corps du texte initial aurait moins attiré l’attention et sans doute moins suscité la polémique. Il se peut que l’emploi du mot « détail » par le Premier Ministre soit un clin d’œil dirigé vers un certain public, et, dans ce cas, on ne peut que le déplorer. C’est un fait en tout cas que le mot « dégueulasse » employé par un ministre à propos des tests ADN est à la fois inapproprié au sujet, insultant pour les démocraties qui les utilisent, et tout à fait indigne des fonctions de l’auteur.