Hollande, Frêche et Vanneste...

Publié le par Christian Vanneste

Professeur de philosophie pendant de longues années, j’ai toujours exercé ma profession avec passion et il m’arrive souvent de regretter de ne plus pouvoir donner de leçons en raison de mon mandat parlementaire… Aussi c’est avec plaisir que je souhaite en donner une toute particulière à Monsieur François HOLLANDE qui me parait être un fort mauvais élève qui connaît peu de chose et cependant les mélange allégrement.

 

Si le terme de communauté peut avoir un sens dans notre République, c’est celui qui recouvre l’identité d’un groupe humain qui, outre sa culture commune, a connu la même tragédie historique et en retire une sensibilité collective. A l’évidence, les Harkis, qui ont servi la France durant la guerre d’Algérie, à la suite de tous ces Nord-Africains qui ont participé avec gloire et honneur aux guerres de la République, et qui ont dû quitter la terre de leur naissance pour échapper à une mort certaine forment une communauté qui a le droit au plus grand respect en raison de la dette que nous avons contractée à leur égard.

 

Si l’article 4 de la Loi du 23 février 2005 qui demandait que l’on accorde « à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit » a malheureusement été soustrait à la Loi, l’article 5, lui, demeure : toute injure ou diffamation commise envers une personne en raison de leur qualité vraie ou supposée de Harkis, d’ancien membre des formations supplétives ou assimilées, est interdite. C’est bien ce dont s’est rendu coupable le grand féodal socialiste du Languedoc Roussillon, qui n’a pas hésité à utiliser pour insulter les Harkis des propos nazis (sous-hommes), cyniques et particulièrement insultants pour des musulmans. (Egorgés comme des porcs).

 

Je comprends que Monsieur HOLLANDE, comme à son habitude, soit prêt à tout pour se dégager d’un soutien aussi compromettant. Qu’il le fasse donc en excluant de son parti ce personnage. Mais, qu’il évite de projeter les turpitudes de ses proches sur d’autres dans un amalgame malhonnête et honteux.

 

S’il est vrai que je ne souhaite pas l’institutionnalisation de l’homosexualité et la reconnaissance juridique d’une égalité entre celle-ci et la sexualité qui conduit au mariage, à la procréation et à l’éducation des enfants, je n’ai tenu aucun propos injurieux à l’encontre des personnes et me suis toujours contenté d’exprimer un point de vue philosophique sur les rapports entre un comportement et l’intérêt de notre société. Je considère donc tout rapprochement entre mes propos et ceux de Monsieur FRECHE comme une injure doublée d’une incroyable malhonnêteté intellectuelle.

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