Battisti: basta!

Publié le par Christian Vanneste

Cesare BATTISTI a donc été arrêté hier au Brésil. Enfin! Il était (plus que) temps! Cet activiste d'extrême-gauche, adepte des actions violentes les plus crapuleuses, avait été condamné pour de multiples assassinats commis à la fin des sanglantes années de plomb, fin 70, par la Justice italienne. Fuyant en France, il avait bénéficié de la "solidarité d'une classe d'âges" (Guillaume PERRAULT), vivant ainsi une retraite paisible, entouré de la sollicitude d'un certain milieu littéraire et politique (ce que l'on appelle aujourd'hui la gauche caviar) fasciné "par cette résurgence inespérée des émotions guerrières de sa jeunesse". François HOLLANDE, Premier secrétaire du parti Socialiste, était même venu le soutenir dans sa prison en 2004 alors même que ce terroriste n'avait jamais eu un mot de compassion pour ses victimes ni éprouvé le moindre regret pour ses actions odieuses.

Juste avant les décisions du conseil d'Etat et de la Cour de Cassation justifiant son extradition en Italie, il avait de nouveau pris la fuite (avec quelle complicité?), au grand dam de l'ensemble de la classe politique italienne, choquée.

Sa capture est donc une excellente nouvelle pour la démocratie et pour la Justice. Il faut d'ailleurs également souligner, comme l'a fait Nicolas SARKOZY, hier sur France 3, l'excellente collaboration des polices du monde entier dans la recherche des criminels.

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Zapatrick 26/03/2007 23:05

"La presse menteuse (et/ou paresseuse) affirme que François Mitterrand accorda l’asile aux seuls exilés « qui n’ont pas commis de crimes de sang ». C’est faux. Sa déclaration solennelle devant le 65eme congrès de la Ligue des Droits de l’Homme, le 20 avril 1985 ne reprend cette nuance initiale qui figurait dans une première déclaration (22 février 1985). Pourquoi ? Parce que le pouvoir de Berlusconi qualifiait d’assassins tous les militants de gauche qui avaient appartenu à un mouvement armé pendant les années de plomb, ces années où les factieux, dont aucun n’est en prison, même pas ceux qui ont avoué, faisaient sauter la gare de Bologne avec ses voyageurs dedans. La « Doctrine Mitterrand » posait l’unique condition de renoncement à toute violence. " Maxime Vivas, post 35
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Cher Pro, il fallait vous en plaindre avant, de la décision de Mitterrand. A présent il n'est plus temps : la miséricorde divine, s'exprimant par la clémence du peuple français, a tranché pour Battisti. Nous n'avons rien à regretter : ce que cet homme est entre-temps devenu sert l'intérêt public et la paix civile.
Quant à Mitterrand, c'est tout à son honneur par exemple, d'avoir donner l'asile politique au Général Aoun après sa reddition. Pensez-vous comme il aurait été périlleux aujourd'hui pour la stabilité du Liban que la communauté chiite se retrouve toute seule dans l'opposition !... En sauvant la tête du Général, Mitterrand a probablement sauvé au Liban une guerre civile à l'irakienne, où de nombreux soldats français eussent aussi perdu la vie...
Mon cher Pro, nous sommes une grande nation, la plus grande nation du monde, la Fille aînée de l'Eglise, notre devoir partant est d'être plus généreuse, plus magnanime que toutes les autres réunies. Voyez-vous un prêtre qui se respecte expulser de son église un criminel repentant ? Pas davantage je n'admets qu'un peuple sacerdotal, où ce qui reste de ce peuple qu'était la France d’antan, s'abaisse aux politiques étroites et rancunières des satellites de l'Amérique néo-conservatrice. Non, nous représentons sur terre le gouvernement miséricordieux du Fils de Dieu qui a versé son sang pour le salut des hommes. On ne peut pas livrer Battisti, l'Italie doit le comprendre qui possède déjà le privilège d'abriter le Saint-Siège. Puisque la France ne le lui dispute plus, de quel droit nous contesterait-elle le mandat que le Bon Dieu nous a donné, pour administrer en son nom le pouvoir universel de gracier sous le rapport temporel, cependant que l'Evêque de Rome se le réserve sous le spirituel ? Ce n'est pas équitable que l'Eglise d'Italie possède tous les avantages sans  en céder un seul à sa Fille aînée ? Notre gloire et notre dignité requièrent que nous soyons libres de pardonner à qui bon nous semble, quand bien même il s'agirait d'un Saddam Hussein.
Nous sommes la Glorieuse Patrie de Jésus-Christ, s'il trône quelque part au monde c'est ici, c'est chez nous, et personne ne nous l'enlèvera ni ce mafieux de Berlusconi, ni ce fanatique de George Bush, ni cet opportuniste de Sarkozy. N'importe pour quel motif Mitterrand s'est résolu à protéger les brigadistes italiens. Leur sort une fois sa décision prise, n'appartenait plus au Président, mais au vrai Monarque du Royaume françois, Notre-Seigneur Jésus-Christ. C'est donc à lui et à lui seul, s'il le veut, de remettre aux italiens Cesare Battisti, car tant que ce dernier ne sera pas une menace pour la France, il le faudra traiter comme un hôte de notre Roi.
A Jésus tout pouvoir !
Vive Jésus-Christ et vive la France !

Pro-V. 26/03/2007 20:56

Mitterand n'a pas du tout donné sa parole pour Battisti.en effet il a accordé l'asile en France...mais pas à des auteurs de crimes de sang (il l'a spécifié). Or Battisti a tué quatre personnes.De toute manière je n'aurais pas pleuré si on n'avait pas respecté la parole de Mitterand, ce fourbe parmi les fourbes.

Zapatrick 26/03/2007 01:17

Pas un jour, Tic et Tac, tous les jours je pars en croisade.
Et c'est bien pour l'amour du Christ et de la France que je défends, non pas les actes que l'on impute à Battisti, mais les promesses que notre Nation lui a faites.
Je ne sache pas que les gouvernements de droite ni les magistrats ni le peuple français se soient élevées durant 14 ans contre la décision du Président Mitterrand.
Par conséquent il n'est pas de plus juste opinion, que de considérer, non pas au regard de la loi mais au regard de la démocratie, les engagements formulés par le Président comme un acte tacitement avalisé par la volonté souveraine du peuple français.
C'est une question à la fois d'honneur et de responsabilité : quels que soient les actes commis par Cesare Battisti, celui-ci n'est plus le même homme qu'il était autrefois ; conformément aux engagements qu'il a pris envers la République, il a non seulement renoncé à la lutte armée, mais également aux discours idéologiques qui la magnifient, il a fondé une famille qui dépend encore de lui, s'est consacré à une activité littéraire qui l'a fait apprécier du public, etc.
Si le Cardinal Sodano qui n'a cessé de concert avec l'Opus Dei de soutenir le général Pinochet pour garantir son immunité, avait obtenu de Jean-Paul II qu'il accordât à ce dernier l'asile politique permanent au Vatican, je n'aurais jamais accepté pour ma part, quelque éloignement que j'éprouve pour un pharisien qui faisait noyer ses opposants politiques dans la cuvette des toilettes, que Benoît XVI revînt ensuite sur la parole donnée.
Ce que disant, je ne fais pas l'apologie du crime, mais de l'honneur et de la miséricorde. Vox populi, vox Dei. Dès lors que notre peuple a fait le choix, par un principe de justice et de charité, d'accepter la protection consentie par son président aux anciens activistes d'extrême-gauche italiens, la miséricorde de Dieu s'est exprimée, car le Seigneur a dit : "Je prends plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices" (Osée 6,6 ; Matt. 9,13).
Ce que j'ai écrit je l'ai écrit : c'est la réponse que fit aux Juifs le proconsul Pilate, par un élan tardif d'équité autant que de fierté. De même, ce que le peuple a dit, il l'a dit. S'il estime avoir mal agi, qu'il s'en repente et qu'il expie, mais qu'il n'insulte pas à l'honneur dont Dieu l'a revêtu. Notre Seigneur jugera chacun selon ses oeuvres.
Vous évoquez aussi Tic et Tac les "extrémistes islamistes libanais" en faisant référence ce semble au Hezbollah. Sans même parler de leur bravoure et de leur foi, si vous aviez idée comme la plupart de ses militants sont purs et doux et généreux... J'aimerais une fois que Christian Vanneste rencontre Hassan Nasrallah, quelle sainte jubilation, quelle dilatante allégresse ne sentirait-il pas en présence de cet ange, un flot de force et de tendresse qu'il croirait couler du ciel submergerait son coeur dans un courant d'invincible espérance.
Me connaissant, on pourra croire que j'exagère, mais le pire ennemi de Nasrallah ne l'a pas une fois rencontré, que son coeur n'ait été touché par une impression de paix et d'humilité ravissante. L'Eternel a dit à Moïse : Je fais grâce à qui je fais grâce. Et Jésus-Christ : L'Esprit souffle où il veut. Qui sommes-nous pour décider qui mérite d'en être béni ?
D'ailleurs le général Pellegrini, qui trouve nos ministres complètement idiots, a déclaré hier que le danger pour la Finul au Liban ne venait aucunement du Hezbollah chiite, mais des islamistes sunnites affiliés à Al Qaïda, ce qu'on aurait du mal à faire comprendre à Sarkozy qui probablement ignore même si les soldats de l'IRA sont catholiques ou protestants...

Ticetac 25/03/2007 14:59

@ Zapatrick,
J'ai de plus en plus de mal à vous cerner.
Un jour vous partez en croisade en brandissant l'étendard de la Chrétienté contre les tenants du mariage homo.
Un autre jour vous prônez la lutte armée avec les extrêmistes islamistes libanais.
Et un autre jour, vous nous sortez des articles sortis tout droit d'un site promouvant "le grand soir" et prenant la défense d'un... terroriste.
J'ai un peu de mal à tout saisir moi?!! Soit vous prenez un malin plaisir à prendre la défense de tous les extrêmistes de tous poils soit bein heu... suis perdu!!!
Enfin tout cela ne vous aide pas...

Zapatrick 22/03/2007 08:59

Cesare Battisti broyé par les mensonges,
par Maxime Vivas.
Lundi 19 mars 2007.
Arrêté ce dimanche au Brésil, mon ami l’écrivain Cesare Battisti est devenu, à son corps défendant, un élément de la campagne électorale de Sarkozy.
Cesare Battisti, militant en 1977 d’un éphémère mouvement Prolétaires Armés pour le Communisme » (PAC) a d’abord été arrêté en Italie en 1979. Il s’est évadé en 1981, a vécu pacifiquement au Mexique, est venu en France en 1991, attiré par la « Doctrine Mitterrand » confirmée par un jugement à son arrivée sur notre sol, puis par un autre jugement et encore par le Premier ministre Lionel Jospin. Notre loi et la parole de la France l’avaient dit : il ne serait pas extradé.
La presse menteuse (et/ou paresseuse) affirme que François Mitterrand accorda l’asile aux seuls exilés « qui n’ont pas commis de crimes de sang ».
C’est faux. Sa déclaration solennelle devant le 65eme congrès de la Ligue des Droits de l’Homme, le 20 avril 1985 ne reprend cette nuance initiale qui figurait dans une première déclaration (22 février 1985). Pourquoi ? Parce que le pouvoir de Berlusconi qualifiait d’assassins tous les militants de gauche qui avaient appartenu à un mouvement armé pendant les années de plomb, ces années où les factieux, dont aucun n’est en prison, même pas ceux qui ont avoué, faisaient sauter la gare de Bologne avec ses voyageurs dedans. La « Doctrine Mitterrand » posait l’unique condition de renoncement à toute violence.
Puis, en février 2004, la France emprisonne Battisti alors même que la décision de sa naturalisation est sur le point d’être signée. Le combat des amis de l’écrivain pour s’opposer à la menace d’extradition a été soutenu très rapidement par 20 000 signatures, par une partie de la presse française, par des élus et par Attac qui a publié un communiqué.
Un revirement s’est manifesté ensuite, l’opinion étant troublée par une avalanche d’informations fausses, tronquées, à sens unique. Ainsi, Le Monde qui soutint Battisti s’est mis (avec Le Figaro, Marianne, etc.) à ouvrir généreusement ses colonnes à ceux qui le traitaient d’impitoyable assassin. Le quotidien vespéral s’est même excusé d’avoir subi « l’influence des intellectuels parisiens. » Au plus haut niveau de l’Etat, on faisait savoir la volonté d’extrader.
La formidable campagne d’intox puisait dans les informations de politiciens italiens soucieux de se refaire une virginité légaliste (à « droiche et à gaute »), des mouvements fascistes, des juges investis dans la répression (et cléments envers les factieux qui se livrèrent à de sanglants attentats).
Un des partisans de l’extradition le plus médiatisé en Italie, celui qui clame le plus fort qu’elle est justifiée, celui dont nos journaux reprennent les informations, se nomme Armando Spataro. On oublia de nous dire qu’il était le substitut du procureur représentant l’accusation contre Battisti.
C’est dans ce contexte d’hallali que, profitant d’une libération provisoire, Battisti a choisi la clandestinité et un nouvel exil.
Quelques exemples de désinformations :
Battisti est l’ex-dirigeant du mouvement des « Prolétaires Armés pour le Communisme » (PAC). Faux ! Il fut un de ses plus jeunes militants de base, avant de le quitter pour désaccord sur les méthodes violentes, ce qui l’opposa à un des dirigeants qui fut ensuite le principal témoin à charge contre lui.
Lors d’une action armée, Battisti a tiré sur un enfant de 13 ans, depuis paraplégique (les télés italiennes et françaises l’exhibent, les journaux le disent « tétraplégique »). Faux ! Le jour du drame, il est prouvé que Battisti n’était pas là. Il est également prouvé que la balle a été accidentellement tirée par le père de la victime. La justice italienne ne le conteste pas.
Les témoins oculaires abondent contre Battisti ? Faux. Pas un seul n’a pu être produit parmi les dizaines qui ont assisté à des actes de violence impliquant le PAC. Battisti présente pourtant une particularité physique qui aurait dû le faire immanquablement remarquer : sa très petit taille.
Il a eu droit à un procès équitable dans le respect de la Constitution et des droits de la défense. Faux. Il a été condamné à la prison à vie en son absence et à son insu, sans possibilité d’être rejugé (ce qu’il réclame), non pas sur preuves, ni sur témoignages directs, mais sur les dires d’un « repenti » (quiconque dénonce quelqu’un bénéficie de clémence). La Justice Italienne, dénoncée en cela par la Cour Européenne de Justice, ne prévoit pas de second procès après un jugement par contumace.
Il est prouvé qu’il a tué ? Faux ! Il a toujours nié. Les seules charges sont les aveux d’un repenti (libre aujourd’hui) qui a chargé un ex-camarade dont il pensait qu’il ne risquait rien du fait de son exil au Mexique.
La parole des repentis est fiable.Faux ! Et pas seulement pour les raisons déjà évoquées. Dans un livre publié chez Viviane Hamy (La vérité sur Cesare Battisti), Fred Vargas qui anime son Comité de Soutien national raconte sur des pages entières les tortures dont furent victimes les « repentis » pour les aider à charger leurs camarades. Amnesty International s’est exprimé maintes fois contre la violation des droits humains dans ces circonstances.
Battisti a fuit la Justice. Faux. C’est la Justice versatile qui le fuit.
La Justice condamne tous les actes de violence. Faux ! Les activistes de droite, et notamment ceux qui ont déposé une bombe dans la gare de Bologne (80 morts), sont libres en Italie alors qu’ils ont avoué leur crime. Notons qu’il en est de même en France pour les activistes de l’OAS, en vertu du principe selon lequel, un tiers de siècle après des périodes de "guerre civile larvée", il ne faut pas rouvrir les plaies.
Battisti, est un terroriste. Faux ! Attiré en France par la promesse de ne pas être livré à l’Italie ("Doctrine Mitterrand") il a abandonné toute action politique, fondé une famille, s’est reconverti dans l’écriture de romans. Dans ses débats et conférences, dans ses rencontres avec les jeunes, il prônait la non violence ; il exhortait son auditoire à choisir d’autres voies d’action politique que celle qui s’était imposée à des milliers de jeunes italiens généreux devant un fascisme ambiant qui gangrenait leur pays.
Cesare Battisti faisait plus pour la paix civile en France que le boutefeu au Karcher qui se sert aujourd’hui de lui pour se faire élire.
http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=4847