La justice s'écroule... Ce n'est pas un avertissement mais une confirmation...
Le drame du petit ENIS inspi re de nombreux témoignages. Si le citoyen que je suis partage avec modestie la peine de ces proches qui souffrent, l’homme public entend avoir une réflexion politique sur le rôle de
Libres et responsables, tels devraient s’affirmer avec fierté les citoyens d’un état de droit, d'une République, une Démocratie, libres de déterminer ensemble la politique de la Cté, d’en définir le Bien Commun, de l’exprimer par la loi et d’obéir à celle-ci en assumant ainsi leur responsabilité et en subissant légitimement la peine prévue pour lui avoir désobéi.
C’est Jean-Jacques ROUSSEAU qui affirmait avec raison : « J’aurais voulu vivre et mourir libre, c'est-à-dire tellement soumis aux lois que ni moi, ni personne, ne pût en secouer l’honorable joug ». Il est aujourd’hui nécessaire de rappeler : pour un républicain, obéir à la loi, c’est obéir à soi-même. Lui désobéir, c’est se trahir.
Alors on peut expliquer, comprendre, excuser la désobéissance, mais il faut dans le même temps indiquer avec lucidité qu’on s’éloigne de
De ce point de vue, la justice qui réprime et sanctionne honore le coupable qu’elle reconnaît responsable de ses actes et capable de modifier son comportement à la lumière de l’exemplarité de la peine. On jugera cette conception simpliste et dépassée mais ce sera alors faire un triple aveu : la démocratie est une illusion si les citoyens ne sont pas capables d’être des hommes libres. La justice n’est pas une institution qui applique la loi au nom du peuple français. La justice est une machine à rendre compatibles des comportements déviants avec l’existence de la société dans sa réalité soit en banalisant la déviance soit en la rééduquant ou en la soignant sur la base des déterminismes que les sciences auront révélés, soit en la mettant hors d’état de nuire. De fait, la multiplication des explications sociologiques ou psychologiques de la criminalité est une atteinte profonde aux fondements même de la démocratie : si la justice n est pas destinée à punir une liberté coupable c’est que l homme n est pas un citoyen libre digne de vivre en démocratie. La complicité du déterminisme sociologique et du totalitarisme dans le marxisme est assez claire, aussi claire que celle du déterminisme génétique avec le totalitarisme nazi.
Une justice digne de la république doit toujours considérer que la liberté est essentielle et l’excuse par la cause étrangère, accidentelle et seconde, sauf à nier chez une personne sa pleine humanité.
A citoyen libre, magistrat libre lui aussi qui doit assumer sa responsabilité d’avoir à appliquer la loi dans l’esprit qui l’a inspirée, sans se réfugier dans les explications des sciences humaines lorsqu’il condamne, ni dans le manque de moyens matériels lorsqu’il faillit à l’application de la peine. La matière a bon dos lorsque manque l’esprit qui doit veiller à la cohérence de la chaîne judiciaire. On voit que la plupart du temps, chez le magistrat distrait quant aux dates, ou qui reporte un rendez-vous parce qu’il prend ses vacances de même que chez le médecin qui prescrit du viagra à un délinquant sexuel récidiviste, il y a une défaillance humaine plus qu’un manque de moyens. Outreau après Auxerre l’avait bien souligné.