La sécurité routière n'a pas de prix.

Publié le par Christian Vanneste

J’ai lu avec beaucoup d’attention le dernier éditorial de la Présidente de la Ligue Contre la Violence routière (ici), Madame Chantal PERRICHON, sur les conducteurs sans permis : « il est difficile de savoir combien de conducteurs en France roulent sans permis de conduire ; certains journaux croient pouvoir avancer un chiffre de 10%. Les statistiques du Ministère de l’Intérieur font état, pour 2005, de 50 000 infractions constatées. Quel que soit le nombre réel, il semble bien qu’il augmente d’année en année ». Après avoir dressé une liste non exhaustive mais émouvante des différents accidents impliquant un conducteur sans permis ayant entraîné la mort, Madame PERRICHON termine son article ainsi : « Cette liste dont la solennité est inhabituelle dans ces pages, nous la dédions à Airy ROUTIER, l’un des rédacteurs en chef du Nouvel Observateur, en réponse à son livre La France sans permis dans lequel il se vante de conduire en toute illégalité ».

 

N’ayant lu que la critique du Figaro sur ce brûlot, je tenais néanmoins à apporter tout mon soutien à l’action de la Ligue qui lutte chaque jour pour la sécurité de nos concitoyens. Le livre de ce rédacteur du Nouvel Obs –organe de la bien-pensance de la gauche parisienne- est un aveu de ce qu’il y a de plus constant dans l’attitude de la gauche : bienveillance envers les délinquants puisque l’auteur semble légitimer l’illégalité, et oubli des victimes.

 

S’il faut se réjouir que l’action du Gouvernement, pendant cette législature, ait fait considérablement baissé le nombre de morts sur la route, je pense, en revanche, sincèrement que la répression n’est pas la seule réponse. Il me semble que nous devons également encourager la « bonne conduite » en attribuant aux conducteurs respectueux des points en plus. C’était le sens d’une proposition de loi (ici) que j’avais déposée en octobre 2006 et qui a été cosignée par une centaine de collègues UMP et UDF.

Publié dans France

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Ticetac 02/05/2007 20:39

Calmez-vous mon chou... Vous allez être toute rouge pour regarder votre championne battre le minotaure ce soir.Je n'ai pas le temps de lire votre prose ce soir, je vais m'installer dans un troquet (ah cet horrible peuple qui aime les pmu) pour suivre le débat mais promis dès que j'ai du temps, je vous le consacre afin de répondre à vos aimbales sollicitations et commérages.
Bien cordialement

melydou 02/05/2007 20:14

Mes ptits hamsters au moins moi quand je dis quelquechose j'essaye de mettre les sources ... mais bon passons voici en recherchant ce que j'ai trouvé sur un blog :
"Si vous voulez vous donner la peine de lire...Le Figaro (qui a fait le relai de cette histoire) ne peut pas être soupçonné de sympathie pour Ségolène Royal. Il est donc de bonne guerre qu'il se fasse l'écho d'un conflit qui oppose Ségolène Royal à une de ses anciennes salariées, et qui fait l'objet d'un livre en librairie, en en publiant les bonnes feuilles.On peut admettre que l'électorat pourrait apprendre des choses sur la personnalité d'une candidate en voyant comment elle peut se comporter en tant qu'employeur et comment elle gère un conflit avec une ancienne salariée.On peut même sourire au choix de la photo retenue pour illustrer cet article, qui n'a manifestement pas été choisie pour sa mise en valeur du sourire de la candidate du PS aux élections.Mais là où le parti pris franchit les limites de la malhonnêteté intellectuelle, c'est in fin quand il prétend résumer les malheurs judiciaires de la candidate.En voici la retranscription intégrale :Evelyne Pathouot démissionne en 1997. L'année suivante, avec deux de ses collègues, elle dépose une plainte aux prud'hommes pour récupérer des salaires non versés. S'ensuivront dix années de procédure. Condamnée en première instance, Ségolène Royal fait appel. Evelyne et ses collègues contre-attaquent en déposant une plainte au pénal pour «travail clandestin». Ségolène répond par le biais de deux plaintes pour «procédure abusive» et «propos calomnieux», mais qui seront classées sans suite.2002 : la procédure pour travail clandestin débouche sur un non-lieu et une condamnation des anciennes employées de Ségolène Royal à une amende de 2 000 euros. Evelyne et ses collègues font appel.2005 : l'amende est annulée. L'accusation de travail clandestin, quant à elle, est rejetée. Insatisfaites de ce demi-succès, les trois plaignantes se pourvoient en cassation.Le 16 janvier 2007, succès : le jugement est annulé. Vu l'article 455 du nouveau code de procédure civile, la cour «condamne Mme Royal aux dépens» ; et, vu l'article 700, la condamne «à payer à Mme Pathouot la somme de 1 250 euros».C'est désormais à la Cour d'appel de Rennes de juger l'affaire.Un non juriste, évidemment, n'y comprendra rien, hormis que "l'amende" de l'adversaire de Ségolène Royal a été annulée et que le "succès" indiqué serait en réalité une défait de Ségolène Royal, et qu'un extrait de la décision indique que, après l'invocation mystérieuses de deux articles de loi pour faire sérieux, elle a été condamnée aux dépens et à payer 1250 euros.Le problème, c'est qu'un juriste, je vous l'assure, n'y comprendra rien non plus. Passons sur l'approximation du vocabulaire : on ne porte pas plainte aux prud'hommes, la plainte concerne uniquement les victimes d'une infraction, et les amendes en question sont en fait probablement des indemnités de procédure, mais le mot amende est connoté sanction pénale. Mais visiblement, plusieurs procédures se croisent, on ne sait pas s'il y a appel, pourvoi en cassation, ni ce qu'ont dit les juges dans chacune de ces décisions.Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose disait je crois Voltaire.Bon, alors, qu'en est-il ?Evelyne Pathout a été salariée de Ségolène Royal en tant qu'assistante parlementaire. Métier ingrat où on ne fait guère carrière et où le licenciement vient vite en cas d'élection, de dissolution ou de nomination du parlementaire à un poste ministériel. Son contrat est rompu en 1997, l'année où les socialistes remportent les élections législatives anticipées et où Ségolène Royal devient ministre déléguée à l'enseignement scolaire. Je ne sais pas si c'est lié, mais c'est bien possible. Evelyne Pathouot, estimant que tous les salaires qui lui étaient dus ne lui ont pas été versés, a saisi le conseil de prud'hommes d'une demande en ce sens. A cela, Ségolène Royal a répliqué que ces salaires n'étaient pas dus, car ils ne correspondaient pas à un travail fourni.Le conseil de prud'hommes de Poitiers a débouté la salariée et l'a "condamnée à payer 2000 euros non pas d'amende mais "d'article 700". L'article 700 du nouveau code de procédure civile permet à la partie qui gagne le procès de demander que l'autre lui verse une somme due à faire face à ses frais autres que les dépens : honoraires d'avocat, mais aussi frais de transport, de photocopie, etc... C'est l'équité qui sert de critère au juge. Une condamnation à de l'article 700 contre une salariée est rare devant un conseil de prud'hommes. La salariée fait appel et le 1er février 2005, la cour d'appel de Poitiers confirme son débouté mais décide qu'il n'y a pas lieu de la condamner à payer à Ségolène Royal une quelconque somme au titre de l'article 700. Admirons les qualités d'analyse juridique du Figaro magazine qui n'hésite pas à qualifier deux déboutés d'affilés de demi victoire... La salariée a formé un pourvoi en cassation. Grand bien lui en a pris, l'arrêt de la cour d'appel de Poitiers a été cassé par un arrêt du 16 janvier 2007, que voici.Cour de cassationChambre sociale16 Janvier 2007Cassation partielleN° 05-41.663InéditMme Evelyne PathouotMme Ségolène RoyalM. SARGOS, PrésidentREPUBLIQUE FRANCAISEAU NOM DU PEUPLE FRANCAISLA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :Sur le moyen unique pris en sa deuxième branche :Vu l'article 455 du nouveau code de procédure civile ;Attendu que pour confirmer le jugement la cour d'appel s'est bornée à affirmer que l'exacte appréciation du conseil de prud'hommes sur la situation des parties après le 31 mai 1997, résultant des éléments contradictoires qui lui étaient soumis et qui sont repris en cause d'appel, se trouve confortée par l'arrêt de la chambre de l'instruction du 24 juillet 2003 ;Qu'en statuant ainsi sans examiner les pièces nouvelles produites devant elle, la cour d'appel n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé ;PAR CES MOTIFS et sans qu'il y ait lieu de statuer sur la première branche du moyen :CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a débouté Mme X... de ses demandes de rappel de salaire pour la période postérieure au 31 mai 1997 et d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail, l'arrêt rendu le 1er février 2005, entre les parties, par la cour d'appel de Poitiers ; remet, en conséquence, sur ce point, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Rennes ;Condamne Mme Y... aux dépens ;Vu l'article 700 du nouveau code de procédure civile, condamne Mme Y... à payer à Mme X... la somme de 1 250 euros ;Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du seize janvier deux mille sept.L'arrêt est très court, c'est le moins qu'on puisse dire.Il n'aborde à aucun moment le fond de l'affaire. Il casse l'arrêt du 1er février 2005 de la chambre sociale de la cour d'appel de Poitiers qui se contente de confirmer le jugement du Conseil de Prud'hommes sans mentionner le fait que des conclusions avaient été déposées et sans mentionner les arguments soulevés en appel, ce qui est une violation de l'article 455 du nouveau code de procédure civile. Comme la cour de cassation ne peut pas juger les faits, mais que le droit, elle renvoie le dossier devant une cour d'appel, une autre bien sûr qu'elle désigne : celle de Rennes.C'est tout. Et les 1250 euros, et les dépens ?La cour de cassation fait droit au pourvoi d'Evelyne Pathouot, Ségolène Royal étant défenderesse au pourvoi. Sa condamnation aux dépens est la conséquence automatique du fait que son adversaire a obtenu la cassation : elle est la partie perdante, (on dit qu'elle succombe), ces frais sont à sa charge. Quant aux 1250 euros, c'est de l'article 700. Ici, le déséquilibre entre les moyens des parties a poussé la cour de cassation a décidé qu'Evelyne Pathouot n'aura pas à supporter seule le coût de ce pourvoi qu'elle a eu raison de faire.Cela ne préjuge absolument pas de qui, de l'employeuse ou de la salariée, aura finalement gain de cause. Mais vu les deux premières décisions rendues, le dossier de la salariée n'a pas l'air très solide. En tout cas, c'est une affaire de prud'hommes comme il s'en juge des milliers chaque année.Bref, une nouvelle affaire du type SCI La Sapinière. Il n'y a pas de quoi fouetter un chat, mais on procède par allégations obscures en saupoudrant le tout d'un peu de vocabulaire juridique employé à mauvais escient. De toutes façons, le lectorat du Fig'Mag' n'en demandera pas plus pour penser du mal de Ségolène Royal...Entendons nous bien. Je suis pour qu'on se moque des candidats (en république, manquerait plus qu'on ne puisse pas !), qu'on se gausse des néologismes, qu'on ironise sur la méthode, sur les comparaisons hasardeuses ou sur son trouble face à une question de sous marin. Le fait d'être candidat ne met pas à l'abri de la critique, fût elle virulente, fût elle de mauvaise foi.Mais inventer des scandales et des affaires douteuses là où il n'y en a pas, je trouve cela méprisable.Salut
Et pour tout vous dire Ticetac, quoiqu'elle est fait, jamais cela n'arrivera à la cheville de Sarko et de sa démagogie maladive ! Il faut être stupide pour croire que lui en a quelquechose à faire des pauvres et des démunis alors que tout ce qu'il a fait jusqu'à aujourd'hui prouve que c'est le dernier de ses soucis ! Que vous faut il de plus pour comprendre que cet homme là est nuisible ?? Vive l'état policier !! Il nous manque plus qu'une petite alerte terroriste (comme de par hasard) ...

Ticetac 02/05/2007 19:37

Franchement Mélydou, regardez dans votre camp également... C'est fou d'être manichéenne comme cela!
Quand Gremetz fonce avec sa bagnole contre un de ses adversaires... etc...
Et puis si vous voulez vraiment que l'on parle de votre championne, on peut le faire: j'ai entendu dire -et c'est malheureusement vrai- que la candidate socialiste avait eu quelques petits problèmes avec ses différentes assistantes parlementaires. déjà qu'elle ne venait quasiment jamais à l'assemblée, elle a été traînée aux prudhommes par ses assistantes successives. Bravo pour le social!

melydou 02/05/2007 17:32

CV: "la sécurité routière n'a pas de prix"
Sarko à Bercy : "la gauche c'est "faites ce que je dis pas ce que je fais"
"Le candidat Nicolas Sarkozy, les limitations de vitesse, le code de la route, les feux rouges, la ligne blanche et les contre-sens…. Auto Plus a suivi pendant plusieurs semaines, le candidat UMP à la présidentielle Nicolas Sarkozy. Durant la filature, nos journalistes ont constaté que le code de la route n'était pas le point fort du convoi sarkoziste. Mais en tant que ministre ou simple candidat, la conduite change du tout au tout, même si excès de vitesse, contre-sens, feu rouge et coup de gyrophare font toujours partie du lot ! "Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ! "  "
Source Auto Plus
La sécurité routière a un prix finalement ! Le prix de la course à l'eléction présidentielle ... il est beau le champion de la sécurité routière !!

la soeur de Bianca 30/04/2007 20:30

Au fait Louis, vous n'avez pas remarqué, Raffarin a gouverné trente ans et on ne s'en est même pas aperçu. Ca nous a semblé bien plus court. Ce que c'est de vieillir.
Barbara.