J'ai reçu, comme l'ensemble des parlementaires, l'excellent livre de Béatrice BOURGES, Présidente de l'Association pour la protection de
l'enfance (www.protection-enfance.fr), consacré à l'homoparentalité.
Mardi soir, lors de l'Assemblée générale de l'association Famille et liberté, dont je suis le Président, nous
avons eu l'honneur d'entendre Madame Elizabeth MONTFORT nous parler du statut
(en préparation) du "beau-parent". Je vous reparlerais de cette Assemblée générale lors d'un prochain article. Comme vous le savez, en tant que Président de l'association Famille et Liberté, je
suis très attaché à la pérennité de la Nation et à l'épanouissement de la Famille (inscrits par ailleurs dans les statuts de l'UMP),
L'avenir de la famille française sera-t-il "homoparental" ? À l'heure où quelques pays européens ont déjà accordé aux couples gays le droit au mariage et en question à l'adoption, la question
fait débat en France.
Sous la pression électorale, Nicolas Sarkozy songe même à équiper les candidats éventuels d'un véritable kit familial : avec le Contrat d'union civile (CUC), assimilable en tout point au mariage,
auquel serait assorti le statut de "beau-parent" calqué sur le modèle des familles recomposées.
Si le droit à l'enfant revendiqué par les couples homosexuels se trouve bien au cœur de ces nouvelles expériences sociojuridiques, étrangement, le droit de l'enfant lui-même semble avoir été
relégué aux oubliettes...
Car peut-on réellement croire à la neutralité de la sexualité parentale dans la construction psychique de l'enfant ? La souffrance chroniquement observée chez les enfants adoptés, qui n'ont de
cesse de retrouver la mère et le père dont ils sont nés, ne risque-t-elle pas de s'aggraver dans le cas où la famille d'accueil ne représente même plus ce modèle ?
Passant au crible tous les arguments politiquement corrects en faveur de l'homoparentalité, qui tendent à favoriser les bons soins au détriment du lien naturel, Béatrice Bourges démontre
également la nécessité d'une filiation parfaitement reconnaissable par les enfants à travers la possibilité de différencier sexuellement leurs parents.
Réunissant les résultats d'une expertise magistrale dans les domaines psychanalytique, sociologique et juridique, dans un contexte élargi aux frontières de l'Europe, elle rétablit ainsi la vérité
sur les chiffres de l'adoption, dénonce les véritables enjeux de société qui se dissimulent derrière la revendication familiale des homosexuels et fustige l'abandon de la famille traditionnelle
par les responsables politiques, sacrifiée à une minorité.
Un plaidoyer à la fois ferme et subtil en faveur des différences... vitales. Puisque l'on ne devient pas enfant, l'on "naît" enfant.
Par ailleurs, Béatrice Bourges et François Billot, auteur de l'Affaire Vanneste, donneront une conférence
commune ce soir à Versailles : de l'Affaire Vanneste à l'homoparentalité.
par Christian Vanneste
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Pourquoi je ne voterai pas en première lecture le projet de loi constitutionnelle de modernisation de la constitution ?
Cette réforme est-elle opportune ? Je ne le pense pas. Dans la mesure où le seul évènement qui la justifie est l’instauration du quinquennat.
Celui-ci pouvait déterminer un passage net à un régime présidentiel en raison de la coexistence des mandats présidentiel et parlementaire. Il aurait fallu alors que soit supprimé le droit de
dissolution et modifier radicalement le rôle du Premier ministre.
La réforme actuelle est un substitut, les allemands diraient un « ersatz », qui associe plusieurs mesures, qui soit perdent leur sens, comme
l’intervention du Président de la République devant le Congrès alors qu’il peut dissoudre une partie de celui-ci, l’Assemblée nationale, et n’a pas à engager sa responsabilité devant elle, soit
ne sont que des faux-semblants, comme l’usage des résolutions, d’ailleurs disparu durant les débats, ou la répartition dans le temps de l’initiative gouvernementale et parlementaire, laquelle est
tout à fait fallacieuse.
Le seul progrès aurait pu être l’augmentation du rôle du parlement et singulièrement de l’Assemblée nationale. Lorsque l’on analyse le
remplacement du Médiateur de la République par le Défenseur des droits du citoyen, on s’aperçoit que l’intercession des parlementaires n’est désormais plus nécessaire, ce qui fait perdre au
tribun de la plèbe sa mission la plus ancienne.
Certes, il y a quelques avancées sympathiques, comme l’instauration du référendum d’initiative populaire, et comme le renforcement des
pouvoirs de contrôle du gouvernement et de l’évaluation des politiques publiques, mais celles-ci sont manifestement de la poudre aux yeux par rapport à l’objectif politique essentiel qui est de
négocier l’appui d’une partie de l’opposition à travers le vote spécifique des français de l’étranger qui permettra d’introduire quoi qu’on en dise la proportionnelle, et la reconnaissance d’un
véritable privilège accordée aux membres des groupes de l’opposition, comme si tous les députés n’étaient pas de manière libre et égale les représentants personnels du peuple français, sans
mandat impératif. Dans le même but sont mises en cause deux dispositions qui sont pour moi intrinsèquement liées à la solidité des Institutions de la Vème République, dans la mesure où elles
déterminent la cohésion du Gouvernement et celle de la majorité : l’article 49-3 et l’obligation pour les ministres démissionnaires, auparavant parlementaires, de repasser par l’élection pour
retrouver leur mandat.
par Christian Vanneste
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