Morlement correct et déclin de la société !

Publié le par Christian Vanneste

J’ai décidé de faire une recension sur ce bloc-note des différents ouvrages qui reviennent ou qui évoquent à mi-mot mon affaire : c’est ainsi qu’après avoir cité l’excellent Festivus Festivus du très regretté Philippe MURAY ou encore le très bon livre du journaliste de France 3 Eric BRUNET, Etre de droite, un tabou français, j’aimerai aujourd’hui vous parler de deux livres qui viennent tous les deux de paraître.

Le premier, qui constitue un véritable petit brûlot, est Le choix du déclin de François BILLOT (chez François-Xavier de Guibert). Monsieur BILLOT est accessoirement Président de la Fédération Banque Finance Assurance de l’UMP. Dans une première partie, il s’attache à reprendre et à développer les thèmes chers à Nicolas BAVEREZ, puis dans une deuxième partie, il revient sur l’effondrement moral que subit notre Nation.  Et c’est ainsi que dans un chapitre intitulé « la loi au service du déclin moral », il raconte ma mésaventure. Je cite (page 192).

« Grande radio nationale, décembre 2005. Journal du soir. Le journaliste indique que Christian Vanneste, député du Nord, est condamné pour propos homophobes. Dans la foulée de cette information, le même journaliste indique que trois chanteurs de rap, attaqués en justice pour de douces et tendres paroles dans leurs poétiques chansonnettes, étaient purement et simplement relaxés.

Qu’avait dit Christian Vanneste ? Quelques phrases dans un débat parlementaire extrêmement long. Quelques formules de bon sens, un peu d’humour : pas de quoi révolutionner la planète. Les juges s’appuyant sur la loi ont lourdement sanctionné le député Vanneste.

Qu’avaient dit réellement les rappeurs ? les mots employés sont tellement violents, dégradants, ignobles que je préfère m’abstenir de les reproduire ici. Les juges s’appuyant sur la loi ont relaxé les rappeurs.

Cette affaire est révélatrice de l’état de la loi, de la justice et des juges quant aux valeurs morales défendues ou prônées par notre société.

Un député, représentant la Nation tout entière, est lourdement sanctionné pour quelques phrases qu’il a le droit imprescriptible de prononcer, car c’est sa liberté, et avec lesquelles il exprime son opinion, qui doit, comme toute opinion, être respectée. Une loi liberticide lui retire ce droit.

Un groupe de rappeurs, ne représentant qu’eux-mêmes, mais dont le mode de communication leur donne accès au plus grand nombre, se permet d’attenter à la dignité de la personne humaine en général et des femmes en particulier, qui représentent tout de même la moitié de la population française... En toute liberté. »

Percutant...

Le deuxième est l’œuvre d’un grand journaliste au Figaro Magazine, et auteur à succès : Jean SEVILLIA. Ce dernier vient donc de sortir son dernier opus, après Historiquement correct et Politiquement correct, Moralement correct (chez Perrin). Pour lui, quelque chose s’est détraqué dans notre société. Et de nous citer une série de petits faits, agrémentés de nombreux chiffres... Et, finalement, lui aussi de faire un constat en s'appuyant sur ma condamnation (page 77).

« En un temps où la faculté de raisonnement a régressé et où la liberté de parole est encadrée, les mots doivent être maniés avec circonspection. Nul ne pouvant être réduit à sa sexualité, considérer que l’homosexualité est inférieure ne signifie pas penser que les homosexuels sont inférieurs. L’homosexualité ne constitue pas une identité, il convient de n’emprisonner personne sous cette étiquette : il est donc possible d’aimer quelqu’un avec son homosexualité, sans pour autant aimer cette homosexualité.

« Si on la poussait à l’universel, ajoutait cependant Vanneste, ce serait dangereux pour l’humanité. » Une évidence : la relation homosexuelle est par définition stérile, alors que la relation entre un homme et une femme, fût-ce potentiellement, demeure porteuse de vie. Pour cette raison, l’homosexualité et l’hétérosexualité ne sont pas de même nature. Dresser ce constat objectif depuis la loi de 2004 devient périlleux.

Alors que la société française, en une vingtaine d’années, a, à la fois, intériorisé et extériorisé la banalisation de l’homosexualité, d’aucuns continuent d’alerter contre une « homophobie » [néologisme absurde du point de vue de sa construction est entré dans le dictionnaire en 2003. Bel exemple de promotion linguistique par le canal du terrorisme intellectuel], dont l’invocation sert de leurre : il s’agit de préparer le terrain aux bouleversements que représenteraient le mariage homosexuel et le droit à l’adoption par les homosexuels. »

 

 

A lire d’urgence !

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