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 Christian VANNESTE

Député UMP du Nord
Vice-Président du CNI
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  L'AFFAIRE VANNESTE

de François Billot

 

 

     

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Jeudi 5 juin 2008

J'ai reçu, comme l'ensemble des parlementaires, l'excellent livre de Béatrice BOURGES, Présidente de l'Association pour la protection de l'enfance (www.protection-enfance.fr), consacré à l'homoparentalité.

Mardi soir, lors de l'Assemblée générale de l'association Famille et liberté, dont je suis le Président, nous avons eu l'honneur d'entendre Madame Elizabeth MONTFORT nous parler du statut (en préparation) du "beau-parent". Je vous reparlerais de cette Assemblée générale lors d'un prochain article. Comme vous le savez, en tant que Président de l'association Famille et Liberté, je suis très attaché à la pérennité de la Nation et à l'épanouissement de la Famille (inscrits par ailleurs dans les statuts de l'UMP),

L'avenir de la famille française sera-t-il "homoparental" ? À l'heure où quelques pays européens ont déjà accordé aux couples gays le droit au mariage et en question à l'adoption, la question fait débat en France.

Sous la pression électorale, Nicolas Sarkozy songe même à équiper les candidats éventuels d'un véritable kit familial : avec le Contrat d'union civile (CUC), assimilable en tout point au mariage, auquel serait assorti le statut de "beau-parent" calqué sur le modèle des familles recomposées.

Si le droit à l'enfant revendiqué par les couples homosexuels se trouve bien au cœur de ces nouvelles expériences sociojuridiques, étrangement, le droit de l'enfant lui-même semble avoir été relégué aux oubliettes...

Car peut-on réellement croire à la neutralité de la sexualité parentale dans la construction psychique de l'enfant ? La souffrance chroniquement observée chez les enfants adoptés, qui n'ont de cesse de retrouver la mère et le père dont ils sont nés, ne risque-t-elle pas de s'aggraver dans le cas où la famille d'accueil ne représente même plus ce modèle ?

Passant au crible tous les arguments politiquement corrects en faveur de l'homoparentalité, qui tendent à favoriser les bons soins au détriment du lien naturel, Béatrice Bourges démontre également la nécessité d'une filiation parfaitement reconnaissable par les enfants à travers la possibilité de différencier sexuellement leurs parents.

Réunissant les résultats d'une expertise magistrale dans les domaines psychanalytique, sociologique et juridique, dans un contexte élargi aux frontières de l'Europe, elle rétablit ainsi la vérité sur les chiffres de l'adoption, dénonce les véritables enjeux de société qui se dissimulent derrière la revendication familiale des homosexuels et fustige l'abandon de la famille traditionnelle par les responsables politiques, sacrifiée à une minorité.

Un plaidoyer à la fois ferme et subtil en faveur des différences... vitales. Puisque l'on ne devient pas enfant, l'on "naît" enfant.

Par ailleurs, Béatrice Bourges et François Billot, auteur de l'Affaire Vanneste, donneront une conférence commune ce soir à Versailles : de l'Affaire Vanneste à l'homoparentalité.

par Christian Vanneste
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Mercredi 4 juin 2008

Les ayatollahs de la pensée unique ont encore sévi : sous leur pression, un homme et une femme qui avaient obtenu de la justice une décision conforme à leur souhait, se voient imposer une situation qui ne tient compte ni de leur accord ni de leurs valeurs communes.

Au lieu d’une annulation voulue, certains qui ne sont sans doute pas les plus ardents partisans du mariage veulent obliger deux personnes à un divorce couteux et difficile. Il est vrai que les mêmes, sans doute partisans du Pacs, auraient accepté qu’une simple répudiation par lettre recommandée mette fin à cette union. Il est grand temps que l’idéologie dominante qui prétend imposer sa loi à notre société cesse de nous faire marcher sur la tête.

Le mariage est une Institution qui est à la frontière où se noue le lien entre le privé et le public. La vraie liberté et la vraie tolérance doivent en tenir compte.

C’est pourquoi je soutiens totalement Rachida DATI dans l’attitude courageuse qu’elle a eue dès le début de cette affaire. Il faut espérer qu’après l’appel du Parquet, la justice maintiendra sa décision, pour affirmer son indépendance et son respect de la liberté des personnes. Au moins, aura t-on évité qu’une fois de plus, un groupe de pression s’empare de l’actualité pour amener le Parlement à voter une loi sous le coup de l’émotion. Il est déjà assez regrettable que le Garde des Sceaux ait du modifier sa position initiale.

(cf commentaire de Dupond et Dupont)

par Christian Vanneste
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Mardi 3 juin 2008

Pourquoi je ne voterai pas en première lecture le projet de loi constitutionnelle de modernisation de la constitution ?

Cette réforme est-elle opportune ? Je ne le pense pas. Dans la mesure où le seul évènement qui la justifie est l’instauration du quinquennat. Celui-ci pouvait déterminer un passage net à un régime présidentiel en raison de la coexistence des mandats présidentiel et parlementaire. Il aurait fallu alors que soit supprimé le droit de dissolution et modifier radicalement le rôle du Premier ministre.

La réforme actuelle est un substitut, les allemands diraient un « ersatz », qui associe plusieurs mesures, qui soit perdent leur sens, comme l’intervention du Président de la République devant le Congrès alors qu’il peut dissoudre une partie de celui-ci, l’Assemblée nationale, et n’a pas à engager sa responsabilité devant elle, soit ne sont que des faux-semblants, comme l’usage des résolutions, d’ailleurs disparu durant les débats, ou la répartition dans le temps de l’initiative gouvernementale et parlementaire, laquelle est tout à fait fallacieuse.

Le seul progrès aurait pu être l’augmentation du rôle du parlement et singulièrement de l’Assemblée nationale. Lorsque l’on analyse le remplacement du Médiateur de la République par le Défenseur des droits du citoyen, on s’aperçoit que l’intercession des parlementaires n’est désormais plus nécessaire, ce qui fait perdre au tribun de la plèbe sa mission la plus ancienne.

Certes, il y a quelques avancées sympathiques, comme l’instauration du référendum d’initiative populaire, et comme le renforcement des pouvoirs de contrôle du gouvernement et de l’évaluation des politiques publiques, mais celles-ci sont manifestement de la poudre aux yeux par rapport à l’objectif politique essentiel qui est de négocier l’appui d’une partie de l’opposition à travers le vote spécifique des français de l’étranger qui permettra d’introduire quoi qu’on en dise la proportionnelle, et la reconnaissance d’un véritable privilège accordée aux membres des groupes de l’opposition, comme si tous les députés n’étaient pas de manière libre et égale les représentants personnels du peuple français, sans mandat impératif. Dans le même but sont mises en cause deux dispositions qui sont pour moi intrinsèquement liées à la solidité des Institutions de la Vème République, dans la mesure où elles déterminent la cohésion du Gouvernement et celle de la majorité : l’article 49-3 et l’obligation pour les ministres démissionnaires, auparavant parlementaires, de repasser par l’élection pour retrouver leur mandat.

par Christian Vanneste
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