dépêche AFP

Publié le par Christian Vanneste

PARIS, 5 mai 2006 (AFP) - 13h01 heure de Paris -  Quarante députés UMP ont demandé vendredi à Jacques Chirac d'abroger un article de la loi Taubira sur l'esclavage, arguant de la similitude formelle entre cet article et celui abrogé dans la loi sur les rapatriés, qui évoquait le "rôle positif" de la colonisation.

 

"Le 15 février dernier, suite au déclassement par le Conseil constitutionnel, l'alinéa 2 de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 a été abrogé (...) Au titre du parallélisme des formes, et par soucis d'égalité de traitement, il conviendrait d'abroger l'article 2 de la loi du 21 mai 2001, dite +loi Taubira+", soulignent les 40 élus dans une lettre au chef de l'Etat.

 

Cette initiative intervient à quelques jours de la commémoration, le 10 mai, du bicentenaire de l'abolition de l'esclavage.

 

L'article 2 de la loi Taubira "tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité", stipule dans sa première phrase que "les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l'esclavage la place conséquente qu'ils méritent".

 

L'alinéa de la loi sur les rapatriés, abrogé par un décret du 16 février 2006 après de longs mois de polémique, stipulait que "les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit".

 

Parmi les signataires de la lettre, figurent notamment Lionnel Luca, Christian Kert, Olivier Dassault, Jérôme Rivière, Bernard Deflesselles, Jean-Paul Garraud, Jacques Myard, François Guillaume, Guy Teissier, Thierry Mariani, Christian Vanneste et Michèle Tabarot.

 

Publié dans France

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GRIMAULT Christian 06/03/2007 16:41

Bonjour au député de Tourcoing Nord, que j'ai rencontré lors de la foire aux vins d'HALLUIN, qui était organisée par les Anciens Marins, et j'étais bénévole comme animateur micro. Je suis Angevin, et avant tout Français à 100 %, marié avec une FEMME, ceci veut dire beaucoup de choses, et j'ai le plaisir de revenir chez vous dans vingt trois jours, on sera entre purs et durs, et on fera une teuf.

Luc-CQFD 15/05/2006 18:33

Merci  MAIS à vous lire on constate que la médecine était très peu turque, assez peu populaire, et SURTOUT européènne déjà avant la colonisation, grâce aux prisonniers européens, et que la médecine s'est développée surtout après la colonisation. La malaria a été éradiquée par un médecin européen, et les Français ont fortement réduit la mortalité infantile et celle des femmes en couches...(ce qui a donné une belle courbe démographique...)

Louis Cypher 15/05/2006 17:15

Je ne faisais que reprendre l'exemple des romains pour mettre en lumière que l'esclavage est un fait établi depuis plus de 2000 ans...Les Européens se sont présentés comme une civilisation "évoluée" : est-ce être évolué que de continuer la traite d'être humains?Et je le répète encore une fois : la Loi Taubira n'impose rien, elle tend juste à la reconnaissance de la traite négrière et de l'esclavage.Elle ne ré-écrit pas l'Histoire, elle laisse aux historiens le choix de l'éclairage de ces événements : l'article 4 imposait la ré-écriture des manuels sous un angle partisan, ouvrant une brêche dans laquelle les réviosnnistes et racistes de tous bords se seraient bien vus; je ne dis pas que l'article 4 est une mauvaise idée en soi : sa formulation était plus que maladroite, ouvrant de fait à la polémique. C'est l'exemple type du soit-disant travail de parlementaire, qui ont baclé l'écriture d'un texte, faisant perdre du temps et de l'argent au contribuable. Quant à la médecine maghrébine, voici un peu d'histoire, rapide, sur l'évolution des structures médicales en Algérie, notamment.La science pharmaceutique a progressé via les connaissances acquises en Algérie (je pourrai vous retrouver les textes plus tard, je n'ai pas que cela à faire), les actes chirurgicaux également (idem). Comme ce qui se produit naturellement lorsque 2 cultures se rencontrent : chacune apporte son savoir-faire à l'autre, notamment des des domaines aussi pointus et intelligents que la médecine. Et je ne contesterai jamai que la France a amené à ce pays la logisitque et l'organisation de la médecine moderne; mais comme souvent en terme d'Histoire, tout n'est pas blanc/noir : les algériens ou le maghreb n'a pas attendu l'arrivée des colonisateurs pour se soigner et pour acquérir des connaissances dans le domaine. Et les échanges ont étés profitables dans les 2 camps.




La pratique médicale en Algérie est très ancienne et plusieurs écrits témoignent de cette activité bien avant la colonisation française. Cependant la médecine moderne telle que nous la connaissons actuellement a débuté avec l'armée française qui a installé les premiers hôpitaux dès 1833 et surtout avec la création de l'école de médecine, dont la première installée par l'armée (Baudens) en 1931, cessa son activité en 1936 sur ordre du maréchal Valée.     A partir de 1855, fut créée la seconde école de médecine et de chirurgie d'Alger qui devint faculté mixte de médecine et de pharmacie d'Alger en 1909, sous la direction d'un chirurgien lyonnais, le doyen Curtillet (1863-1933). Son développement fut rapide et deux nouvelles facultés de médecine sont créées, en 1958, à Oran et à Constantine.     Beaucoup de grands noms de la médecine, de la chirurgie, de la pharmacie et de la chirurgie dentaire ont marqué l'histoire de l'Algérie médicale, que se soit pendant la période coloniale ou pendant la période post-indépendance, où un noyau de médecins algériens formés soit à Alger soit en France a pris la relève et a fait la faculté de médecine algérienne. Il nous a paru utile de rappeler le cursus de certains d'entre eux et nous demandons à tous ceux qui les ont connus, leurs élèves, leurs amis, les membres des bureaux des sociétés savantes de bien vouloir nous aider à les faire connaître aux nouvelles générations.



 



LA MEDECINE EN ALGERIE PENDANT LA PERIODE OTTOMANE (1516-1830)



 




«Histoire de la médecine en Algérie'' M.KHIATI Professeur de pédiatrie Ed ANEP 2000»




 



     Au cours de cette période qui s'étendit de 1516 (arrivée des frères Barberousse) jusqu'à 1830, trois médecines se sont côtoyées. Chacune d'elle adaptée à la population à laquelle elle s'adressait :

La médecine européenne réservée aux captifs en grande partie européen, était dispensée dans les hôpitaux qui furent érigés dans les bagnes.
La médecine populaire, continuation de la médecine arabe réservée à la population autochtone.

                                                                                                    La médecine des turcs, orientée vers les aspects militaires car les turcs venaient en Algérie en tant que jeunes recrues, en plein force de l'âge et en bonne santé et repartaient en Turquie une foie leur mission terminée.


 



La médecine européenne



 




En 1551, le prêtre espagnol Sébastien Duport créa une maison de soins pour les captifs.
En 1575, un père capucin fonda ''l'hôpital d'Espagne'', le plus important d'Alger.
En 1612, un autre prêtre, Bernard de Monroy fonda ''l'hôpital de la Sainte Trinité' ' dans la taverne du bagne du Pacha au niveau de la rue Bab Azzoun.
En 1639 un hôpital spécialisé dans les soins aux pestiférés a fonctionné jusqu'en 1750. l était dirigé par les prêtres de la confrérie de Saint-Roch.
En 1646 une mission religieuse fonda un hôpital à Alger qui resta ouvert jusqu'en 1827.




 



     En 1665, il existait cinq hôpitaux dans les bagnes d'Alger qui comprenaient un prêtre, un médecin et un chirurgien (barbier) ainsi que des infirmiers, des cuisiniers et des domestiques choisis parmi les captifs.     En fait le nombre d'hôpitaux variait selon les périodes (le nombre s'élevait pendant les épidémies). Ces hôpitaux recevaient principalement les captifs et accessoirement les marins chrétiens de passage à Alger.



 



     Parmi les médecins captifs célèbres, on peut citer :



 




Melchior Guillandin, professeur de médecine de l'université de Padoue qui a été captif à Alger de 1557 à 1561.
Murillo, médecin espagnol de Marbella captif en 1649 et qui gagna sa liberté après avoir exercé 3 ans à Alger.
Robert Hiérome, maître-chirurgien, natif de Provence, ayant séjourné à Alger de 1689 à 1697.
Pascal Gamissot médecin italien qui était au service de Salah Bey de Constantine en 1713.
Crest Charles, chirurgien, natif de Toulon, qui a exercé à l'hôpital administré par les prêtres espagnols de 1753 à 1757.
Sanchez, chirurgien espagnol qui exerçait à l'hôpital à Alger en 1786.




 



La médecine turque



 



     Les turcs étant en nombre relativement modeste en Algérie, leurs besoins en matière de santé étaient relativement réduits. Un Bech-Djerrah ou médecin-chef ou Amin des médecins assurait les fonctions de haut responsable de la santé. Ses bureaux jouxtaient la Djénina , siège du gouverneur (actuellement CHU Bab El Oued). Les services de ce médecin-chef, répondaient aux différents besoins de santé exprimés aussi bien par les dignitaires turcs que par les janissaires. Il était en outre responsable :

de la pharmacie centrale située près de la Djénina et qui approvisionnait toutes les structures de santé en médicaments , plantes médicinales et prothèses.
des médecins militaires turcs qui venaient d'Egypte et de Turquie, pour assurer la couverture sanitaire du contingent des janissaires.

     Si les médecins turcs exerçaient pour une durée déterminée en Algérie, certains d'entre eux ont exercé à titre privé, une fois leur service militaire terminé.     Il faut signaler que les turcs ont joué un rôle important sur le plan de l'hygiène publique à Alger et dans les grandes villes. En effet, se sont eux, aidés des hydrauliciens andalous, qui ont réalisés les quatre aqueducs et 120 fontaines publiques qui alimentaient la population algéroise. Les hammams (bains maures) d'Alger (plus de soixante), de Tlemcen et de Constantine étaient réputés. La propreté de la ville était confiée à un organisme dirigé par un Caïd El Zbel qui s'occupait du ramassage des ordures ménagères et de l'entretien des canalisations des eaux usées.
     La première structure hospitalière turque fut construite en 1550 par Hassan le fils de Khair-eddine Barberousse. Le nom d'asile était souvent donné à ces maisons de soins. Parmi ces structures on peut citer pour Alger :

l'asile pour malades mentaux de la rue de la flèche
l'asile de la rue de l'Aigle qui abritait les turcs impotents et les janissaires invalides.
l'asile de Boutouil qui servait de refuge aux indigents et qui était situé sur l'emplacement actuel du lycée émir Abd El Kader de Bab El Oued.
l'asile de Sid Ouali Dada situé à la rue du Divan (en face de la mosquée Quetchaoua) qui recevait les handicapés et les malades et qui a continué à fonctionné jusqu'après l'occupation française.




 



La médecine populaire



 



     La médecine populaire était synonyme de médecine naturelle et était basée sur l'utilisation des plantes médicinales recueillies localement. Les médecins appelés hakims ou sages exerçaient le jour du marché. Les consultations étaient pratiquées en dehors ou sous la tente. Certaines accoucheuses (kabla) étaient réputées et avaient le monopole des accouchements. Certaines tribus étaient également connues pour leurs connaissances en médecine en particulier dans l'art de guérir les coups, les blessures et les fractures. Plusieurs hôpitaux existaient en Algérie au cours de cette époque, en particulier à Alger, Tlemcen, Oran et Bedjaïa. Parmi les médecins célèbres de cette époque, on peut citer :

El Djazouli, médecin de Tlemcen qui vivait en 1068 de l'hégire
Mohamed Ibn Ahmed El Hassani qui vécut également à Tlemcen qui a écrit une lettre de 13 pages relative à la prévention des épidémies.
Nour Eddine Ibn Nasr Eddine El Makky, qui a rédigé un traité de médecine intitulé ''Tohfet El Iman''.
Ahmed Ibn Kassem El Bouni (1653-1726), originaire de Annaba qui a rédigé un traité intitulé ''l'âlem ahlou el kariha fi el adouya essahiha''.
Khalil ibn Ismail el Djazaïri connu pour son livre : ''Les trésors de l'âme pour pallier aux maladies difficiles''
Abderezak Ibn Hamadouche el Djazaïri, né en 1107 de l'hégire, il officiait dans un magasin à proximité de la grande mosquée d'Alger. Parmi les ouvrages qu'il a écrit, on peut citer :

''Errihla ''(le voyage), ''kechf erroumouz'' où l'on peut noter sa parfaite connaissance des plantes médicinales de l'époque, et surtout l'ouvrage en quatre tomes ''El jawhar el maknoun min bahr el kanoun'' (les perles cachés de l'océan du canon) où il traite des poisons, des maladies et des plantes et drogues médicinales.


Ahmed ibn Ali Erachidi, originaire de Ferdjioua qui composa un dictionnaire médical ''El Minha el Koudoussia fi el Adwiya el Kamoussia''
Ahmed ben Belkacem, chirurgien qui vécut du temps d'Ahmed Bey de Constantine. Il excellait en neurochirurgie et traitait les fractures de la boite crânienne. Les turcs avaient souvent recours à lui.





Luc-CQFD 15/05/2006 16:31

la loi Taubira ne prend absolument pas l'esclavage dans sa généralité : elle le prend à partir du 15 ème siècle et parle surtout de la traite par les Européens : de qui se moque-t-on ?Vous n'êtes guère crédible Louis et vous n'avez pas répondu à ma question : en quoi la médecine magrhebine a-t-elle bien pu profiter aux médecins français ?...

Louis Cypher 15/05/2006 15:11

Petite correction : la loi Taubira concerne la traite négrière et l'esclavage en général.VOS commentaires ramènent l'esclavage à la traite négrière : la loi Taubira prend en compte l'esclavage dans sa généralité.C'est le point positif de cette loi : elle n'impose rien aux historiens, elle n'impose pas une ré-écriture partisane des livres d'histoire (cela s'appelle du révisionnisme), au contraire d'une loi que ce qui nous sert de président à décidé de déclasser.Si vous voulez remonter plus loin, hé bien, les romains aussi avaient des esclaves....Le but de l'histoire est d'enseigner les faits passés afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs (beaucoup de parlementaires devraient reprendre des cours d'histoire, d'ailleurs). A moins que vous ne considériez pas que l'esclavage soit une erreur ?L'Histoire, pour être appréhendée de manière "normale", a besoin de temps : ré-écrire l'Algérie seulement 40 ans après les "incidents" (laissez moi rire) releve de la stupidité la plus élémentaire et souligne une fois de plus, s'il était encore nécessaire de le faire, la médiocrité intellectuelle de ceux qui sont censés nous gouverner.