Et tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes...

Publié le par Christian Vanneste

Après une journée studieuse à préparer le Conseil Municipal de ce soir, un de mes collaborateurs me fait lire un article fort intéressant de l'excellent Observatoire du Communautarisme.

Son titre : Le meilleur des mondes : demain, tous parents ?

Je vous recommande grandement sa lecture. Elle ne peut que me conforter dans mon combat...

http://www.communautarisme.net/Le-meilleur-des-mondes-demain,-tous-parents-_a840.html?PHPSESSID=80d16fab515995e230617fc3bdb39ba0

 

Comment ne pas voir l'évolution incroyablement pernicieuse qui se dessine sous nos yeux bien naïfs ?

 

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Pro-Vanneste 20/12/2006 20:03

Zapatrick :Merci pour vos riches infos. Je vais les relire...quoi qu'il en soit de la main mise des Américains sur le monde et d'Israël sur le Liban, je fais deux réflexions :1) Je vous trouve assez incroyable de déclarer ainsi la guerre au gouvernemant libanais. Allez -vous fomenter un coup d'Etat ? 2) ne cherchez-vous pas pardessus tout à obtenir un gouvernement chiite ?...3) Le Hezbollah est soumis à la Syrie et à l'Iran. Comment acceptez-vous sans frémir cette ingérence étrangère ???3) question subsidaire : que pensez-vous de la condamnation à mort de six infirmières que je suppose orthodoxes, par la Lybie ?Je note que vous avez troqué votre "Allahou Akhbar" par un "en Christ" qui me semble plus conforme à l'image que vous aviez donnée précedemment.

MONTEAU PATRICK 18/12/2006 22:23

N'oubliez jamais chers amis que dans l'ombre, tapient, nos démons peuvent se réveiller.
Les frustrations sont la source de nos maux.
Que diront ils dans une génération quand ils liront dans leurs manuels scolaires qu'un vieux démon que l'on croyait fini s'est réveillé voici une trentaine d'année ?
Je ne pense pas que le démon du fascisme se soit réveillé en une personne mais que se passerait il si les nationalismes se réveillaient vraiment ???
Ne vaudrai il pas mieux digérer nos peurs , donc les affronter plutôt que de désigner du doigt l'animal ?
Le noeud gordien disait POMPIDOU on devra le trancher un jour....OUI mais quand ?
 

Scévole BERNARD 18/12/2006 22:07

Bravo Mr le député pour vos paroles sur l'homosexualité cad que du bon sens, de la vérité et un rappel du bien commun.
Bonne Route, continuez, la France et l'UMP ont besoin de vous

Zapatrick 18/12/2006 21:18

Liban - Le mensonge global   
Written by Roger Akl    
Monday, 18 December 2006 
Le mensonge global* n'a pas commencé avec l'attaque de la résistance libanaise, le 12 juillet 2006, mais bien avant que 19 terroristes, dont 15 Saoudiens, ne détruisent les tours jumelles de New York. A ce moment-là, tous les vols privés ont été  interdits sauf ceux qui ont permis à 140 Saoudiens, dont 2 douzaines de la famille Ben Laden, de fuir des Etats-Unis. Craig Unger en trouve la raison dans les croisements d'intérêts entre les clans Bush et Al Saoud, remontant à plus de vingt ans.
 Les GIs, envoyés en Irak, pensaient qu'ils devraient combattre des terroristes et libérer ce pays. Ils allaient par conséquent être accueillis avec des fleurs en héros de la libération. En réalité, les Irakiens les ont considérés comme des colonisateurs et leur attaque provoqua un "chaos constructif" qui tua des centaines de milliers de civils (certains affirment 650.000 morts) et jeta sur les routes des millions de réfugiés, à cause des combats inter-ethniques et inter-religieux mélangés à une guerre anti-américaine de libération. Ce ne sont que des chiffres qui n'expriment nullement les souffrances d'êtres humains, tués, rendus invalides, opprimés et affamés, du fait des décisions prises par des gens assis dans leurs châteaux ou fumant leurs cigares sur leurs balcons, comme lorsque le Président Bush reçut l'ambassadeur Bandar Ben Sultan, juste après l'attaque du 11 septembre[1].
 
Un peu d'Histoire.
L'expérience libanaise est l'antithèse des principes sionistes sur lesquels s'appuie l'Etat israélien. Le Liban s'est créé sur le partage du pouvoir entre différentes communautés ethniques et religieuses qui le transformèrent en paradis florissant et riche, tandis qu'Israël refusait, et refuse encore, d'appliquer les résolutions du Conseil de Sécurité le concernant, sous le prétexte que la diversité des races et des religions le détruirait. Il lui fallait le prouver en montrant que le modèle libanais ne pouvait pas survivre, surtout qu'une décision des Nations Unies, la 194, confère aux refugiés palestiniens le droit de retour à leurs foyers. Cette résolution est vitale pour le Liban, car la présence de réfugiés palestiniens dans ce pays y dérange le délicat et sensible équilibre confessionnel, politique, démographique et militaire entre les communautés en donnant plus de poids à la communauté sunnite, appuyée par l'Arabie saoudite, ses alliés et protecteurs américains et, bien sûr, en secret par Israël, intéressé par tout ce qui déséquilibre le Liban.
Pour toutes ces raisons et parce qu'Israël a toujours été jaloux de la prospérité et de la paix libanaises, tandis qu'il convoite l'eau de ses fleuves et de ses montagnes (Fermes de Chebaa surplombant les fleuves Litani, Hasbani et Wazzani), l'Etat hébreu a toujours essayé de détruire l'unité libanaise, y causer des guerres civiles et religieuses et occuper le Liban Sud jusqu'au Litani. Avec le contrôle des medias et l'alliance des pays occidentaux, les agressions israéliennes contre le Liban ont toujours été décrites comme des guerres défensives et anti-terroristes, tandis que la résistance à l'occupant a toujours été traitée comme action terroriste. Ce fut aussi le cas de la résistance palestinienne à l'occupant qui veut tout lui prendre. Essayons donc de découvrir la vérité à travers les rideaux de fumée émis par la campagne de désinformation mondiale.
1 - Quand Israël attaqua le Liban en 1982, les villageois chiites reçurent les Israéliens avec des fleurs parce qu'ils pensaient que les troupes israéliennes venaient les libérer des combattants palestiniens qui se faisaient lourds et opprimants. Mais les Israéliens s'installèrent, comme en pays conquis, et l'occupation s'éternisa et devint insupportable. Les chiites commencèrent donc une résistance de leur cru qui fut tout de suite qualifiée de terroriste. Entre temps, les États occidentaux envoyèrent des troupes pour appuyer le gouvernement phalangiste du Président Amine Gemayel élu, sous la protection des baïonnettes israéliennes, et pour forcer le Liban à signer une paix séparée avec Israël, considérée comme une trahison par les musulmans libanais et les Palestiniens. Les Occidentaux appelèrent le gouvernement phalangiste, un gouvernement démocratique et constitutionnel alors que plus de la moitié de la population lui était opposée, surtout les musulmans et les partis de gauche.
Ce comportement conduisit aux attaques suicides contre les casernes française et américaine. Aujourd'hui, tout le monde accuse le Hezbollah de ces "crimes", alors que le Hezbollah n'avait pas encore été créé. De plus, ces attaques, qu'elles fussent suicides ou non, étaient des attaques contre des soldats venus aider un gouvernement "ennemi, dictatorial et traitre" aux causes arabe et libanaise, car cherchant une paix séparée et de "reddition" avec l'ennemi israélien. C'était donc un acte de guerre et non un acte terroriste. Il a été exécuté par Amal islamique avant la création même du Hezbollah[2]. Le Hezbollah et sa résistance sont nés de l'occupation israélienne sauvage, meurtrière et inhumaine. Ils ont été créés  dans le but de combattre un ennemi que le gouvernement libanais ne pouvait ni voulait combattre.
2 - Ni le gouvernement libanais ni le Conseil de Sécurité ne purent et ne pourront forcer Israël à arrêter ses agressions et ses violations de la frontière libanaise et de son espace aérien. Ils n'ont jamais pu empêcher Israël d'occuper les villes et les villages chiites du Sud et de pomper les eaux de ses fleuves et rivières vers le territoire israélien. Quand votre pays est occupé et que votre gouvernement est incapable de vous défendre, vous avez le droit et même le devoir de vous battre et de libérer votre pays. C'est ce que fit le Hezbollah. Il n'a jamais attaqué des civils, mais des soldats, sauf en cas de riposte aux attaques des avions, des chars et des canons israéliens sur les villes et villages libanais, parfois avec des munitions interdites, comme nous l'avons vu dernièrement.
Aujourd'hui, l'armée libanaise est toujours incapable de défendre le Liban contre une armée israélienne surarmée et fournie en armements par la première superpuissance mondiale, tandis que les troupes sous mandat des Nations Unies (UNIFIL) sont incapables d'arrêter les violations continuelles israéliennes de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité.
3 - Ceci continua jusqu'en 1996, quand Israël demanda un accord sponsorisé par les gouvernements libanais, américain, français et... syrien. L'accord entre Israël et le Hezbollah spécifie clairement que le combat se poursuivra entre les belligérants, Hezbollah et armée israélienne, mais les attaques contre les civils seront interdites.
Alors, quand la résistance libanaise attaqua les soldats israéliens, en juillet 2006, et fit deux prisonniers (et non deux otages comme les medias le présentèrent de façon partisane), l’action restait conforme à l'accord de 1996. En revanche, les représailles israéliennes sur les civils libanais et les infrastructures se situaient clairement en violation de ces accords. Elles sont même interdites par les lois de la guerre. De plus, l'opération libanaise s’inscrivait en représailles pour les milliers de violations de l'espace libanais par les Israéliens, les champs de mines établis par eux qui tuent encore des innocents, les tentatives d'assassinat de Sayyed Hassan Nasrallah, l'assassinat des frères Majzoub à Saida et les prisonniers et les otages libanais gardés depuis des années dans les prisons israéliennes. Nous devons ajouter aussi que la "Ligne Bleue" des Nations-Unies laisse les Israéliens occuper une partie du  territoire libanais, parce que les Nations-Unies ne sont pas libres de leurs décisions mais sont sous l'influence des Israéliens et de leur allié américain.
Entre temps, des nouvelles venues d'Amérique (le San Francisco Chronicle) commencèrent à éclairer les  événements d’un jour nouveau. Israël préparait son attaque contre le Liban depuis l'an 2000, date à laquelle il avait été obligé de quitter le Liban. Ils avaient préparé leur guerre plus minutieusement et plus sérieusement qu'ils ne l'avaient fait pour toutes les autres guerres contre les Arabes. Même le San Francisco Chronicle écrivit qu'il y eut un accord en juin, entre les Américains et les Israéliens venus pour leur demander leur approbation ce qui leur fut accordé. Les Américains leur fournirent tout le support logistique nécessaire au prix de milliards de dollars. Cette attaque devait être une répétition  et un essai pour préparer une attaque américaine aérienne contre l'Iran. C'est pour cela que l'attaque aérienne israélienne fut si destructive et si meurtrière. On a dit que les bombes israéliennes jetées sur le Liban, pour combattre une guérilla de quelques milliers de combattants, furent beaucoup plus nombreuses et plus destructrices  que celles utilisées contre les 700.000 soldats syriens et égyptiens de la guerre de 1973 et le double de ce qui fut employé par les Américains sur l'Irak en 1991, durant la Guerre du Golfe. Les Américains fournirent les Israéliens avec tout l'armement et les munitions nécessaires, même les bombes à fragmentations (Plus de 4,8 millions de ces bombes furent jetées sur le Liban. Il en reste encore plus d'un million de fragments qui tuent des civils tous les jours) et des bombes au phosphore, et d'autres munitions interdites. Les Israéliens tuèrent plus de 2.000 civils et pas plus d’une centaine de combattants, tandis que le Hezbollah tua une centaine d'Israéliens dont les deux tiers étaient des soldats.
Mais les medias du monde entier ne montrèrent surtout que les souffrances de la population israélienne.
Le Moyen-Orient en 2004
Noam Shomsky[3] écrit que les gouvernements américains considèrent tous ceux qui leur désobéissent ou résistent à leurs alliés, comme des dictateurs ou des terroristes, tandis que les actes de terreur perpétrés par eux et leurs alliés sont des actes "défensifs, démocratiques et de libération". Par exemple, dans les medias du monde, Le Président libanais Emile Lahoud et le général Michel Aoun sont qualifiés de prosyriens, alors que le général Aoun est connu pour avoir combattu l'occupation syrienne durant des décennies et le Président Lahoud a été beaucoup moins obéissant aux Syriens que ceux qui sont aujourd'hui au gouvernement et reçoivent le compliment insigne d'anti-syriens. Je peux citer des noms : Les Hariri et Siniora, le Premier Ministre, ont toujours été les protégés obéissants du vice-président syrien Abdel Halim Khaddam (à qui d'ailleurs le Premier Ministre défunt Rafic Hariri a offert une résidence à Paris) et du général Ghazi Kanaan quand ces gens étaient au pouvoir et en charge de la direction du Liban (Jusqu'en 2004). Même la loi électorale de l'an 2000 a été élaborée et imposée par Ghazi Kanaan pour favoriser l'élection du parti de son protégé Rafic Hariri et faire chuter les alliés du Président Lahoud qu'il trouvait trop indépendant. Walid Joumblatt et Marwan Hamadé ont profité de l'appui syrien pour vaincre les chrétiens dans la montagne et tous ceux du Chouf et de la région de Saida, pendant que leurs sbires occupaient les maisons chrétiennes. Même le chrétien Geagea, chef des Forces Libanaises s'est rebellé contre l'Etat légal et constitutionnel du général Michel Aoun, qui voulait résister à l'hégémonie syrienne. Quand le général Aoun fut battu, le docteur Samir Geagea, pensant  avoir bien servi les intérêts syriens voulut leur imposer des conditions. Il fut jeté en prison après avoir été condamné pour les meurtres de Toni Frangié (avec sa femme et sa toute petite fille) et de Dany Chamoun, ses anciens alliés maronites, et celui du Premier ministre sunnite Rachid Karamé. Voici résumée la liste des chefs de milices ou des financiers qui ont formé le gouvernement "démocratique anti-syrien" que l'Ouest est en train d'appuyer et de défendre, contre la volonté  de la  majorité de la population libanaise.
Revenons en Irak où les Américains, après une rapide victoire sur le "dictateur" Saddam Hussein, qu'ils avaient d'ailleurs contribué à créer, comme agent et tueur à gages de la CIA, se sont enlisés dans les sables mouvants irakiens, attaqués par les fondamentalistes sunnites (dont ils ont également favorisé la création et qu’ils ont financés, avec leurs alliés saoudiens), par les partisans de Saddam Hussein, ainsi que par les milices chiites, supposées être leurs alliées, mais qui sont beaucoup plus proches de l'Iran. L'administration américaine voulait trouver une raison à son échec total et désigna la Syrie et l'Iran, qualifiés d'Etats voyous appuyant la terreur. Personne ne releva  la contradiction. Ce fut d'abord l'Amérique et l'Arabie saoudite qui avaient installé la Syrie au Liban, grâce aux accords de Taef, en Arabie saoudite, et en récompense de l'aide apportée par la Syrie  en 1991 dans la guerre contre l'Irak de Saddam Hussein. De plus, les attaques contre les soldats américains étaient surtout dues à Al Qaida et aux partisans de Saddam Hussein. Les Américains jetèrent l’opprobre sur les ennemis d'Al Qaida et du dictateur, alors qu'ils sont « entichés » des Saoudiens qui ont financé le fondamentalisme sunnite partout dans le monde et continuent, au moins pour certains, à le faire et à financer les groupes terroristes sunnites (Craig Unger, op.cit.). Cette contradiction découle de celle entre les  intérêts  cachés par la propagande et la réalité. L'idée était de faire pression sur la Syrie et l'Iran, en chassant les Syriens du Liban et en détruisant la résistance libanaise, pour que ces deux pays acceptent d'aider en Irak. Les buts américains furent soutenus par les Israéliens qui voulaient se débarrasser du Président Emile Lahoud et du Hezbollah pour pouvoir enfin forcer le Liban à accepter l'implantation des réfugiés palestiniens sur son territoire et toutes les conditions israéliennes concernant l'eau et probablement dans un second temps, l'annexion du Sud Liban jusqu'au Litani.  Ils furent aussi appuyés par le Président Chirac qui ne savait pas comment se réconcilier avec les néo-conservateurs et voulait, en 2004, renforcer le pouvoir de son ami milliardaire, Rafic Hariri, féal et favori des rois d'Arabie saoudite. Hariri avait été affaibli au Liban par la disgrâce de ses sponsors syriens, le vice-président Abdel Halim Khaddam et le général Ghazi Kanaan, le "Haut Commissaire du Liban" (Cette appellation a été donnée aujourd'hui par les Libanais à l'ambassadeur de France Bernard Emie).
La résolution 1559 du Conseil de Sécurité.
Rafic Hariri, après être devenu l'ami du roi Fahd d'Arabie saoudite, puis du Président Chirac, joua un rôle si prédominant dans la rédaction des accords de Taef de 1991 qu'il fut appelé par Eric Aeschimann et Christophe Boltanski, dans leur livre Chirac d'Arabie, " Le rédacteur Liban"[4]. Il y fit rédiger le texte de manière à donner le pouvoir au Premier Ministre sunnite en remplacement des pouvoirs qui étaient ceux du Président de la République maronite, les Maronites étant contre l'implantation des Palestiniens. Il se préparait à prendre en charge le Liban de la même manière que "son" souverain saoudien tenait l'Arabie saoudite. L'autre pouvoir maronite, le pouvoir bancaire et financier, avait été déjà assuré par le kidnapping du financier Roger Tamraz, dans les années 80, et les banquiers libanais étaient devenus depuis les employés de leurs actionnaires saoudiens, dont le très connu, Khaled Ben Mahfouz, banquier de la famille royale saoudienne et accusé par le Trésor américain de financer le terrorisme (Craig Unger, op.cit.).
Hariri fut élu en 1992, Premier Ministre, par un Parlement sous les ordres des Syriens, dont l'occupation du Liban était appuyée par les Saoudiens, les Français et leurs alliés américains. Son premier mouvement fut de donner ordre au commandant de l'Armée, alors le général Emile Lahoud, de désarmer le Hezbollah en ajoutant que les ordres venaient de Syrie. Le général Lahoud refusa l'ordre (1993). Il fut soutenu en cela par le Président Hafez el Assad  qui fut surpris d'apprendre que son vice-président Khaddam avait approuvée cette directive et que le général Lahoud avait osé s’y opposer pour des raisons patriotiques libanaises. El Assad ne l'oubliera pas lors de l'élection d'Emile Lahoud à la présidence de la République en 1998.
Hariri avait justement pour mission, confiée par ses sponsors et indirectement par Israël, de désarmer le Hezbollah et d'implanter les Palestiniens au Liban.(2) Dans ce but, il pouvait noyer le Liban dans les dettes qui seraient pardonnées en échange de l'acceptation de cette implantation. Entre temps, les banques libanaises avaient été toutes raflées par les investisseurs du Golfe depuis le kidnapping du financier maronite Roger Tamraz, dont le but était justement de détruire son empire. Celui-ci passa, avec l'aide de la banque centrale libanaise, entre le mains de cheikh Khaled ben Mahfouz, financier de la famille royale saoudienne et accusé de financement du terrorisme. Tout était donc prêt pour que les dettes du gouvernement libanais et les intérêts énormes (43%) qui devaient être payés aux banques "libanaises", le fussent aux actionnaires saoudiens, chez qui les banquiers libanais n'étaient plus que des employés. Un autre des propriétaires de banques était bien sûr Rafic Hariri. Dès son arrivée  au pouvoir la valeur de la livre libanaise doubla et entraîna avec elle les fortunes des investisseurs du Golfe qui en avaient déjà acheté des quantités énormes, dûment prévenus "par le petit oiseau" ayant commis un délit d'initie. En même temps, les dettes servaient à enrichir les sociétés occidentales en frais de reconstruction, de privatisation, de commissions juteuses « à la saoudienne », nécessaires à alimenter les caisses noires des services secrets et des partis des pays chanceux et favorisés. Hariri arriva donc à atteindre le premier but de sa mission : Les dettes du pays atteignirent le chiffre faramineux de 41 milliards de dollars et la fortune des Hariri fut chiffrée en 2006 à 16,7 milliards de dollars, sans compter la valeur du Centre de Beyrouth légalement volé à ses propriétaires, en majorité sunnites, par la société qu'il créa dans ce but, Solidere. Il obtint donc tous ces avantages mais ne put pas tenir sa promesse. Comme ses sponsors lui en demandaient raison, il désigna la Syrie, le Hezbollah et le Président Lahoud. Ses protecteurs lui donnèrent ce qu'ils pensaient être le moyen de l'en débarrasser : une résolution des Nations-Unies enjoignant le départ des Syriens, le désarmement du Hezbollah et la non prolongation du mandat du Président de la République. Si le Conseil de Sécurité avait le droit d'enjoindre aux Syriens de quitter le Liban, par contre ils n'avaient aucun droit de dicter au Liban sa politique de défense ni de désigner qui devait les gouverner. Mais les Américains et leurs alliés israéliens n'ont jamais tenu compte des lois internationales quand ils y trouvent intérêt[5] .
Le problème se posa quand Hariri et son parti votèrent l'amendement de la constitution qui devait permettre la prolongation du mandat du Président Lahoud. On ne sait pas si ses sponsors occidentaux acceptèrent ses excuses. En tous cas, il fut assassiné. Les medias du monde entier, le Président Chirac, les Américains et les Israéliens accusèrent immédiatement et en choeur les gouvernements libanais et syrien. Avaient-ils quelque chose ou quelqu'un à cacher ? Ils créèrent la révolution du cèdre à l'image de celles qu'ils ont organisées dans les pays de l'Est, chassèrent les Syriens et utilisèrent la même loi biaisée, « concoctée » par le général syrien Ghazi Kanaan,  qui avait servi à faire élire en l'an 2000 le parti de son ami et protégé, M. Rafic Hariri, et à annuler le vote chrétien. Comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, le vote chrétien fut encore annulé (ou presque) et le parti du fils héritier Saad Hariri, féal obéissant du roi fondamentaliste d'Arabie saoudite, souverain de la "théocratie islamo-fasciste"(Craig Unger, op.cit.)).
La première décision du nouveau parlement "démocratique et pro-occidental" fut de libérer le docteur Geagea de prison. Il avait été condamné par les tribunaux libanais, je le rappelle, pour l'assassinat d'un Premier ministre sunnite, de Dany Chamoun, de Toni Frangié avec sa femme et sa petite fille (un an), assassinés pour des rivalités entre milices chrétiennes. Le prix de sa libération fut l'amnistie accordée à plus de trois douzaines de terroristes fondamentalistes qui furent condamnés pour l'enlèvement et  le meurtre de soldats de l’armée libanaise. Ces élections "démocratiques" firent arriver au Parlement une majorité de députés chrétiens "dhimmis", qui ne représentent pas leur communauté, mais au contraire sont sous les ordres de Hariri, sujet du roi d'Arabie. Ce Parlement "démocratique et pro-occidental" prit comme première décision celle de libérer des terroristes et comme seconde décision de nommer des ministres chrétiens dans des ministères secondaires et aux ordres toujours du même Saad Hariri, lequel, a son tour doit obéir au roi d'Arabie, allié des Américains, alliés à leur tour à Israël à qui ils ont offert des armes et des munitions qui ont tué plus de 2.000 Libanais. Les bombes à fragmentations jetées par Israël sur les villes et villages libanais ont laissé plus d'un million de « bombelettes » qui tuent encore des civils, enfants, femmes ou vieillards.
Le gouvernement actuel est devenu illégal et inconstitutionnel, depuis la démission des ministres chiites, car un gouvernement doit pouvoir représenter toutes les communautés, surtout la plus nombreuse, conformément au préambule de la constitution. Il est illégal, inconstitutionnel et passible de la Haute-Cour de justice pour avoir plusieurs fois enfreint la constitution libanaise, surtout lorsqu'il a pris sur lui de discuter, de décider et de signer l'accord sur le tribunal international, sans en référer au Président de la République seul habilité à discuter et approuver les accords internationaux (article 52 de la constitution). De plus, les ministres chrétiens des Forces Libanaises ont trahi leur communauté en acceptant l'annulation des pouvoirs du Président chrétien de la République. Cela crée un précédent inacceptable : les pouvoirs, restant entre les mains des chrétiens ne seront plus, au mieux, qu'honorifiques en attendant de les éliminer totalement. Ce qui déstabilisera les relations entre les communautés et laissera prévoir la fin du Liban et de son message. Je prie pour que les ministres chrétiens obéissent pour une fois à leur conscience et démissionnent, surtout les trois qui ont trahi la confiance du Président de la République, car nommés par lui. Ils ont le droit de ne plus être d'accord avec le Président, mais ayant été désignés par lui, ils devraient quitter les charges pour lesquelles il leur a fait confiance. C'est la moindre des choses.
C'est dommage que l'Eglise maronite ait accepté cet affaiblissement de la Présidence maronite pour des raisons personnelles, affaiblissant de facto la charge elle-même et leur communauté. Cela me rappelle la remarque d'un très important ambassadeur occidental : "Il n'y a pas d'Eglise, car s'il y en avait, elle aurait pris le soin de former ses politiciens de manière à ce qu'ils fassent passer les intérêts de l'Etat avant ceux de leurs poches.
Pour conclure sur ce sujet, un gouvernement ayant enfreint la constitution doit être renversé par tous les moyens, car il travaille contre les intérêts du pays et montre pleinement qu'il n'est pas démocratique. Il est en fait en train de donner le pouvoir à une petite minorité dirigée par un pays fondamentaliste, utilisant l'argent du pétrole et ses alliés mondiaux pour forcer le Liban à accepter l'esclavage. Ils utilisent nos dettes pour nous faire chanter en disant : vous obéissez et acceptez le gouvernement que nous vous avons imposé, obéissant à un roi fondamentaliste et vous imposant l'implantation des Palestiniens ou vous mourrez de faim, noyés sous les dettes.
Nous n'avons jamais obéi à des ordres étrangers et notre Histoire est pleine de sacrifices pour nos libertés. Le dernier combat contre Israël l'a montré. Nous n'obéirons pas, préférant la mort dans l'honneur à une vie riche dans l'esclavage. Rappelons la fable du rat des villes et du rat des champs.
... à suivre ...
*Traduit de l'anglais: The global lie
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[1] Craig Unger, House of Bush, house of Saud, Simon & Schuster, NY, 2006.
[2] Noam Chomsky, Failed states, Metropolitan books, NY, 2006, P. 168, écrit que le seul crime commis par le Hezbollah était d'avoir chassé les Israéliens du Liban après 22 ans d'occupation, de meurtres et d'enlèvements d'otages
[3] Noam Shomsky, hegemony or Survival, Metropolitan Books, NY, 2003
[4] Eric Aeschimann et Christophe Boltanski, Chirac d'Arabie, Grasset, 2006
[5] Noam Chomsky, Failed States, Metropolitan Books, NY, 2006, et Hegemony or survival, op.cit..

Pro-Vanneste 18/12/2006 19:17

'@ TêtuTout cela n'est qu'un tissu de mansonges.Je vous ai dit d'aller consulter Anatrella et vous avez saisi l'occasion pour le salir : vous êtes tombé dans le piège que je vous tendais !Tony Anatrella dément complètement ces histoires vaseuses inventée uniquement pour le salir par un groupe homo qui, en a marre de son courage et de son efficacité.Il a porté plainte contre ses diffamateurs.Encore quelqu'un de courageux et que les homos essaient de salir; comme  CVanneste...Quant à Golias c'est un torchon qui n'a de chrétien que le nom alors vous pensez ce qu'en dit C Terras son directeur, on s'en contrefout un peu, c'est un homme qui saisit toutes les occasions pour essayer de se faire mousser et surtout dire tout et le contraire de tout, il est absolument caricatural...! mdr !