Intervention PJL Immigration

Publié le par le cabinet parlementaire

L’examen du projet de loi de Nicolas SARKOZY sur l’immigration et l’intégration a débuté, hier après-midi, à l’Assemblée nationale. Voici l’intervention de Christian Vanneste, sur ce texte, à la tribune ce jour. Il restera à Paris afin de défendre les amendements qu’il a présenté et qui ont été cosignés par certains de ses collègues.

 

 

 

        "La question des migrations est essentielle pour une société car elle rejoint la problématique de l’existence, de la vie même de cette société, et de son identité. Aussi est-il particulièrement déplacé que certaines critiques aient tenté de la ramener à des préoccupations d’opportunité politique, voire électorale.

 

 

        Assurer un équilibre démographique entre les générations, un accroissement modéré mais permanent de la population exige une certaine politique familiale, aujourd’hui tragiquement insuffisante et quelque fois suicidaire. De même cela exige une politique volontariste en vue de la gestion maîtrisée des migrations.

 

 

        Une gestion du problème de ceux qui partent, auxquels le Sénat consacra le 3 mars dernier une journée d’étude : depuis 10 ans, le nombre de nos expatriés s’est accru de 40%. De 70% vers les Etats-Unis. Un million de moins de 35 ans souvent hyper qualifiés…

 

 

L’INED prévoit que ces départs vont amputer de 46% la population de nos enseignants chercheurs.

 

        Mais l’importance des liens entre la démographie, l’économie et la cohésion sociale rend plus aigu le problème de ceux qui arrivent. Si beaucoup quittent la France pour offrir, ailleurs, leurs talents et leurs compétences, les motivations professionnelles précises sont souvent moins importantes que les motivations sociales diffuses chez ceux qui arrivent. Le pourcentage des travailleurs par rapport à la population étrangère totale est plus faible en France que dans les autres pays.

 

 

C’est pourquoi notre politique dans ce domaine doit être fondée, non sur un angélisme irresponsable, mais sur un humanisme responsable, qui doit d’abord bien distinguer les fins et les moyens.

 

 

Les objectifs doivent viser à la fois les intérêts de notre Nation et la solidarité légitime de celle-ci avec les pays moins favorisés, notamment ceux qui, à travers un passé commun, ont des liens privilégiés avec notre pays.

 

 

        Ces deux objectifs ne sont pas contradictoires : d’abord, parce que la solidité économique, démographique et sociale de la France ne la rendra que davantage capable d’aider les autres. Ensuite parce que la dignité des personnes est en grande partie inséparable de leur autonomie, c’est-à-dire de leur capacité à subvenir à leurs besoins par le travail. C’est la raison pour laquelle le travail et l’insertion économique doivent être les moyens privilégiés et primordiaux de l’intégration.

 

 

        Votre projet de loi, Monsieur le Ministre d’Etat, à la suite des lois de novembre et décembre 2003, se révèle être une réponse courageuse et responsable face à l’enjeu que représente l’immigration. Vous proposez à la Nation de passer d’une immigration constatée, mal mesurée et non maîtrisée à une politique d’immigration contractuelle. Je dis contractuelle plutôt que choisie, parce que le choix paraît unilatéral et le contrat plus équilibré.

 

 

C’est l’accord de deux volontés, d’abord la volonté de l’immigrant, qui doit vouloir aussi les conséquences de ce qu’il veut. Le respect des lois et l’apprentissage de la langue sont indissociables de sa volonté de présence dans le pays.

 

 

Ensuite, la volonté d’accueillir pour un pays suppose la capacité d’offrir emploi et logement. Le contrat d’accueil et d’intégration illustre parfaitement cet équilibre.

 

 

Par ailleurs, une politique renforcée de coopération avec le pays d’origine doit être encouragée. Là encore, c’est le contrat, l’accord de volontés, c'est-à-dire le respect mutuel qui l’emporte. Intégration et co-développement sont les deux aspects de cette politique contractuelle.

 

 

        J’ai déposé plusieurs amendements dont le but est d’approfondir les moyens d’intégration mis à la disposition des étrangers : par souci d’équité, les stages effectués par les étrangers doivent être rémunérés, les élèves primo arrivants doivent impérativement être répartis dans des établissements scolaires différents contrairement à ce qui se passe aujourd’hui, par exemple dans cette école d’Halluin dans ma circonscription, qui regroupe en nombre, sans moyens supplémentaires, les jeunes étrangers non francophones. Cela est nécessaire pour favoriser le travail pédagogique mais aussi pour créer les conditions psychologiques de l’intégration des plus jeunes. Enfin une cérémonie officielle en Mairie doit être organisée, tel un baptême républicain, afin de signifier solennellement l’entrée de l’étranger naturalisé dans la communauté nationale.

 

 

        Cette loi est l’occasion d’affirmer l’attachement de notre pays aux valeurs d’un humanisme responsable : pour devenir français, un seul droit prévaut et l’emporte sur les oppositions stériles, celui de la volonté, avec ses droits mais aussi avec ses devoirs."

 

 

 

N’hésitez pas à faire suivre ce texte et surtout à laisser vos remarques et objections éventuelles sous cet article.

 

 

 

 

Publié dans France

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Commenter cet article

phil 16/05/2006 23:15

Bonsoir,
En fait, ils ressassent sans cesse les mêmes choses. Ca n'évolue pas! Il suffit qu'une personne leur tienne tête un tant soit peu pour les voir s'exciter et délirer! Honnêtement, ils ne m'ont pas convaincu, loin s'en faut. En fait, leur problème, c'est qu'ils n'ont guère d'arguments qui tienne la route. Ils ne sont fort que de nos faiblesses. C'est flagrant. Enfin, ça leur permet de s'épancher et de pleurer en choeur sur leurs "problèmes". Au moins, ça les occupe.
A plus. 

elroy 15/05/2006 10:52

effectivement encore un copier-coller sans rapport avec le sujet.
c'est cense justifier que "l'enseignement  de l'esclavage a l'ecole " n'ai pas la place qu'il merite.
 

Luc-CQFD 12/05/2006 22:49

J'y suis allé aussi sur votre site, Phil. Je pense qu'ils ont besoin qu'on intervienne de temps en temps, pour remettre certaines pendules à l'heure...

lebrun 12/05/2006 22:38

C'est vrai qu'on y trouve des choses surprenantes
 qui pourraient relever du crime contre l'humanité aussi !!!
 voici le " poulet" ! ( ah ! encore un copié- collé !)
Guinée-Equatoriale:
 il fait manger les entrailles de sa femme à ses beaux-parents 01/04/2005
 Il n'a pas supporté qu'elle veuille le quitter
Par Rédaction Grioo.com
Parce que son épouse menaçait de le quitter, un chasseur équatoguinéen a accompli un terrible forfait consistant à tuer celle-ci et, après l'avoir dépouillée, à retirer ses entrailles pour les faire manger à ses beaux- parents.
L'homme, âgé d'une quarantaine d'années et habitant la localité d'Evinayong, a abouti à la décision de se venger ainsi de sa jeune épouse qui avait résolu de le quitter définitivement malgré ses multiples supplications auprès de ses beaux-parents, a appris mercredi la PANA de source policière.
Le chasseur, dont l'identité n'a pas été communiquée, a mis son plan à exécution un jour, il y a environ un mois, où sa femme se trouvait seule au champ pour l'attaquer. Il l'a tuée avant de la dépecer pour lui retirer les entrailles, qu'il a soigneusement lavées dans une rivière.
De retour au village, il a offert aux parents de sa femme,
qui ne se doutaient de rien,
ce qu'il leur a présenté comme étant les viscères d'un animal qu'il n'avait pas envie de manger, ajoute-t- on de même source.
Quelques heures plus tard, un autre chasseur, découvrant le cadavre de la jeune femme éventrée,
a alerté ses parents,
qui avaient entre-temps fini de déguster le mets offert par leur beau-fils et dont ils ont fini par comprendre qu'il venait du ventre de leur enfant.
Depuis, l'auteur du forfait a disparu de son village et reste introuvable. D'après PANA
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A signaler vite fait à Taubira ?
Bonne nuit

phil 12/05/2006 18:18

Bonjour, Pour sûr! Mais qu'est-ce qu'on se marre! On en entend des vertes et des pas mûres. Bon! On est pas nombreux à leur porter la contradiction mais, vu ce qu'il y a en face, c'est largement suffisant. Concrètement, hormis les plaintes ,les insultes et les menaces à peines voilées (la loi Gayssot ne s'applique paq à eux. Seulement aux "untermunchen" blancs (et cathos. Circonstance aggravante). Ca permet cependant de remettre un minimum les pendules à l'heure... même si c'est du temps perdu. A plus.