PS : de la lutte des classes à la lutte des places !

Publié le par Christian Vanneste

Paris (AFP) - L’UMP a estimé vendredi que le vote des militants socialistes pour départager les motions en lice pour le Congrès de Reims avait révélé une “immense confusion”, pronostiquant une “décade” de “manoeuvres d’appareil”.

Les résultats “traduisent l’immense confusion dans laquelle les dirigeants socialistes ont jeté leur parti”, a affirmé l’un des porte-parole du parti majoritaire.

Pour l’UMP, le taux de participation (autour de 55%) démontre la “grande lassitude” des adhérents “à l’égard d’une organisation politique incapable de répondre à leurs préoccupations”.

“Ce résultat va faire entrer le PS dans une décade de tractations internes et de manœuvres d’appareil pour tenter de dégager la majorité aussi improbable que crédible qu’il lui faudra bien présenter à Reims”, a pronostiqué le parti majoritaire.

“Au PS, la lutte des classes a été remplacée par la lutte pour les places. Les petits calculs de couloirs et alliances contre nature dans la dernière semaine pour piquer la place contre le souhait qui vient d’être affirmé par les militants socialistes sont lancés”.

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seb 12/11/2008 13:54

Je suis d'accord sur les propos tenus par l'UMP à l'encontre du PS, mais attention. Faire une bonne observation suppose que, de son coté, l'UMP...Elle, soit crédible !
Or...Ce n'est pas le cas. Pourquoi ? Parce qu'on peut bien gloser sur le PS...Au moins, dans ce parti, on élit encore le chef du parti ! Quand à l'UMP...Depuis la volonté "suprême" du Président de la République...On n'a plus droit d'avoir un Président de parti ! Ce qui entraîne, ipso facto, une "lutte des places" entre Monsieur Bertrand, Monsieur Copé, Monsieur Hortefeux, Mme Dati, et quelques autres ! Alors certes...Cela se voit moins, car les militants sont squeezés et dès lors...La "Cour" se déplace vers le Président de la République pour obtenir une solution peu enthousiasmante, à savoir le partage d'un poste (la présidence) ! Le jour où l'UMP redonnera au parti un Président, qui fera "vivre" le débat...Là, on pourra gloser du PS. En attendant, le PS a beau se quereller, au moins ses militants, eux, font ils vivre la Démocratie et le débat !
Sinon...Quelques remarques sur l'actu :
--discours du Président à l'occasion du 11 Novembre : les mutins et les héros mis sur le même plan ! Je croyais que l'UMP prétendait défendre le "mérite" ! Mourir pour la France, ou ne pas donner sa vie pour elle...Pour Monsieur Sarkozy, c'est du pareil au même !
Comme tout planqué qui se respecte, Nicolas Sarkozy a une pensée pour ceux qui, comme lui, ont échappé à leurs obligations militaires. On se souvient en effet, que lorsque le chef de l’Etat avait vingt ans, tous les jeunes garçons de sa génération étaient normalement tenus d’effectuer un service militaire d’un an.
Le Chef des armées actuel, grâce vraisemblablement au piston des fils à papa des beaux quartiers, s’était fait affecter à la base emblématique des planqués: la base de Balard à Paris, à 10 mm de Neuilly Sur Seine, le ghetto où il vivait.
Son compréhension de la bravoure militaire et du sens du sacrifice pour son pays a visiblement été très affectée par cette confortable expérience, si l’on en juge par la tonalité de son consternant discours du 11 novembre. Au lieu de s’appuyer sur le formidable esprit de sacrifice patriotique des millions de poilus, au lieu de glorifier ceux qui sont morts pour défendre la France d’une invasion étrangère, Nicolas Sarkozy a préféré emprunter le chemin chiraquien de la pleurnicherie pacifiste et mettre sur le même plan ce qui ont fait leur devoir et les autres. Déplorer la survenance d’une guerre qui fut un drame pour l’Europe et les Européens est une chose. Traiter également tous les morts de la Grande Guerre, sans distinction de mérite, en est une autre.
A l’occasion du 11 novembre, le Président français vient donc rendre un hommage officiel à tous les morts y compris les fusillés reconnus coupables de désertion ou de crimes de droit commun. Cet hommage sans distinction est une insulte à tous les combattants, et notamment à ceux qui sont morts les armes à la main.
Pour le pays, cette déclaration larmoyante constitue également un dangereux précédent qui pourra désormais être invoqué par tout candidat à la désertion !
Lorsque l’Etat se met à rendre hommage à des déserteurs, cela ouvre naturellement la voie à la légitimation de toutes les lâchetés. A l’évidence cette attitude participe au désarmement moral de la nation. Lorsqu’un pouvoir dénonce “les ordres qui envoient des soldats au massacre”, il doit savoir qu’il s’interdit pour l’avenir de prendre le moindre risque.
Et lorsque Nicolas Sarkozy nous dit: «Je penserai à ces hommes dont on avait trop exigé, qu’on avait trop exposés, que parfois des fautes de commandement avaient envoyés au massacre” espérons qu’il aura une pensée pour les jeunes paras qu’il a, lui-même envoyé au combat dans le coupe gorge d’Afghanistan avec un soutien logistique insuffisant et qui se sont battus jusqu’au corps à corps avec une bravoure remarquable. Aucun d’entre eux n’a déserté. Tous ont exécutés ses ordres même les plus dangereux jusqu’à la mort. Pour...La France ! Ha pardon...Monsieur Sarkozy n'aime pas la France !
A ce jour, aucun responsable militaire ou politique du commandement n’a pourtant été sanctionné.
Sinon...L'Ecole pourrit par le haut...Une fois de plus !
L’Education nationale devient une gigantesque machine à décerveler. Ses priorités : lutte conte le racisme et l’antisémitisme, lutte contre l’homophobie, commémorations diverses (esclavage …), promotion de la diversité, soutien aux enfants de clandestins. En matière de « pédagogie », les initiatives sont innombrables. Nos chers petits doivent impérativement être formatés pour la future société du vivre-ensemble. Leur sexualité est une des grandes préoccupations des experts du ministère.
Prochainement, des affiches et des cartes intitulées «Homo, bi, hétéro, que suis-je?», vont être fournies à tous les lycées de France pour assurer la promotion de Ligne d’Azur, une ligne d’écoute ouverte à tous les jeunes qui s’interrogent sur leur sexualité. Dans la rubrique “Se construire”, le jeune peut ainsi déambuler du Stade des Travelos au Cinéma des Pédés en passant par le Rendez-vous des Trans…
Une campagne qui complétera la lutte contre l’homophobie considérée par Xavier Darcos comme un «acte éducatif». La HALDE s’est en effet inquiétée que l’homosexualité était la grande absente des manuels scolaires. Une brochure «Homophobie: savoir et réagir» est déjà disponible pour les personnels afin de leur permettre de mieux appréhender les comportements discriminatoires auxquels ils peuvent être confrontés. Ce combat «œuvre au mieux-être physique, mental et social de tous les jeunes» (source)… Le ministère élabore également un matériel pédagogique complet, inspiré d’un guide déjà utilisé en Belgique intitulé «Combattre l’homophobie: pour une école ouverte à la diversité».
Devant un tel déferlement, Gérard Longuet, sénateur de la Meuse, s’était interrogé au sénat le 3 juillet 2008: «C’est extrêmement réjouissant de savoir que l’on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l’école. Et qu’on combat en même temps la pédophilie. Y a quand même un moment où il faut savoir sur quelles valeurs on s’arrête.». Ces propos ont évidemment fait scandale.
Comme ceux tenus, il n'y a pas si longtemps, par un certain Christian Vanneste ?
 

Thibault 12/11/2008 09:44

Le PS, un vrai panier de crabes !