Interview du député UMP-CNI dans Minute

Publié le par Christian Vanneste

La cour de Cassation a annulé votre condamnation pour homophobie, le 13 novembre. Quelles conclusions en tirez-vous ?


Christian Vanneste - C’est une victoire exploitable à trois niveau. D’abord, c’est la victoire de la liberté d’expression. Il y aura désormais dans notre pays une riposte possible au trio infernal de la pensée unique, du politiquement correct et du terrorisme intellectuel.

On veut faire taire tous ceux qui proclament un certain nombre d’idées favorables à la liberté d’expression – je pense à ceux qui perpétuent l’héritage de feu Philippe Muray, comme la juriste Anne-Marie Le Pourhiet, le journaliste Eric Zemmour, le professeur de philosophie Robert Redeker… Mais ce trio infernal est en train de s’effondrer, et l’issue de mon « affaire » en est une illustration.

Par ailleurs, pour illustrer cette victoire de la liberté d’expression, laissez-moi vous signaler que j’ai reçu, après le jugement de la Cour de cassation, les félicitations de deux personnes qui ne partagent absolument pas mes convictions sur la famille et la sexualité : il s’agit de Claude Courouve, professeur de philosophie, qui a contribué à introduire en France le mot « homophobie » ; et Jan-Paul Pouliquen, qui fut à l’origine de la mobilisation en faveur du Pacs. Leur message pourrait se résumer ainsi : « On ne partage pas votre point de vue, mais bon sang, on est heureux que vous puissiez l’exprimer ! »


Et le second niveau ?


C’est la défense des valeurs conservatrices et notamment de la Famille, qui est de plus en plus remise en cause.


Que pensez-vous de la circulaire de Xavier Darcos, le ministre de l’Education nationale, sur la « lutte contre les discriminations sexuelles à l’intérieur de l’école » ?


C’est le prochain grand combat. J’ai commencé à en parler avec Xavier Darcos. Je lui ai notamment rappelé que dans le cadre de la commission consacrée aux lois mémorielles, il s’était engagé à faire respecter un vieux principe de Jules Ferry : un instituteur ne doit jamais dire quelque chose qui puisse choquer un père de famille. Et bien, en tant que père de famille, si l’on enseigne à mes enfants que l’homosexualité vaut bien l’hétérosexualité, je serai profondément choqué ! Je ne tiens pas à ce que mes enfants entendent cela à l’école, car ce n’est pas le message que je fais passer dans ma famille, et j’ai le droit d’éduquer mes enfants comme je le veux !


Que pensez-vous de la polémique qui touche Gérard Longuet, qui s’est opposé à cette circulaire ?


Gérard Longuet est un homme courageux, qui a parfaitement eu raison d’émettre des réserves et des doutes.


Couleurs gaies, le centre « gay et lesbien de Lorraine Nord » demande que Longuet soit exclu de l’UMP…


Ces organisations rejettent toute forme de liberté. Le seul droit qu’ils reconnaissent aux autres, c’est celui d’être d’accord avec eux ! Le comportement du lobby homosexuel en général est totalement orwellien : il inverse le sens des mots ! On y trouve aussi la novlangue, avec des mots comme « homophobie » qui ne veut strictement rien dire : au sens étymologique, cela signifie « peur pathologique du même » !


Et le troisième niveau ?


Il est purement politique et est lié au drame que l’UMP connaît sur ses propres valeurs. A force de vouloir toujours surenchérir à gauche, pour être « moderne », on en est arrivé au droit de vote pour les étrangers, à la valorisation de l’homoparentalité…

J’ai sous les yeux le communiqué des Jeunes populaires de la Somme, qui semble tout droit sorti de Gaylib : ces jeunes hommes « condamnent fermement » mes propos, et m’incitent à réfléchir à la devise « liberté, égalité, fraternité » pour laquelle j’ai été élu ! S’ils défendent la liberté, ils devraient commencer par me laisser m’exprimer ! Cela doit cesser et je crois qu’au vu des soutiens émanant de nombreux membres – adultes – de l’UMP, depuis que la Cour de Cassation m’a donné raison, c’est en bonne voie !


Ils volent au secours de la victoire, non ? Jusqu’alors, seul le CNI vous a soutenu…


(Il rit) Exact, un condamné, c’est toujours un CNI ; un non-condamné, c’est « aussi » un UMP ! Plus sérieusement, sur le plan des valeurs, l’UMP aurait tout intérêt à s’inspirer des valeurs du CNI, dont je suis membre. Je pense que l’UMP est divisée en trois groupes : certains qui m’ont toujours soutenu – ils sont 25 ; d’autres, qui sont opportunistes – mais il y en a beaucoup, et ils vont bientôt recevoir des courriers leur signalant que leurs électeurs sont attentifs aux positions qu’ils prendront sur les valeurs familiales ; enfin, une fraction qui pense qu’il faut être plus à gauche que le PS et avec laquelle il n’y a rien à faire… En revanche, il faut combattre son influence !


Comment ?


Par exemple, je trouve que Gaylib n’a rien à faire dans l’UMP et je vais entamer une demande de dissolution de ce mouvement auprès de Patrick Devedjian.
On se demande d’ailleurs comment les membres de ce groupe peuvent s’appeler ainsi ! Ils n’ont rien de libéral. Ils m’ont violemment attaqué la semaine dernière, ils m’ont durement combattu aux dernières législatives… Je me demande comment on peut se dire de droite et combattre son propre camp au nom d’intérêts communautaires !


Que pensez vous de la décision des parties civiles menées par Sos-Homophobie, de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme ?


Cela ne prouve que leur volonté de combattre la liberté d’expression et leur tentative désespérée d’obtenir des privilèges. Ils pensent que la Cour européenne des droits de l’homme doit servir à défendre des privilèges catégoriels alors que sa jurisprudence est constante en faveur de la liberté d’expression. Par ailleurs, je suis très confiant, car je pense que c’est un effet de manche, émanant de personnes vaincues et vexées, qui trouvent une issue pour ne pas partir honteusement, la queue entre les jambes.


Pour reprendre la question posée par Gérard Longuet à Xavier Darcos, « où commence et où finit l’homophobie ? »


Pour moi, c’est un mot qui ne veut rien dire ! Mais pour ne pas vous laisser en plan avec votre conclusion, je dirais simplement qu’il n’y a aucune distinction à faire entre les catégories de personnes en matière juridique. Tous les Français ont le droit à la même défense et à la même protection.
En outre, je considère que si l’on ne doit pas privilégier l’homosexualité, ni la reconnaître au titre d’entité politique, il va sans dire que les homosexuels ont le droit de vivre tranquillement leur vie et doivent être respectés au même titre que n’importe qui !

Minute, semaine du 19 novembre 2008

interview-minute-19112008

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Courouve 22/11/2008 10:42

S'il est vrai que j'ai transposé, à partir de l'anglais, le terme homophobie en français, je suis loin d'en avoir fait la promotion. J'ai vite senti que l'emploi de ce terme était associé à une fermeture intellectuelle. Aussi dans mon Vocabulaire de l'homosexualité masculine (1985), je ne l'ai pas repris, me contentant de l'entrée verlainienne "Préjugé". Si j'avais imaginé la notoriété future du mot, j'aurais développé ma critique de la Novlangue.
Par ailleurs je ne suis pas en désaccord sur tout avec Christian Vanneste. J'ai toujours été réservé sur le pacs et ses ancêtres (contrat d'union civile, contrat d'union sociale), considérant que l'homosexualité relevait de la liberté davantage que de l'égalité.

seb 19/11/2008 19:50

**Les lobbies gays trompent les homosexuels :  de Thierry Boutet :
"Les lobbies gays qui cherchent à faire croire aux homosexuels qu’ils seront heureux et respectés lorsque les comportements homosexuels seront — enfin — reconnus à l’égal des comportements hétérosexuels, grâce à leurs luttes, les trompent… Comme le Parti communiste a trompé la classe ouvrière russe en 1917.
Et c’est là que fonctionne le piège politique ; car il s’agit aussi de politique et de liberté politique, c’est pourquoi cette question nous concerne. Bien loin de libérer les personnes homosexuelles, les associations gayes qui veulent structurer la vie en société sur le respect de fausses identités, institutionnalisent l’aliénation et les conflits dont celles-ci sont la cause. C’est à quoi songent les lobbies gays en voulant introduire dans les enseignements sur la sexualité l’idée qu’il n’existe plus deux sexes mais seulement des « orientations » diverses, toutes équivalentes en fait, et plus encore en droit : hétéro-masculin, hétéro-féminin, homo-masculin, homo-féminin, « bi » et enfin transsexuel.
Cette utopie augmentera peut-être un peu le nombre de jeunes homosexuels mais les rendra-t-elle plus respectueux les uns des autres et mieux dans leur peau ? Au vu de très nombreux témoignages, l’expérience, y compris celle de la vie dans les milieux gays ou lesbiens, ne permet pas de l’affirmer. Les rapports de domination ne sont pas abolis pour autant ; ils changent simplement de support. [...]
conférer à un individu une identité sur la base de son comportement, en particulier sexuel, c’est à coup sûr l’aliéner en l’enfermant dans une finitude d’autant plus désespérante que l’acte, une fois posé, devient irréversible et irrémissible.
Cette confusion entretenue — sciemment ou non — fait l’impasse d’une part sur la liberté fondamentale de chacun, plus ou moins réalisée dans les actes posées, d’autre part sur la possibilité de changer, en bien ou en mal, donc sur le progrès possible de chacun dans sa conduite. Dès lors, juger un acte, devient juger la personne, donc la rejeter si cet acte qui désormais la définit est refusé ou jugé négativement par d’autres, voire par lui-même. C’est la raison pour laquelle, sans le savoir clairement, certains désespèrent de leurs propres actes, et renoncent à toute possibilité de changement au point d’être tentés par le suicide."
http://www.libertepolitique.com/politique-et-bien-commun/4927-reponses-enseignons-le-respect
**Gaylib milite pour que des enfants aient des parents homosexuels
Lu dans Minute de ce jour :
"Aux dernières nouvelles, le groupe de pression homo de l’UMP vise la promotion de l’homoparentalité:
«Dans le cadre de la révision prochaine des lois bioéthiques, GayLib organise un "débat "le 20 novembre 2008 [à 20h] au siège de l’UMP […] sur l’accession médicale à la procréation et la gestation pour autrui.»
On y rencontrera des «experts scientifiques» (gageons Monsieur Vanneste qu''ils sont aussi crédibles que ceux mentionnés dans un précédent post...Pour la simple raison que les études sur les enfants sont interdites...Et que la France ne reconnaissant qu'une seule communauté (le Peuple Français) les "stats" des Français en fonction de leur préférence sexuelle...N'est pas possible !) comme la psychologue Patricia Baetens qui, à Bruxelles « suit les couples lesbiens et leurs enfants depuis plus de 20 ans ». Elle dispense aussi des conseils pour obtenir des donneurs pour des inséminations artificielles en faveur des couples homosexuels, des femmes seules et des… transsexuels !
On verra également Geneviève Delaisi de Parseval, qui, après avoir multiplié les cursus scolaires – sociologie et psychologie, mais aussi, entre autres, économie et archéologie préhistorique! – a fini psychanalyste et… chroniqueuse à « Libération » ! 
Elle vient de publier Famille à tout prix (Seuil). On ne s’étonnera pas en revanche que GayLib n’ait pas invité Béatrice Bourges, [...]. C’est que pour elle, le coeur de l’homoparentalité, c’est l’enfant, et pas le désir d’enfant d’un couple "trop mal équipé" pour y parvenir. Au-delà des risques psychologiques graves courus par un enfant élevé par des homosexuels, elle pose également la question de la famille. Pour elle, le mariage « n’est pas que la reconnaissance sociale de l’amour, mais l’institution d’une famille au sens juridique du terme, […] une cellule qui crée une relation de filiation directe entre ses membres. Au-delà de la vie commune de deux personnes, il organise la vie d’une communauté composée de descendants et d’ascendants ».
Les personnalités politiques invitées au « débat » de GayLib ne sont pas encore annoncées. Gageons que là encore, ce ne seront pas des trublions, du style Vanneste et Longuet !" Le "débat" risque d'être "passionnant" !
**Christian Vanneste : le nouveau Satan ?
Le Grand Orient de France, la Grande loge féminine de France et la Fédération Française du Droit Humain on publié un communiqué commun pour s’insurger contre l’arrêt de la Cour de cassation blanchissant Christian Vanneste.
Avec un argument ahurissant :
« Les élus de la République qui tiennent ces propos font en définitive le lit du communautarisme en provoquant, en réaction, des attitudes de repli identitaire chez des personnes qui se sentent stigmatisées au mépris de l'égalité républicaine qui ne reconnaît que des citoyens égaux en droits et en devoirs. »
Mais les homos sont plus égaux que les autres, et c’est pourquoi il y a une loi spéciale pour les protéger ! Ce qui est le propre même du communautarisme, et c’est ce que dénonçait Christian Vanneste…
Et naturellement les francs-maçons adressent un petit salut fraternel à la Halde :
« La décision de la Cour de Cassation constitue donc un très mauvais signal au moment où la Halde note combien les efforts sont encore nécessaires pour lutter contre toutes les formes de discrimination dans la société française. »**La HALDE en prend pour son grade...Dans une lettre qu'on m'a généreusement envoyé "Monsieur Louis SCHWEITZERPrésident de la H.A.L.D.E.11 r St Georges75009 PARIS
LETTRE RECOMMANDEE A.R. Monsieur, Nous avons vu, le 6 novembre, dans le JT de 20 heures de TF1, le reportage sur le contrôle des manuels scolaires, et il nous est impossible de ne pas réagir. Tout d’abord, je dois confesser mes péchés, qui sont grands : je suis français de souche, de race blanche, hétérosexuel, non handicapé (jusqu’à présent) ; je ne suis ni musulman ni juif et, comble d’horreur, mon épouse est blonde et d’origine 100% russe. De plus, étant ancien professeur de l’Education dite nationale, je me sens concerné à un double titre par votre intervention. Malgré le légitime dégoût que peuvent susciter en vous de telles turpitudes, je vous serais très reconnaissant de me lire jusqu’au bout. Vous entendez combattre les « stéréotypes », les « maladresses caricaturales » consistant à représenter la France comme la concevait le Général de Gaulle : « un pays de race blanche, de civilisation gréco-latine et de religion catholique ». Mais, comme il est dit dans l’émission, vous souhaitez éviter d’attendre 50 ans pour faire disparaître ces clichés, comme ce fut le cas pour les préjugés anti-allemands. Ce qui constitue un étonnant paradoxe, car les Allemands sont infiniment plus proches de nous que nos nouveaux invités. Mais il est vrai que ces derniers ont la subtilité de ne pas porter d’uniforme militaire, ce qui devrait faciliter leur « intégration ».Votre objectif, d’après TF1, est d’introduire « plus de diversité dans les livres scolaires », c’est-à-dire « éviter la femme blonde à chaque coin de page, ainsi que les prénoms clichés tels que Luc-Alban ou Charles-Edouard ». Mais Monsieur, les blondes ne nous dérangent nullement. Au contraire, nous n’en voyons pas assez ces derniers temps, et à vrai dire, elles commencent à nous manquer ! Quant aux prénoms, je ne suis pas certain que « Mohammed », « Rachida » et autres « Fadela » soient plus doux à nos oreilles que « Louis » ou « Jeanne ». Car, voyez-vous, tout cela s’appelle aussi : nos racines et notre identité, autant de biens que vous et vos amis revendiquez haut et fort pour tous les peuples… sauf le nôtre. En somme, vous prétendez défendre la diversité par le métissage obligatoire : encore un beau paradoxe ! Mais je vous rends grâce de votre franchise, qui nous fournit des armes pour combattre vos menées totalitaires. En effet, vous jouez cartes sur table en déclarant que « ce sont des représentations qui n’incitent pas à changer le monde. Ce que nous voulons (sic), c’est un rythme de changement accéléré. » On ne saurait mieux avouer que l’on est un révolutionnaire qui entend faire du passé table rase, jeter bas le vieux monde et organiser le chaos pour le remplacer par un ordre nouveau… un « nouvel ordre mondial », comme on dit. Mais ce qui nous rend perplexes, c’est ce pronom « nous ». Que représente-t-il exactement ? Y sommes-nous (Français) inclus, ou bien sont-ce seulement les obscurs lobbies auxquels vous obéissez ? Et si vous nous demandiez notre avis ? Après tout, peut-être ne le souhaitons-nous pas, ce « changement accéléré »… Mais il est vrai que lorsqu’on consulte un peuple préalablement assez bien conditionné, formaté, lobotomisé, décérébré, lavé de sa conscience identitaire (surtout quand on a pris la précaution d’en remplacer, de force, une grande partie), on obtient les résultats escomptés, comme le 4 novembre aux Etats-Unis. Madame la Présidente du Syndicat des Editeurs Scolaires avoue candidement que « le manuel ne peut pas non plus représenter une société simplement idéale » [idéale pour qui ?], mais qu’il convient « d’être un peu en avance, de faire un peu de surreprésentation ». Mais Monsieur, la surreprésentation, nous en avons déjà une indigestion ! Tous les média nous en gavent quotidiennement à l’entonnoir, à tel point qu’on ne peut plus allumer un téléviseur sans une montée d’angoisse, puis une nausée ! (notons en passant que les « minorités visibles » ne sont surreprésentées que dans leurs œuvres positives. En ce qui concerne leurs activités criminelles, on aurait plutôt tendance à la sous-représentation : au nom de la protection de la vie privée ou de la minorité légale, on « modifie » les prénoms, c’est-à-dire que Soufiane ne devient pas Mouloud mais, miraculeusement, Damien ou Kevin !) Sans oublier les affiches de 3X4 m du Secours « Catholique », sur lesquelles une série de personnages allogènes pointent vers nous un doigt culpabilisateur en s’écriant « Je crois en toi ! » (Quasi blasphème) De quel droit me tutoient-ils ? Nous ne nous sentons plus représentés, nous nous sentons étrangers dans notre propre pays, à tel point que nous espérons systématiquement la défaite des équipes sportives dites « françaises » (en particulier celle de M. Domenech) pour nous en réjouir. Nous n’avons plus que 3 chaînes, télévision et radio confondues : celle du CRIF/LICRA, celle du MRAP/SOS-Racisme, et celle du CRAN de M. Patrick LOZES. A ce propos, il serait bon de rappeler l’illégalité de cette organisation, dont l’appellation même est fondée sur un critère racial, donc contraire aux principes de la République. Qu’attend la HALDE pour exiger sa dissolution ? Qu’auriez-vous fait si on avait créé un CRAB (Conseil Représentatif des Associations Blanches) ?Si nous avons bien compris, dorénavant, les manuels scolaires subiront « des contrôles plus réguliers », afin de vérifier leur conformité idéologique, ce qui nous rappelle « les-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire »). Par exemple, on veillera à ce que l’homosexualité, aujourd’hui « très rarement évoquée », ait toute sa place. Non pas comme un comportement marginal mais respectable qu’il faut tolérer (ce qu’elle est), mais comme une option strictement équivalente aux autres. Si l’on cherchait à détruire tous les fondements de la société, on ne s’y prendrait pas autrement. Récemment, un site Internet avait monté contre vous un canular, vous attribuant le projet de réformer le Jeu des 7 Familles pour le rendre plus « représentatif » de la réalité sociale (familles « recomposées », « homoparentalité », etc.). Si beaucoup de gens se sont laissé piéger, c’est simplement parce que la farce n’était pas tout à fait invraisemblable. Ce que nous avons vu dans le JT de jeudi dernier montre à quel point la fiction était proche de la réalité. Et cela glace le sang. Le Père Ubu est bien vivant, en bonne santé… et au pouvoir. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués. Jean-Luc L."
**Sinon, pour changer un instant de sujet...
Le blog du Hudson Institute publie un remarquable texte d’Alexandra Colen, député du Vlaams Belang au Parlement fédéral belge, expliquant aux Américains comment fonctionne la « démocratie » européenne.
Elle cite notamment le politologue anglais John Laughland qui a appelé l’UE « un cartel de gouvernements, occupés à un complot permanent contre leurs propres électeurs et parlements ».
Elle cite aussi l’ancien Président allemand Roman Herzog : « A rebours du principe fondamental de la séparation des pouvoirs, les fonctions législatives européennes essentielles résident dans les membres de l’exécutif. Ainsi la question se pose de savoir si l’Allemagne peut toujours être considérée comme une démocratie parlementaire, puisque la séparation des pouvoirs comme principe constitutif de l’ordre constitutionnel allemand a été neutralisée pour de larges pans de la législation applicable à ce pays. »
Roman Herzog citait un rapport du ministère allemand de la Justice, qui avait établi qu’ente 1999 et 2004, 84% des actes législatifs en Allemagne provenaient des institutions européennes, contre 16% du Parlement de Berlin.
Je vous le conseille. http://www.hudsonny.org/2008/11/sos-europe-outsourcing-democracy.php
A quand la fin de la "pensée unique" au sein de l'UE ? Je suis pour la construction européenne...Mais je suis contre la "post démocratie" !
Je vous invite à lire les livres très intéressants de Monsieur Pierre Rosanvallon. Peut être cela pourra t il vous inspirer ? Et pourquoi pas aussi...L'UMP ?